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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:43

Un petit article dont le principal intérêt est de ne pas me faire attaquer pour plagiat. Et pour inciter les visiteurs à (re) regarder les vidéos "Changer de système".

              Parcourant le Net, je me suis aperçu, ces derniers jours, de l’existence d’un site proposant un système alternatif au capitalisme affublé du nom disgracieux d’écosociétalisme. Déjà, à la base, je déteste le terme « sociétal ». Ce mot, sensé désigner ce qui concerne à la fois le social et le politique, n’est à mon sens qu’un pion de la « guerre du vocabulaire » (employer « charges sociales » au lieu de « cotisations sociales » pour faire passer l’idée qu’elles sont payées par les entreprises qu’elles écrasent, ou encore ressasser l’existence d’une confuse «classe moyenne »…). Et qu’en l’occurrence, « sociétal » sert à ne plus employer le mot « social ».

 

          Mais bon. Passons sur ces discussions sémantiques. Le site www.societal.org présente ce système alternatif. Et, en lisant cette page (http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Accueil), que lis-je ? Ca ressemble, à première vue, au système que j’ai exposé dans mes vidéos « Changer de système ». Le principal défenseur de ce système, André-Jacques Holbecq, a publié en 2005 le livre « Une alternative de société : l’écosociétalisme».

          Ce qui est surprenant, c’est qu’à la même époque, je songeais déjà à deux systèmes alternatifs au capitalisme : un système de collectivisation dans l’économie de marché, et l’autre système, celui présenté dans les vidéos. J’y pense depuis 2003 pour le premier, 2004 pour le second. Et les deux programmes ont été publiés sur le site fin 2005. Je ne pouvais pas connaître l’œuvre de Holbecq.

 

Que propose l’écosocial…pardon écosociétalisme ? Sur la page précitée, on voit :

 

-          que lorsqu’un individu veut créer une entreprise, la société met à sa disposition l’équipement productif nécessaire, sous réserve de la pertinence de son projet. Ce qui ressemble à mon système, a priori…

-          qu’ensuite, lorsque vous travaillez, vous êtes rémunérés avec une monnaie créée instantanément et à usage unique (comme l’est la monnaie des particuliers dans mon système). Cette rémunération est mentionnée de façon assez floue. D’abord, (dans le troisième des quatorze points importants du système mentionnés en bas de page) on vous dit qu’elle est versée sur le principe de : une unité pour six minutes de travail. En lisant la suite, c’est un peu plus compliqué que cela, puisque votre rémunération est coefficientée en fonction de l’utilité sociétale de votre activité. Il faut donc supposer qu’une grille de coefficients est régulièrement éditée, par un organisme démocratique. On peut aussi s’attendre à ce que, plus votre activité est jugée écologique, plus elle est valorisée.

-          chaque consommation que vous faîtes (et dont il faut croire que le prix sera mesuré par le temps de travail ?) implique la destruction de la monnaie que vous dépensez. Il existe toujours des taxes sur les production, devant favoriser les plus « écosociétales », et défavorisant les autres. Le produit de la taxe sert à payer le secteur non-marchand et à fournir un revenu minimum d’existence à tous ;

-          le revenu individuel se décompose donc en un revenu minimum d’existence plus un revenu d’activité (marchand ou non). La société peut donc déterminer les inégalités sociales, soit directement dans le cas du revenu d’existence et du revenu non marchand, soit en le modulant pour ce qui est du revenu marchand.

 

Est-ce la même chose que le système que j’ai présenté ?

En fait non. Plusieurs grosses différences existent.

D’abord, dans le système écosociétal, les capitaux d’une nouvelle entreprise lui sont fournis par la société. Ce qui induirait que l’autorité sociale sache quel est le capital dont a besoin chaque entreprise. Ce qui revient déjà à une forme de planification des allocations de capitaux. Ca n’existe pas chez moi : la nouvelle entreprise dispose d’un monnaie illimitée. A elle de se procurer le capital dont elle a besoin, sachant que si elle abuse de dépenses, elle risque de se retrouver avec un solde négatif et d’être dissoute par l’Etat.

Ensuite, le système écosociétal n’a qu’une seule monnaie. Alors qu’il y en a trois dans mon système : celle des particuliers (qui est à usage unique comme la monnaie écociétale), la monnaie des entreprises (qui est virtuelle), et la monnaie utilisée pour les échanges extérieurs.

Le système écosociétal tombe de ce fait dans une erreur tragique : celle de la fixation des rémunérations du travail en se basant sur l’idée de la valeur-travail : la valeur d’une production dépend du temps de travail qui y est inclus. Sur ce point, les écosociétalistes sont plus marxistes que moi. Ce fonctionnement entraîne des failles béantes : dois-je comprendre que si je travaille à deux à l’heure, en mettant deux heures à faire ce qui n’en nécessiterait qu’une, je serai deux fois plus riche ? Ou alors, comme dans la théorie de Marx sur la valeur-travail, c’est le temps de travail « socialement nécessaire » qui sert de référence ? Dans ce cas, l’Etat devra donc avoir une grille de temps de travail nécessaire pour chaque production. Ces estimations seront sans doute inexactes, et surtout, et toutes les branches de l’économie auraient intérêt à faire surestimer le temps de travail nécessaire pour chacune de leurs activités.

D’une manière générale, la fixation des prix via la valeur-travail, ou par un système d’impôts, furent-ils « écosociétaux », risque de déboucher sur une mauvaise distribution et un mauvais fonctionnement de l’économie. Si l’état se trompe sur la valeur sociale d’une activité et lui fixe un coefficient trop bas, il se retrouve avec une chute de cette activité qui aura des conséquences graves pour le reste de l’économie. Dans mon système, premièrement, ce ne sont pas les activités qui sont coefficientées, mais le secteur auquel on appartient. On peut plus facilement frauder sur la nature d’une de ses activités que sur l’activité générale de son entreprise. Ensuite, le revenu qu’on verse à chaque individu est toujours coefficienté par la performance économique de l’entreprise, qui dépend de ventes effectuées à prix librement négociés entre vendeurs et acheteurs. Donc si l’Etat commettait une erreur en défavorisant des activités  indispensables pour le reste de l’économie, les entreprises en question pourront toujours rappeler qu’elles sont indispensables en demandant des prix plus élevés à leurs partenaires. Elles auront un fort coefficient de performance, qui contrebalancera un mauvais coefficient de secteur. Dans le système écosociétaliste, cette autorégulation n’est pas possible. De même, dans les ventes entre particuliers et entreprises, dans mon système, l’Etat peut défavoriser un bien en utilisant le  taux de conversion entre la monnaie des particuliers et celle des entreprises. L’Etat peut faire que chaque unité dépensée par un particulier se traduise en peu d’unités gagnées par l’entreprise vendeuse. Mais l’entreprise peut réagir en augmentant ses prix. Et si ce bien est réellement indispensable pour les particuliers, l’erreur de l’Etat se verra par une hausse des prix, non pas par une pénurie.

Pour finir, l’unicité de la monnaie dans le système écosociétal oblige au maintien d’un système fiscal pour financer des revenus non marchands. Ce système fiscal n’existe plus dans mon système.

 

 

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Published by DiadoreCronos - dans Economie
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