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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 21:01

Article rédigé par DiadoreCronos, ancien militant du PCF.

 

Après un nouveau mois d’absence, l’article que je rédige ici sera le dernier. J’ai décidé de suspendre le blog, mais pas de le fermer, et ce sans doute définitivement. Ce qui ne signifie pas que des mises à jour ou annonces ne seront effectuées, des fois que cela intéresserait les 5 à 10 passants quotidiens.

Cette clôture coïncide avec mon départ du PCF et du MJCF. Enfin pas tout à fait : j’ai annoncé mon départ aux camarades courant Juin.

L’une des premières raisons de la fin du blog est d’abord, comme dit plus haut, sa très faible fréquentation. En cinq ans, le total des visites uniques (ce qui ne signifie pas autant de personnes différentes) a tout juste dépassé les 15.000. Soit le nombre de visites qu’un blog honorable fait en un mois, et que certains font en un jour. Le fait est que je ne me destine pas à la tenue quotidienne d’un blog alimenté par une seule personne.

L’autre grande raison est ma rupture avec le Parti. Or, puisque ce blog n’a jamais vraiment été le blog auxiliaire de www.pourlecommunisme.com (qui lui, n’est pas davantage remis à jour, mais pourrait l’être), mais plutôt celui où je donnais mon opinion strictement personnelle de militant PCF-JC, il doit donc prendre fin maintenant.

Je ne commente plus l’actualité du Parti depuis belle lurette, depuis le printemps 2010 au moins. Je n’ai pas changé d’avis, loin de là, sur mon refus total de soutien à la candidature de Mélenchon. Déjà, en prenant ma carte en Septembre 2005, j’avais au mieux 50% d’accords avec les idées du PCF, telles qu’elles étaient exprimées par sa programmatique. C’était le parti dont j’étais le moins éloigné. Aujourd’hui, ce chiffre est beaucoup plus bas.

Parmi les lignes de clivages, les lecteurs de ce blog auront pu remarquer la question de l’austérité et de la dette publique. J’ai déjà pointé dans deux articles récents l’incohérence du discours de la « gauche de la gauche » qui dit à la fois « non à l’austérité », et « augmentons les impôts pour combler le déficit » (ce qui est encore de l’austérité). En 2007, quand Marie-Georges Buffet parlait d’accroître la pression fiscale pour réduire les déficits, j’étais plutôt d’accord, même si ça n’empêchait pas revoir les dépenses publiques, de réduire les gaspillages (et sur ce point, je n’ai jamais changé de ligne, je me rappelle déjà quand, en 2003, à l’époque sympathisant LCR, je faisais part à de jeunes « camarades » de la nécessité de ne pas laisser à la droite le monopole de la critique des gaspillages publics). Et, en 2007, ledit déficit public était inférieur à 3% du PIB, pas à 6% comme aujourd’hui. Contrairement aux camarades du PCF, je ne crois pas à la pertinence de grandes relances par le déficit (si elles fonctionnaient, elles devraient déjà produire leurs effets positifs sur la croissance, en Europe et aux USA, après trois ans de trous béants dans les budgets publics, et de plans d’austérité faiblards et tout juste au stade de l’annonce). Je ne crois pas non plus que l’on puisse annuler des dettes publiques sans conséquences graves, ni même que cela règle le vrai problème à savoir celui des déficits publics.

Je pense que les causes de notre crise sont nettement plus vastes, résidant en partie dans la faiblesse de la croissance économique et dans une nette surdépense de nos administrations publiques, dépenses qui ne pourront pas croitre indéfiniment en proportion du PIB (nous sommes déjà à 56%, trois points de plus qu’il y a trois ans). Etre communiste ou socialiste ne se reconnait pas au fait que l’on veuille toujours plus de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires. Ces problèmes de croissance et de dépenses publiques tiennent à un « modèle » social français qu’il faudrait sérieusement réinventer. Pas pour le copier sur un « modèle » allemand, scandinave ou anglosaxon. Mais sur un autre, proprement original. Parmi les autres causes de nos soucis, l’euro, et sa génitrice jalouse l’Union Européenne. L’euro est une monnaie ne convenant à aucun des états membres, et qui en plus de cela repose sur un contrat moral assez contestable, les états enregistrant des déficits commerciaux ayant compté sur la force exportatrice de l’Allemagne pour ne pas voir leur monnaie baisser, et continuer à emprunter. Avant que cela ne leur retombe dessus.

Je n’ai pas envie de rêver d’une « Europe des Peuples », attendue depuis des décennies, ni d’une « Europe de gauche », où un état sur vingt-sept, représentant un sixième de la population de l’Union, la France, pourrait convaincre tous les autres de « faire l’Europe » autrement. Comme si les autres pays n’avaient pas consciemment élu leurs dirigeants (même si cette élection a de moins en moins d’intérêt pour des pays de moins en moins souverains comme la Grèce ou le Portugal). Je n’ai pas du tout envie « d’Eurobonds », d’une dette européenne qui impliquerait un gouvernement économique européen, qui ne serait qu’une étape de plus dans la destruction de notre souveraineté (après la perte de notre monnaie, de nos frontières, de notre budget, il nous resterait vaguement notre armée, et encore, celle-ci étant intégrée à l’OTAN). Je ne crois pas non plus à une politique de « désobéissance civique », de « politique de la chaise vide », où au nom d’un pragmatisme douteux, on refuserait de quitter l’UE, pour continuer à l’influencer par le blocage de ses institutions. C’est à la fois vain (sur quel domaine l’appartenance à l’UE est-elle vraiment intéressante ? Nous n’avons besoin d’être membre de l’UE ni pour garantir la paix, ni la démocratie, ni la liberté des échanges ou de la circulation des personnes, ni pour les coopérations culturelles, scientifiques, militaires ou administratives), et d’une moralité bancale. Lorsque l’on intègre un système reposant sur des accords avec d’autres personnes (ou Etats), alors on en respecte les règles et le fonctionnement de base. Sinon, on en sort, ou alors on abuse de la confiance d’autrui, de son temps et de ses moyens.

Et, pour les sectaires qui me liraient, oui, je dis bien « notre » armée, souveraineté, monnaie, pays, « nos » frontières, budgets, lois…Oui, il existe des classes sociales, aux intérêts divergents et souvent antagonistes au sein de la société capitaliste française. Il n’y en a pas moins des intérêts convergents, et même plus pressants encore pour les prolétaires que les autres, qui sont la conservation de la sécurité du pays.

Je ne crois pas à une « fédération socialiste mondiale » qui fait rêver les trotskystes. Rien ne serait pire qu’un Etat mondial, pouvant écraser toute révolte sans aucun concurrent pour lui en tenir rigueur. Les nations et les Etats existeront tant qu’existera la liberté humaine, et pour se faire respecter, ils doivent disposer de la force. Lorsqu’un pays est soumis par un autre, ceux qui possèdent des capitaux peuvent s’arranger pour fuir, ou pour négocier avec l’occupant. Celui qui n’a que sa force de travail pour vivre subit de plein fouet le joug de l’envahisseur. C’est pour cela que, malgré l’incompréhension des gauchistes, les classes ouvrières sont souvent les plus patriotes, instinctivement et non symboliquement. Je ne crains donc absolument pas les accusations de « nationalisme » (terme fourre-tout) que pourra m’envoyer la « gauche » eurofédéraliste.

Pour en revenir à des questions de modèle économique global, j’ai pu constater en six ans que le PCF ne sortirait pas – qu’il s’agisse de sa direction ou de son opposition marxiste – d’une vision « étatiste » au sens le plus classique qui soit, et notamment du culte du « service public à la française ». C'est-à-dire une administration dont l’évaluation rigoureuse est toujours remise aux calendes grecques,  ou alors non entendue, quand la Cour des Comptes la fait. Une administration où le gaspillage n’existerait pas, où chaque poste serait utile et devrait donc être défendu corps et âmes. Une administration où toute défaillance est à mettre sur le compte du « manque de moyens » - sans jamais faire de comparaison avec ce qu’il en est réellement dans d’autres pays. Il m’était pourtant arrivé de dire, au cours d’un atelier du 33ème Congrès, que tout gaspillage public signifie un budget en moins pour financer d’autres progrès sociaux. Mais si vous le dites, vous servez la droite et les libéraux. On ne parle même pas des notions de concurrence et de marché, amalgamées depuis toujours à celle de privatisation.

C’est pour cela que j’épouse volontiers le qualificatif dont un autre auteur avait fait le titre de sa thèse : je suis «communiste libéral ». Libéral, et pas libertaire : je n’ai jamais été hostile à l’armée, la police ou la nation. L’existence de hiérarchies fonctionnelles dans de nombreuses activités humaines me semble indispensable. Mon idéal, c’est un Etat séparé en plusieurs niveaux : un état central purement régalien, disposant non pas du monopole de la force (je suis partisan du droit au port d’armes, je reconnais le droit à la l’autodéfense pour les particuliers), mais de la plus grande force ; des structures élues, distinctes de l’Assemblée Nationale, chargées de gérer les grands domaines de l’action sociale (financement des retraites, de la santé, de l’éducation et de l’aide aux familles et invalides) ; et les entreprises entre les mains de leurs salariés, ou d’associations de travailleurs plus larges, voire de tous les citoyens du pays pour les très grandes. Et ces entreprises évoluant de façon autonome, non planifiée, en concurrence. Voilà mon communisme libéral (et patriote).

Je termine cette vue générale du PCF en constatant que la réflexion sur le bilan des anciens régimes dits « communistes » ne mobilise pas grand-monde. Des camarades qui se battent contre la criminalisation de notre histoire, j’en ai rencontré. Mais c’était presque toujours pour réhabiliter la version stalinienne, c’est-à-dire l’histoire soviétique dans ses bons aspects (il y en a) et les mauvais, qui n'existeraient pas, ou seraient tellement à relativiser pour ces camarades. Les autres militants, la majorité, ne se préoccupent pas du tout de ces questions historiques.

 

Il y a aussi le bilan militant. Si ma période niortaise (Automne 2005-Début 2008) fut assez pauvre (33ème congrès et discussions autour du rassemblement antilibéral exceptés), mes six années au Parti furent riches d’apprentissage. Il valait sans doute mieux que je fasse mes essais au sein d’un mouvement sans avenir – car le PCF n’en a pas, non pas parce qu’il ne peut pas, mais parce qu’il ne veut pas en avoir : sa direction a organisé la « mélenchonisation », et l’opposition marxiste fut divisée dès le départ, et a continué à le faire en 2009, entre autres autour de l’opposition entre le patriotisme d’André Gérin, sa campagne contre la burka, et d’autres sections membres du réseau « Faire Vivre et Renforcer le PCF » qui rejettent ces positions.

J’ai vu, aussi bien au sein du PCF que du MJCF, des camarades sincèrement dévoués, qui  passaient leurs jours, soirées et parfois nuits dans l’action militante, dans la communication auprès des autres citoyens ou dans des tâches purement administratives et roboratives. Certaines sections arrivent à avoir des permanents, mais ce serait très insuffisant pour supporter l’ensemble de l'activité militante. Comme dans toutes les organisations durables (et le PCF est quand même le parti le plus vieux de France), de véritables talents de diplomates, d’organisateurs et, excusez du mot, de managers s’y rencontrent.

Au Parti, j’ai aussi vu les limites de la solidarité, lorsque des camarades doivent apprendre aux jeunes comme moi qu’on ne peut pas toujours suivre son sentiment et intervenir pour aider ceux qui semblent en avoir urgemment besoin, car on n’en a pas les moyens, ou parce que les pouvoirs publics se déchargeraient alors totalement sur nous. Et qu’on ne peut pas non plus éviter de donner le coup de poing de temps à autres, même au cours d’une fête comme celle de l’Humanité, car sans limites claires, une organisation s’enraye très vite.

J’ai aussi connu les petits chefs, parfois jeunes, les coups bas lors de débats « fraternels », les gens qui maitrisent les ficelles de la démagogie avant d’avoir atteint vingt-cinq ans. Mais rien de bien méchant. Je ne dis pas cela pour me plaindre, plutôt pour plaindre ceux qui ont remplacé le combat des idées par le combat des mots, voire dans certains cas par le combat aux poings. Lorsque l’on a acquis cette façon de faire de la politique si jeune, le risque est d’y rester définitivement.

 

Pour tout dire, j’étais entré au PCF dans l’idée de le faire changer de l’intérieur. J’ai donc toujours été un « entriste », et ça n’a rien de honteux si cela est sincère. Or, changer un parti de l’intérieur, surtout s’il a une histoire conséquente derrière lui, m’apparait de fait impossible. Ca l’est peut-être pour un groupe de gens décidés serait peut-être possible, mais pas pour une personne dont les idées sont si différentes de celles de la majorité. Et les calculs arithmétiques que je me faisais, évaluant le nombre de gens que j’aurais à convaincre pour en convaincre d’autres, et arriver jusqu’à faire basculer la majorité au sein du Parti, restent des vues de l’esprit : dans un parti, une personne n’en vaut souvent pas une autre en termes d'influence.

 

Alors maintenant ?

Je ne suis pas tout à fait seul. J’ai rencontré sur le web d’autres personnes qui ont eu, soit des parcours, soit des idées proches des miennes, soit les deux. Je pourrais citer le blogueur Descartes, qui a eu des responsabilités dans le PCF avant de devenir blogueur indépendant, peu amène vis-à-vis de Mélenchon, et qui corrige certaines absurdités proférées par la « gauche radicale », au point de passer parfois pour « réac ». Ou encore Joe Liqueur, le troisième « communiste libéral » que je connaisse, puisque c’est le titre de son blog. Sauf que lui ne doit jamais avoir été membre du PCF. Il est en revanche membre de l’UPR, le parti de François Asselineau, ralliement de tous ceux, à gauche comme à droite, veulent que la France quitte l’Union Européenne, l’euro et l’OTAN. Le discours d’Asselineau est loin d’être parfait sur le plan économique, mais c’est la dénonciation la plus aboutie de l’eurofédéralisme qui ait couru sur le Net.

Sont également adhérents de l’UPR les membres de l’ARSIN. Cette petite association succède à Socialisme & Souveraineté, « parti » anticapitaliste et antifédéraliste, qui avait repris mes propositions pour le modèle économique qu’ils prônent. Leur site existe toujours, mais ils sont passés à l’ARSIN (Association Républicaine pour le Socialisme et l’Indépendance Nationale). Il ne s’agit pas que d’un site qui rassemble des articles de plusieurs blogueurs amis (parmi lesquels on retrouve Edgar, de La Lettre Volée, déjà cité sur ce blog). Ils proposent directement une autre façon de faire de la politique, centrée autour de l’action individuelle, que le groupe veut stimuler sans en supprimer l’originalité, et de la réflexion critique sur ses propres idées. Mais je vous laisse lire leur propre présentation.

Voilà, ainsi s’achève cette œuvre de cinq ans. Je compile déjà mes textes, et en ferai une version en deux tomes pour ceux – on ne sait jamais- que cela intéresserait. J’aurai également d’autres ouvrages à présenter. Mais plus d’articles.

 

A bientôt sur d'autres horizons.

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Published by DiadoreCronos - dans Présentation
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commentaires

Tietie007 05/06/2012 19:53


Je me demande à quel penseur du communisme national vous pensez ... à Staline ? Quant à votre incise, je ne la commenterai pas, puisque l'invective remplace souvent le manque d'arguments ...

DiadoreCronos 06/06/2012 10:26



Quel penseur? Très simple ; moi-même. Je n'ai pas besoin que quelqu'un d'autre pense le communisme à ma place.

Quant à "l'incise", je vous renvoie à vos propos : c'est vous qui avez assimilé mes idées à la politique de Staline, sans tenir compte du contexte très différent entre l'URSS de 1929 et la France
de 2012, en faisant juste un rapprochement de mots ("socialisme dans un seul pays")...Je dirais même que c'est un raisonnement très idéaliste que d'amalgamer les gens en se basant sur les
termes employés et non sur les réalités concrètes. Si vous n'êtes pas capable de voir que c'est vous qui m'avez agressé avec votre rapprochement abusif avec Staline, alors je ne peux pas
grand-chose pour vous.



Tietie007 05/06/2012 18:01


Car le communisme comme l'avait dessiné Marx était internationaliste et pas national. Le communisme dans un seul pays ou national, c'est Staline qui l'a édifié ...et on ne peut pas dire que ce
fut une réussite, excepté sa victoire contre le nazisme.

DiadoreCronos 05/06/2012 18:28



Je sais que ça peut être rassurant de se fixer Karl Marx comme repère du communisme...mais non : Marx est un penseur du communisme parmi d'autres.


Quant à l'amalgame avec Staline (qui n'avait pas le choix que d'agir dans un seul pays, sauf à passer son temps à déclencher des guerres avec le reste du monde - Staline vous plaisait-il plus
quand il provoquait la guerre de Corée?), c'est un peu le niveau zéro du raisonnement historique.



Tietie007 05/06/2012 05:57


Pas très communiste tout ça ...

DiadoreCronos 05/06/2012 09:22



En quoi?



Edgar 13/12/2011 08:44


salut !

stoni 01/11/2011 17:34



alors je te souhaite une bonne continuation ! et je te souhaite de trouver d'autres satisfactions politiques, si cela est possible.


pour ma part je croyais que ton blog était déjà fermé, je l'avoue.