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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

Alors ce blog est pour vous.

 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 23:12


(ATTENTION CANULAR !)

CI-GÎT

LE PARTI COMMUNISTE FRANCAIS
(AUSSI CONNU SOUS LE NOM DE PCF)
1920-~2009
DECEDE D'UN MAL ETRANGE NOMME "REFUS DE SURVIVRE" OU ENCORE "MASOCHISME", OU TOUT SIMPLEMENT "SUICIDE".


          Cette entrée en matière peut paraître bien surprenante de ma part. Rassurez-vous (enfin à court terme), il s'agit d'une provocation. Non, le PCF n'est pas encore mort. Mais cela risque de ne pas tarder. La cause n'est pas dans les idées: il y a, et il y aura toujours un boulevard pour les idées communistes, tant que l'exploitation capitaliste existera. Ensuite, le redressement interne du PCF est possible: non, il ne s'agit nullement de baisser les bras devant notre clique dirigeante, devant les professeurs de ladite "base commune" de l'automne dernier et adoptée au Congrès de Décembre. Jamais notre direction n'a été aussi faible dans le Parti, et l'opposition, à défaut d'avoir une excellente ligne politique, a réussi à se fédérer (pour combien de temps?). Non, la cause probable d'une fin prématurée du PCF est à la fois externe et interne. Sous son aspect externe, elle se nomme Olivier Besancenot, pion de Sarkozy et favori des médias, et surtout porteur d'un programme dit "anticapitaliste" ou "antilibéral" déjà maintes fois critiqué sur ce blog (voir notamment l'un des tout premiers articles, "Misère de l'antilibéralisme", de fin 2006). Les sondages lui donnent un score deux à trois fois plus élevé que celui du PCF, même avec Mélenchon, aux Européennes de Juin. Mais en soi Besancenot n'est pas vraiment dangereux. Il est possible de militer contre lui, contre son programme (si on peut appeler cela ainsi), contre les idées de ses mentors. La vraie menace, c'est la passivité du PCF. Notre parti préfère s'enfermer dans un angélisme selon lequel nous n'aurions que des amis-ayant-quelques-divergences à gauche (le PS c'est nos copains mais un peu trop à droite, le NPA c'est nos copains mais un peu trop gauchistes...) et que le seul ennemi serait la droite, la droite "ultralibérale" (terme dont j'ai évoqué plusieurs fois l'imbécilité). Nous continuons à faire comme si le PCF était immortel, alors que nous avons perdu 20% de nos cotisants en deux ans.

          Pour sonder le nombre de ceux qui comme moi pensent que le PCF et le PG doivent enfin renvoyer à Besancenot la monnaie de sa pièce, j'ai créé sur Facebook le groupe suivant:

"Je suis de gauche radicale et je ne soutiens pas Olivier Besancenot"

http://www.facebook.com/home.php?ref=home#/group.php?gid=49955634131&ref=mf

48 heures plus tard: toujours 1 seul membre, moi. Je sais que je ne suis pas très doué pour rameuter des gens (je n'ai jamais convaincu personne d'adhérer au PCF, il faut dire qu'en l'état actuel, je n'en aurais pas l'envie), et je sais aussi que l'on ne fait pas vraiment de politique sur Facebook. Mais en soi, ce résultat est déprimant.

Alors je lance un appel sur ce modeste blog: faîtes passer le message! Cessons de considérer Besancenot et le NPA comme des amis! Ce sont nos adversaires et ils doivent être traités comme tels !

Voici le texte d'introduction du groupe (version longue, pour la version courte, allez voir sur le groupe) :

Ce groupe, comme son nom l’indique, est un groupe DE GAUCHE, donc les anticommunistes sont priés d’aller voir ici : http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=34610936379&ref=mf

En Janvier 2009, un sondage annonçait qu’un front de gauche uni NPA-PCF-Parti de Gauche pourrait atteindre les 15% aux Européennes de Juin, dans un contexte de crise et de luttes croissantes contre les réformes du gouvernement de Sarkozy-Fillon. Mais l’enthousiasme n’a duré que quelques jours, et on sait désormais que Besancenot sera tenté par le cavalier seul, préférant se taper son 8-10% clairement estampillé NPA, la soupe étant servie par les médias qui ont fait de lui THE opposant de gauche, alors que son discours n’a rien d’original et n’est surtout pas de lui.

Que vous soyez membre ou sympathisant du PCF, du PG, ou de gauche (enfin plus à gauche que le P « S »), ce groupe est fait pour vous si vous vous retrouvez dans plusieurs de ces propositions :

- vous ne voulez pas que l’avenir de la gauche radicale repose entre les mains d’un seul homme, qui ne fait que déballer le discours écrits par les tontons de la LCR/NPA, et de son petit fan club (7000 à 9000 adhérents NPA selon les sources). Vous ne voulez pas que tout s’effondre si jamais le grand Guide de la Révolution décide de tout plaquer. Vous voulez un ou des partis de gauche de masse, présents sur tout le territoire, actifs dans le militantisme et les luttes, et dont aucun porte-parole ne serait irremplaçable ;

- vous trouvez fumeux les arguments du NPA selon lesquels l’alliance avec le PCF et le PG ne serait qu’un « bon coup électoral », qui « soulèverait des espoirs pour les décevoir ensuite ». Décevoir les espérances, c’est ce que font les trotskystes depuis qu’ils sont apparus sur la scène électorale, puisqu’ils refuseront toujours d’assumer des responsabilités, ne seront jamais à l’origine d’une quelconque réforme sociale, et ne feront jamais rien des centaines de milliers et millions de voix qu’ils ont drainées ;

- vous trouvez inacceptables les ordres que la LCR/NPA a donné à ses « partenaires » (notamment le PCF) pour proscrire toute alliance avec le PS. Même s’il est évident qu’au niveau national et européen, il faut rompre avec la ligne (ou la soupe plutôt) du PS, en revanche il est absurde d’interdire à des sections locales du PC, du PG ou d’autres formations de faire alliance avec des sociaux-démocrates si cela permet de (re)prendre une ville à la droite et d’y mener des mesures concrètes (défendre le logement social, re-municipaliser l’eau, défendre les services publics, accomplir des actions de solidarité avec le reste du monde, etc…). Le comportement du parti de Besancenot ne relève pas de la « cohérence », mais du chantage pur et simple ;

- vous pensez que le programme défendu par la LCR/NPA (et auquel ressemblent malheureusement trop les propositions d’autres partis comme le PCF) n’est pas « trop à gauche », mais trop incohérent. Et que courir et surenchérir après la baisse du temps de travail (la LCR propose la semaine de 30 heures), l’interdiction des licenciements (il y a bien sûr nombre de cas scandaleux, mais on n’interdit pas les licenciements tant qu’on est en économie de marché), la hausse du SMIC net (1500 euros immédiatement) n’est pas en soi une politique révolutionnaire, mais grossièrement social-démocrate. Et que les conséquences pourraient en être désastreuses : faillites d’entreprises, baisses des créations d’emplois, etc…Ce n’est pas être de droite que dire cela. Oui, il existe et existera des revenus pour financer les conquêtes sociales. Mais il faut d’abord les créer. Les économistes du PCF, même s’ils ne sont pas de fougueux bolcheviques, ont au moins le mérite de le comprendre, en proposant des prêts bonifiés pour l’investissement et l’emploi. Mais surtout, un véritable mouvement communiste devrait proposer la re-création d’un vaste secteur public industriel. Se contenter de taxer les dividendes des entreprises privées ne mènera en soi qu’à l’évasion fiscale. Or, les nationalisations sont rarement évoquées dans les textes du NPA, par exemple dans leur résolution sur les Européennes (
http://www.npa2009.org/content/r%C3%A9solution-%C3%A9lections-europ%C3%A9ennes-2009-adopt%C3%A9e-au-congr%C3%A8s-de-fondation-du-npa). Non, mesdames et messieurs du NPA, le communisme ce n’est pas seulement « prendre sur les profits », c’est construire une autre économie, celle de la propriété collective !

- vous en avez assez des dénominations négatives telles que « antilibéral » ou « anticapitaliste » qui ne veulent rien dire, alors que « socialiste » ou « communiste » ont un sens. Et surtout, vous en avez assez de l’impasse que représente ce discours « antilibéral » alors que le capitalisme français et européen est tout sauf « (ultra)-libéral » : l’Etat n’a jamais été aussi présent par ses dépenses (bien que de plus en plus injustes, via les réformes des retraites, les franchises médicales, les paquets fiscaux,…), et que « l’antilibéralisme » n’est qu’un faux-nez pour cacher l’abandon d’une véritable alternative au capitalisme ;

- vous n’êtes pas fasciné par le « succès » du NPA (passer de 3-4000 LCR à 7-9000 NPA, bof ; Olivier, tu pouvais pas rameuter un peu plus de tes 1,5 millions d’électeurs de 2007 ?), et constatez que malgré le « processus exceptionnellement démocratique » du congrès NPA, le résultat est toujours la même soupe gauchiste que servait la LCR ;

- vous ne croyez pas en « l’Europe sociale », et considérez qu’une France souveraine seule peut commencer à changer son économie, qu’aucune révolution n’aura lieu au Parlement Européen (il est justement fait pour coincer le débat entre droite et centre-gauche, avec supplétifs écologistes à la Cohn-Bendit) ;

- vous êtes de gauche et patriote, vous ne voulez pas passer votre temps à vous excuser d’être français, vous refusez le mépris des gauchistes contre toute forme de patriotisme, et ne supportez pas d’être catalogués parmi les « sociaux-chauvins » ou les « rouge-brun ». Contrairement à Olivier Besancenot, vous n’irez jamais participer à un disque de Monsieur R., gentleman rappeur qui, dans son album « FranSSe » (on appréciera la finesse humoristique), traitait la France de « garce » qu’il fallait « baiser », avant de nous prendre pour des cons en nous expliquant qu’il insultait non pas la France mais son gouvernement…désolé, les mots ont un sens, et on ne le change pas comme on veut…

- vous pensez qu'on ne peut se passer du nucléaire à court terme, et que les OGM sont une source de progrès potentiel; le slogan de LO-LCR aux Européennes de 2004 "Pour une Europe sans nucléaire ni OGM" n'est pas le vôtre. De plus, ce slogan montre que ce n’est pas tant la domination de quelques multinationales sur les biotechnologies qui gène les trotskystes, mais la technologie elle-même, ce qui est obscurantiste;


- vous pensez que si les manifestations et les grèves sont un droit et un outil de résistance fondamentales pour le salariat, rien ne saurait remplacer la victoire par les urnes. Or, lors du rassemblement antilibéral de 2006, l’une des exigences de la LCR (qui avait quitté le rassemblement dès l’été 2006) était que le PCF reconnaisse que les changements sociaux ne seraient pas issus des urnes mais de la rue ! En clair, pour Besancenot et sa clique, le vrai pouvoir, c’est 3 millions de personnes qui descendent dans la rue, et tant pis pour ceux qui ne peuvent pas manifester (s’ils travaillent dans le privé par exemple)…Voilà les réelles conceptions de la démocratie qui ont cours à la LCR, et le NPA n’y changera rien.

Ceux qui auront lu cette longue intro s’alarmeront peut-être, en nous renvoyant cette rengaine prévisible : « Mais c’est contre la droite qu’il faut se battre, pas contre Besancenot ! ». Allez donc lui porter ce message. Mais surtout, l’auteur de ce groupe, membre du PCF agissant en totale spontanéité, regrette la passivité de son parti face à la médiatisation de Besancenot. S’enfermer dans le discours « Non à la droite », sans voir que : 1) si la droite fait passer des réformes injustes, c’est parce que les gouvernements PS n’ont pas réduit les tares de notre système social (gaspillages publics, inégalités criantes des prestations sociales, déficits sans pertinence, etc…), 2) qu’avant de combattre la droite, il faut d’abord survivre en tant que parti de gauche. Le PS ne se gène pas pour prendre des municipalités communistes, pas plus que le NPA ne se gène pour traiter les communistes de vendus au PS. Et nous ne devrions rien faire pour nous défendre ? Transmis à tous ceux qui viendront nous sermonner au nom de « l’unité de la gauche »…

 

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Published by DiadoreCronos - dans Gauche radicale - PCF
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