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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 23:33

COMPLOT VIEUX

 

Je finis mes propositions sur les retraites par des propositions en contradiction nette avec le discours du Parti sur les dépenses publiques.

 

Hausses des dépenses publiques et compensations possibles

            Dans les précédents articles, j'explique comment faire passer le financement des retraites de 12,5% du revenu national (PIB) à 16,5%, tout en précisant que ce dernier chiffre était théorique, et qu'étant donné mes propositions, les retraites pourraient ne pas coûter aussi cher. Ce fait n’empêche pas de prévoir des mesures de réduction de dépenses publiques pour contrebalancer l’augmentation du coût des retraites. Il faut en effet prendre en compte le poids des dépenses publiques dans toutes leurs composantes :

-          les dépenses consacrées à la retraite passeraient de 12.5% du PIB (2010) à 16.5% ;

-          les dépenses publiques de santé passeraient dans le même temps de moins de 9% du PIB à 11% ;

-          les dépenses consacrées à la famille, à l’invalidité et aux accidents du travail représentent 4 à 5% du PIB, qu’on peut présager comme stationnaires à l’avenir ;

-          l’indemnisation des chômeurs coût de 1 à 2% du PIB ;

-          les dépenses des administrations représentent 24% du PIB.

Les dépenses publiques représentent actuellement 53% du PIB. En augmentant de 4 points la part des retraites, même en en redirigeant 1.5 point vers la santé comme je l’exprimais plus haut, cela nous fait une hausse vers un total de 57-58% du PIB. Ce qui ferait de nous les champions du monde. Et, à ce niveau-là, on ne peut pas dire que « les riches paieront » : ils seront loin d’être les seuls.

Pour contrebalancer cela, deux voix potentielles s’offrent à nous, mais elles ne font pas partie de l’agenda habituel des partis de gauche.

Baisser les dépenses d’Etat

                Dans un autre article de 2006 , j’avais détaillé les principaux postes des dépenses publiques et par pays européen. La France se distingue, même si c’est loin d’expliquer à soi seul son niveau de dépenses publiques plus élevé que chez ses voisins, par un niveau de dépenses des administrations (Etat, Commune, Département, Région, Union Européenne) de 24% du PIB  (dont deux tiers pour l’Etat). Sur un poste en particulier, celui des services publics généraux (n’incluant ni l’éducation, la recherche, la santé, la sécurité et la défense), la France consacre 7% de son PIB, soit deux points de plus que le Royaume-Uni. L’Etat français consacre aussi plusieurs dizaines de milliards d’euros en subventions à des entreprises publiques ou privées.

            Une première mesure consisterait donc à réduire le volume des dépenses d’Etat, sur les subventions aux entreprises, mais aussi les dépenses de services publics généraux. Par exemple, en réduisant des administrations telles que le Trésor Public par une réforme fiscale simplificatrice. Et donc par des non-renouvellements de postes. Je sais que sur ce point – comme pour d’autres, je suis en désaccord avec la ligne du Parti. Cela vient peut-être du fait que pour ma part, être communiste, c’est vouloir que ceux qui administrent la richesse collective (l’Etat en fait partie) fassent le meilleur usage de l’argent du citoyen : dépenser le moins qu’il est raisonnable de dépenser pour chaque tâche d’intérêt général. Le communisme ne se mesure pas au nombre de postes de fonctionnaires que l’on crée ou maintient.

            On pourrait donc faire passer la part des administrations de 24 à 22% du PIB, soit la moyenne européenne. Bien sûr, en soi, c’est un discours comptable. Mais on ne peut pas passer son temps à dire qu’il faut plus de moyens humains et financiers dans tous les domaines de l’action publique. Les libéraux n’ont pas tort de garder les yeux rivés sur le taux de prélèvements obligatoires et le niveau total des dépenses publiques. En ce sens, ils jouent même plus collectif que ceux qui, dans leur corps de métier ou d’activité, invoquent prioritairement la hausse des moyens.

             Réduire le chômage

                Je sais que les précédentes déclarations feront naître la réaction suivante : « Mais ne pas remplacer des postes dans la fonction publique, c’est créer du chômage ! ». On est dans les mêmes réactions court-termistes que je critiquais dans un précédent article. Augmenter le nombre d’emplois, et plus encore que ce que les révisions de postes dans la fonction publique retireraient, c’est possible. Je vous ramène une fois de plus vers le changement de système. Déjà, aujourd’hui, la politique de l’emploi coûte plus cher en France que la simple indemnisation des chômeurs (1.5% du PIB), mais intègre en plus les dispositifs de réduction de cotisations sociales et d’aides ciblées allouées à des entreprises pour la création d’emplois. Sans vouloir nier d’un coup de plume l’efficacité de toutes les politiques publiques d’aide à l’emploi, j’estime qu’une économie à la fois plus collective et plus libre permettrait de réduire nettement le chômage et d’annihiler le coût des politiques de soutien à l’emploi. Soit 1 à 3% du PIB d’économisé.

 

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Published by DiadoreCronos - dans Economie
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