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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 01:04

      Suite à la réaction d’un commentateur (qui se reconnaîtra), j’ai refait l’introduction de cet article. Cet article parle d’abord de certains travers du discours d’une partie des féministes (soyons prudent), que ce soit par la manipulation de statistiques ou des raisonnements misérabilistes au sujet des femmes, pour aller ensuite aborder le thème de la misandrie, c’est-à-dire la haine de l’homme en tant que tel. Pour constater que le discours anti-hommes, tenus par des hommes comme par des femmes, est assez généralisé, dans une société non féministe mais qui cultive des « valeurs féminines ». Et nous finirons par une réponse de fond contre ce discours sexiste anti-hommes, et une conclusion.

Edition de janvier 2015 : l'article a été légèrement corrigé, sa conclusion raccourcie.

La journée du 8 Mars

                 Pour le 8 Mars, je n’ai rien fait. Cette journée est pourtant une création de l’Internationale socialiste (sur proposition de Clara Zetkin, en 1910, mais sans date fixée à l’époque). Mais je n’y participe pas. Parce que je n’en vois pas l’utilité, considérant que les luttes pour l’égalité des genres sont une œuvre continue. Tout comme le sont les dévoiements de la lutte féministe, qui ne se cantonnent pas non plus au 8 Mars. Car des dévoiements, il y en a. De façon analogue, en ce qui concerne les luttes pour les droits des étrangers et immigrés, nous avons également eu une initiative impertinente, avec la fameuse « journée sans immigrés » prévue pour le 1er Mars. Et qui a fait un flop monumental. Heureusement d’ailleurs.

                 De la même manière que la « journée sans immigrés » tentait d’imposer, même sous les tournures enjolivées des organisateurs, un rapport de force entre natifs et immigrés, la journée de la Femme suppose qu’il existe généralement une oppression de la femme, imputable bien entendu aux hommes en tant que bloc. De la même manière que la « journée dans immigrés » supposait que le trader asiatique a les mêmes intérêts que le technicien de surface sénégalais, la journée de la femme suppose que la bourgeoise hautement diplômée ou héritière et la chômeuse se retrouvent aussi dans le même camp. Peut importe que la première peut plus facilement échapper aux discriminations à l’emploi, aux salaires inégaux ou aux charges ménagères qui menacent la seconde.

La domination masculine ? Ou certaines dérives du féminisme…

                 Généralement, je rejette la notion de « domination masculine » comprise comme l’existence de deux classes que seraient les hommes et les femmes, la première classe exploitant la seconde. Je me base simplement sur le fait que la plupart des hommes n’exercent en rien une domination sur les femmes, et ne sont nullement responsables des discriminations qui les frappent. La très grande majorité des hommes ne sont ni chefs d’entreprise ni  recruteurs ni même managers, et ne peuvent donc être responsables des inégalités dans l’accès à l’emploi ou dans les différences salariales entre hommes et femmes. Les différences dans le partage des tâches ménagères ont aussi pour cause le temps de travail inégal entre les genres, les hommes travaillant en moyenne plus que les femmes, et les premiers étant moins touchés par le chômage et les temps partiels que les secondes. Or là encore, l’immense majorité des hommes ne sont pas responsables de cet état de fait. La très grande majorité des hommes ne commettent pas de violence envers les femmes, ni physiquement, ni mentalement.

                 On peut aussi évoquer « l’exploitation » que subirait la femme au foyer. A la fin des années 90, le Quid estimait que, rémunérée aux prix du marché des services ménagers, l’activité d’une femme au foyer vaudrait 12 000 francs par mois (1820 euros de l’époque). Peut-on parler d’une exploitation économique de la Femme par l’Homme ? Non, car cette activité ne profite pas seulement au conjoint, qui ramène également une masse salariale (de fait souvent supérieure à celle de sa conjointe) et qui la partage avec elle, mais aussi à la femme elle-même et l’œuvre de la femme au foyer profite aussi largement aux enfants. Ainsi, contrairement à l’exploitation capitaliste mesurable directement par la dividende ou l’intérêt, il n’y a pas d’évidence générale de ce que le travail d’une femme au foyer rapporterait plus à son conjoint que ce que celui-ci dépense en temps de travail et en argent pour sa conjointe.

                 La question se pose bien entendue encore bien moins pour les célibataires, ou les couples homosexuels. Eriger en « classes » les deux genres est donc complètement impertinent. La réalité est que nous vivons dans une société où l’essentiel du pouvoir politique, économique et culturel est détenu par une partie des hommes, et où des discriminations contre les femmes (ou du moins une partie d’entre elles) sévissent, mais où la grande majorité des hommes ne sont pas dominants.

Manipulations autour de la violence faite aux femmes

                 A propos du comportement de l’homme « moyen » envers les femmes, citons le cas des violences conjugales, visées spécialement par une loi récente spécialement nommée « contre les violences faites aux femmes ». Cette loi a fait réagir certains, pas spécialement à gauche, comme Eric Zemmour, ou le blogueur euro-centriste Eolas : faire une loi qui s’attaque aux violences contre les femmes mais pas aux violences contre les hommes, c’est créer une discrimination inacceptable dans le cadre d’une république (d’ailleurs la loi a dû être élargie aux deux sexes pour être constitutionnelle). De même, les propositions du Front de Gauche visant à créer des centres d’accueils pour les femmes victimes de violence ou une aide financière pour les femmes seules avec enfants sont discriminatoires : il y a des hommes qui se font chasser de chez eux, et 15% des familles monoparentales sont masculines. Rien ne justifie de les ignorer.

Bien que Marie-Georges Buffet ait voué Zemmour aux gémonies (en commentant par le petit bout de la lorgnette ses arguments), et bien que celui-ci soit un anticommuniste viscéral pas toujours très visionnaire (1), il n’en reste pas moins que Zemmour a raison sur au moins un point. La violence contre les hommes n’est pas une vue de l’esprit, ni un cas théorique, mais une réalité, surtout si l’on s’intéresse aux violences psychologiques, pour lesquelles les femmes sont au moins autant armées que les hommes.

                 Le site La Cause des Hommes, se revendiquant comme « hoministe » et « opposé à tous les sexismes » rappelle que, s’il y a effectivement une femme qui meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, il y a aussi un homme tué par une femme tous les treize jours. Parmi les réactions de ceux qui veulent que l’on continue de ne parler que de la violence des hommes envers les femmes, et pas d’autres violences, on a les arguments suivants : « les meurtres d’hommes par des femmes ont souvent été précédés de violences masculines » : mais même si c’est le cas, un antécédent violent ne signifie pas que le meurtre ait été commis en légitime défense, seul cas où la culpabilité du meurtre pourrait être absoute. Ou encore : « de toute façon, les femmes constituent l’immense majorité des victimes de violences au sein du couple, donc il faut se concentrer sur le plus urgent ». Un homme tué tous les treize jours, ça fait quatre fois moins qu’une femme tuée tous les trois jours, mais ça ne crée pas une « immense majorité » de femmes victimes pour autant. Sur le site du ministère de l’intérieur, on peut constater que s’il y a 570 homicides recensés par les forces de police et de gendarmerie, on a 77 femmes impliquées en tant qu’auteures du crime (2) ! Et de toute façon, que dirait-on d’une loi qui constaterait que la grande majorité des assassiné-e-s sont des blanc(he)s catholiques, et qui alors se focaliserait uniquement sur les assassins de blancs catholiques ? Et si, lorsque l’on ferait remarquer aux promoteurs de la loi qu’il y a aussi des noirs ou des musulmans qui se font tuer, ceux-ci répondraient : « Oui, mais c’est minoritaire. Concentrons-nous sur les cas les plus urgents » ?

                 Un chiffre continue de circuler depuis le début des années 2000 : celui de « 10% de femmes battues en France ». Cette statistique se basait sur l’Etude Nationale sur les ViolEnces Faites aux Femmes (ENVEFF). Et donc on en a conclut que 10% des femmes, toutes catégories sociales confondues, se faisaient boxer chaque soir par leur époux ou concubin, et que 10% des hommes étaient physiquement violents. Dès 2003, notamment avec la parution de l’essai d’Elisabeth Badinter « Fausse route », cette étude était éclaircie : ce 10% rassemblait en fait toutes les violences recensées, en se basant sur les témoignages de femmes (ceux des hommes n’intéressant pas l’étude), violences pourtant très diverses par leurs natures. En réalité, 1 à 2% des femmes s’étaient révélées victimes de violences physiques. C’est toujours trop, et déjà largement assez pour faire plus d’une centaine de mortes par an. Le reste, ce sont les violences psychologiques, bâties autour des injures, des menaces, du mépris exprimé par des insinuations et remarques blessantes, etc… bref, une violence morale que les femmes sont parfaitement capables d’exercer en retour contre les hommes ! Et qu’elles exercent, pour une partie d’entre elles : toujours selon « la Cause des Hommes », en interrogeant les hommes sur les violences morales subies, on trouve également un ordre de grandeur tournant autour de 10% de victimes parmi les hommes…En prenant bien sûr tout cela avec des pincettes, car, comme Zemmour avait raison de le préciser, la violence morale fait largement appel à la subjectivité, et est donc difficilement traitable par les tribunaux.

Des combats sans intérêts contre le « porno »

                 En parlant de subjectivité, évoquons un sujet sur lequel certaines féministes perdent leur temps, alors qu’il serait autrement plus précieux s’il était consacré à des situations vraiment dramatiques que connaissent des femmes. Ce sujet est celui des publicités dites « sexistes ». Je suis défavorable à la publicité par principe, mais pas sur la base de cet argument. Non pas qu’il n’existe aucune publicité réellement sexiste (le slogan « je la lie, je la fouette et elle passe à la casserole » d’une marque de crème fraiche du début des années 2000 s’en approchait beaucoup), mais la plupart des réclames indexées comme telles ne méritent pas ce jugement. En 2008, à la Fête de l’Humanité, j’ai pu trouver des placards qui atteignaient la quintessence de ce délire. Les imprimés en question dénonçaient la marque Orangina, rebaptisée Mach’Orangina, pour sa campagne publicitaire. Rappelez-vous, le vendeur de boissons pulpeuses utilisait des animaux à silhouettes humaines, représentant presque tous des femmes lascives, assises sur des blocs de glace – en train de fondre, évidemment. Comme dans chacune des dénonciations des « pubs sexistes », on avait droit à la « réduction de la femme à l’objet sexuel ». Et en plus, des accusations de racisme (il y avait une panthère noire parmi les bestioles, c’était bien évidemment une illustration d’un cliché raciste sur les femmes noires). Et le seul personnage masculin, un ours musclé, était décrit comme « dominant » (alors qu’il était dessiné à genoux et quasiment nu !).

                 Je n’ai jamais accroché à ce discours, tout en n’étant aucunement amateur ni consommateur de prostitution. Tout simplement parce que, contrairement à ces « militants » antipub, j’en reste à la notion de responsabilité individuelle et de logique, pas de « symboles ». Lorsque je vois une publicité pour une marque de lingerie avec un mannequin (et que voudriez-vous d’autre pour illustrer le produit ? des soutiens-gorges posés sur une table ?), je ne lis nullement que la femme est un objet sexuel, et qu’il faut que j’en consomme immédiatement et sans modération. Je sais que la mannequin en question a été volontaire et rémunérée, et que si ce n’était pas le cas, une plainte pourrait déjà être déposée avec les lois en vigueur. Il ne me dérangerait pas de voir des publicités avec des hommes nus ou presque, il y en a déjà eu, mais la libido féminine est généralement moins basée sur le visuel, ce qui fait qu’en dehors de la presse gay, ce genre de publicité est peu rentable.

                 Les militants anti- « pubs sexistes » clameront également que les publicitaires considèrent les hommes comme des obsédés sexuels, mais dans les faits ce sont eux qui, par leur indignation, révèlent qu’ils considèrent les hommes comme incapables d’interpréter ces pubs autrement que comme une incitation au viol. D’ailleurs, il n’existe pas à ma connaissance d’étude démontrant le lien entre l’exposition de publicités dénudées et le niveau de violence sexuelle dans une société développée.

Mythologie autour de la répartition des tâches ménagères

                 Un autre thème qui revient très souvent est la question des tâches ménagères : récemment, une enquête insistait sur le fait que la distribution de ces tâches dans les couples hétérosexuels n’avait quasiment pas changé au cours des dernières décennies. Le site La Cause des Hommes rappelle les biais que rencontrent souvent ce genre d’études : 1) ne prendre en compte que les avis des femmes, supposées objectives, les avis des hommes étant jugés sans intérêt (ce n’est pas le cas de l’enquête précitée, qui interroge aussi des hommes, mais moins que de femmes) ; 2) se focaliser sur certaines tâches généralement occupées par les femmes, et ignorer celles où les hommes sont nettement plus actifs (jardinage, bricolage, entretien de la voiture). Et, très généralement, ces enquêtes sont reprises par la presse comme preuve de l’oppression des femmes au sein du couple. Cette déduction n’a pas lieu d’être. Premièrement, parce que pour parler d’oppression des femmes, il faut dire quels sont les moyens de pression que les hommes utiliseraient. On vient de le voir plus haut, dans la très grande majorité des cas, ce n’est pas la violence, ni physique, ni même morale : 90% des femmes ne s’en déclarent pas victimes. Le fait que les hommes travaillent plus longtemps et sont moins souvent au chômage (même si, actuellement, les hommes sont les premières victimes de la flambée du chômage) joue aussi, mais comme nous l’avons déjà cité, les hommes ne sont généralement pas responsables du chômage ou du temps partiel de leur conjointe. Ensuite, il existe une minorité non négligeable de femmes (La Cause des Hommes mentionnait une étude plaçant le chiffre à 20% des interrogées) qui refusent de partager les tâches avec leur conjoint, puisqu’elles estiment que ce n’est pas son rôle. On peut aussi, dans certains cas, renverser l’analyse : des femmes peuvent refuser à leur conjoint de faire des travaux domestiques parce qu’ils seraient incompétents (du coup c’est l’homme qui est victime de violence psychologique !), et le monopole de l’entretien du foyer devient une source de pouvoir pour la femme au sein du couple, et non la signification de son oppression. Les bourdieusiens nous expliqueront sans doute que ces femmes ne font qu’intégrer les valeurs imposées par la domination masculine… Et on en vient au schéma général de l’homme parasite et oppresseur (même quand aucune forme de violence n’est pointée par la conjointe), et de la femme éternelle mineure, incapable de négocier avec son homme, et forcément opprimée même quand la pression masculine est nulle.

La misandrie au quotidien

                 On avait également atteint des sommets avec Clémentine Autain, qui, en 2006, face à unE journaliste sceptique, maintenait son affirmation que la répartition des tâches défavorable aux femmes et le viol n’étaient que deux points d’un même continuum, celui du patriarcat. Cette affirmation, mettant en lien un refus de faire la vaisselle et une agression sexuelle, s’inscrit dans une dérive dénoncée – à juste titre- depuis des années : celle d’une partie des féministes vers la misandrie. La misandrie, pour ceux qui n’ont pas de dictionnaires, c’est la haine de l’homme, du mâle en tant que tel. Elle n’a a priori rien à voir avec le féminisme, qui est la lutte contre les injustices réellement infligées aux femmes et l’accession pour elles de l’égalité avec les hommes. Généraliser la condamnation du violeur à celle d’une grande partie du genre masculin qui ne passe pas assez le balai à la maison, c’est une forme de misandrie. On peut aller beaucoup plus loin, et constater que le discours misandre est le seul discours haineux, essentialisant, et catégorique qui puisse s’exprimer sans contrainte sur la scène publique.

                 Par exemple, Alain Souchon pouvait déclarer que « l’humanité est une décision de femmes » et considérer que « les hommes font des enfants pour en faire de la chair à canon ». Un professeur de médecine russe pouvait écrire dans un article que « si les hommes avaient la charge de la procréation, l’humanité aurait disparue depuis longtemps » parce que « les femmes ont un altruisme que les hommes n’ont pas ». Une comédienne dont j’ai oublié le nom sans peine peut déclarer sur un plateau de télévision que « les femmes sont plus courageuses que les hommes » en se basant sur le fait que…les femmes seraient plus directes pour rompre une relation amoureuses (les poilus de la Grande Guerre seraient agréablement surpris d’apprendre que le vrai courage n’est pas d’affronter les obus de l’ennemi, mais de savoir rompre un couple). Ou encore cette commentatrice de Rue89 qui écrivait que si les femmes sont majoritaires parmi les infirmières ou les institutrices, c’est parce que les hommes refusent les métiers impliquant le dévouement et l’attention. Dans l’esprit de cette femme, toutes les tâches ingrates d’exécutantes et les métiers du social sont donc occupés par des femmes, tandis que tous les hommes seraient cadres, contremaîtres ou professeurs. Elle n’a sans doute jamais entendu parler des ouvriers agricoles, des ouvriers spécialisés, des vigiles, des routiers, etc…

Au cinéma, la misandrie symbolique est très courante. Un exemple parmi mille avec le film Avatar, où, chez les humains, la sagesse et le Bien sont bien entendus figurée par une femme (Sigourney Weaver, dont j’aurais préféré qu’elle reste le lieutenant Ripley de la série Alien), et la déraison, la terreur brute et le Mal sont figurés par un colonel tout ce qu’il y a de plus « viril » et ultramusclé. Ou encore, pour remonter dans le temps, dans Terminator 2 (James Cameron, 1992), où, vers la fin du film, Sarah Connor inflige cette leçon de morale à l’inventeur (masculin bien entendu) du monstre Skynet qui va quasiment détruire l’humanité : « Vous [les hommes, les inventeurs] croyez être créatifs, mais vous ignorez ce que c’est que de sentir un être grandir et bouger en vous… ». Donc, parce qu’ils n’ont pas d’utérus, les hommes ne sauraient être véritablement créatifs. Cette tirade on ne peut plus mièvre et sexiste revient à reprendre en les inversant les jugements médiévaux sur l’incapacité de la femme à la création. Ségolène Royal a largement utilisé sa féminité comme argument (c’était même son principal argument) en 2006-2007, promettant de faire à la France ce qu’elle a fait pour ses enfants en tant que mère (alors que, pour ma part, avoir François Hollande pour géniteur me tentait assez peu).

                 Imaginez seulement que, dans ces citations, on remplace le mot « hommes » ou ses équivalents par noirs / arabes / juifs / gays ou tout simplement « femmes », et les auteurs de ces propos auraient récolté des procès en nombre en moins de 24 heures. Le discours misandre est un discours sexiste, injurieux, basé sur de fausses évidences. Les hommes seraient historiquement responsables de tout le mal commis sur Terre (Catherine de Russie n’a-t-elle pas réduit des centaines de milliers de paysans au servage ? La reine Victoria, même si son pouvoir était symbolique, s’est-elle servi de son aura pour s’émouvoir et dénoncer les famines dans l’Empire des Indes ?), responsables de la très grande majorité des actes de violence, de la pollution, du capitalisme (même si ce système a de fougueuses groupies féminines, d’Ayn Rand à Laurence Parisot en passant par Maggie Thatcher - seule femme au monde à laquelle feu le chanteur Renaud voulut bien reconnaître des torts dans une chanson purement et bêtement misandre des années 80).

Une société jeuniste et efféminée, mais hostiles aux vrais jeunes et aux vraies femmes          

Le discours misandre est loin d’être uniquement le fait de femmes, comme nous l’avons vu. A l’inverse, la grande majorité des femmes refusent de s’abaisser à la misandrie (mais on me traitera de misogyne quand même, hein). Ce discours est devenu, malgré la persistance d’inégalités tout à fait réelles en défaveur des femmes, une des récurrences idéologiques de la société actuelle : Jacques Séguéla nous annonçait à la fin des années 90 un an 2000 « en rose bonbon », et « gouverné par les valeurs  féminines » (car il est bien évident que dialogue, écoute, compréhension et amour sont du domaine féminin, voyons, et les hommes ne peuvent au mieux qu’emprunter ces valeurs…). Jean-Pierre Raffarin, du temps de son passage à Matignon, reprenait les chiffres de l’ENVEFF comme quoi « 10% des hommes sont violents » sans chercher davantage de détails ni s’interroger sur la violence morale que peuvent exercer les femmes, quand Elisabeth Badinter posait clairement la question. Même si, comme le note La Cause des Hommes, des tribunaux ont reconnu le caractère sexiste de certaines publicités contre les hommes, la misandrie garde le droit de cité.

                 Nous ne sommes évidemment pas dans une société féministe, c’est-à-dire qui garantirait une égalité réelle aux hommes et femmes, et encore moins qui privilégierait les femmes (même si celles-ci sont majoritaires dans certains domaines, tels l’éducation primaire (3) ou bientôt la médecine). Mais nous sommes dans une société efféminée, au sens où elle valorise une certaine conception de la féminité, peu importe qu’elle corresponde à la réalité. Ainsi, quelle pertinence a le discours sur le dialogue, la compréhension, l’absence de violence physique, la modération dans les propos, les buts et les moyens, tout cela vu en tant que « valeurs féminines », quand on songe à la violence dont les femmes réelles sont capables, violence révolutionnaire notamment, par exemple avec les pétroleuses de la Commune, les parisiennes de 1789, les femmes de la Résistance ?

                 On peut établir un parallèle entre le caractère efféminé mais pas féministe de la société française, et son caractère jeuniste mais antijeune. En effet, contrairement à ce que croient certains lorsqu’ils dénoncent la domination du « jeunisme », notre société n'est pas favorable aux jeunes. Ainsi les jeunes réels, pour un grand nombre d’entre eux et selon leur appartenance de classe, écopent largement de la précarité, de la pauvreté, et sont généralement loin d’être avantagés par la société où ils vivent. Cette société n’en est pas moins « jeuniste » au sens où sont nettement dévalorisés l’âge, la dégradation physique ou encore la diminution de la sexualité que l’âge entraîne, et où beaucoup de vieux sont laissés au chômage puis à des retraites pauvres. L’idéal dominant d’une société dont les élites sont composées d’individus généralement quadragénaires ou plus, c’est un homme de 50 ans, bien entendu riche et bien inséré dans le système capitaliste, avec tout son vécu derrière lui, et avec le corps d’un homme de 20 ans, mais sans la pauvreté, l’inexpérience et les incertitudes de cet âge. Pour la société efféminée, l’idéal est une élite (dans les faits généralement masculine) faisant régner à son profit les valeurs dites « féminines » qui ont pour intérêt principal de répudier toute violence (potentiellement révolutionnaire), de vivre plus longtemps avec moins de heurts physiques (ce qui se rapproche plus d’une vie féminine). Mais cette élite refusera bien entendu de céder ses places à des femmes dans les faits.

De l’utilité du genre masculin : au fond, à quoi peuvent bien servir les hommes ?

Attention : le passage qui suit est rédigé dans un ton volontairement provocateur.

                 L’acceptation du discours misandre s’appuie largement sur son aspect a priori « réaliste », voire « évident ». N’est-il pas évident que la grande majorité des criminels sont des hommes ? Que la totalité des dictateurs, hormis 2-3 reines ou impératrices, furent des hommes ? Que les plus grands conflits de ce monde (et les petits aussi), les génocides, les massacres, les traites esclavagistes…furent décidés par des hommes ? Ne sont-ils pas aussi à l’origine de la plupart des fléaux modernes, de la pollution à la corruption ? N’est-il pas évident que les hommes seraient plus « égoÏstes », « immatures », vaniteux, sales, irresponsables que les femmes ? Ne sont-ils pas dépassés par elles à l’école, dans les études ? Ne sont-ils pas généralement surpassés par leurs sœurs dans les exercices qui demandent de la concentration et de la discipline ? Les femmes ne font-elles  pas preuve de plus de courage dans bien des situations ? N’est-il pas évident qu’il faudrait que les femmes deviennent le genre dominant, et tout irait pour le mieux ?

                 Vous trouverez peut-être ce discours excessif. Tant mieux pour vous. Mais d’autres le tiendront pour vrai. Je suis même étonné, à supposer qu’on l’accepte, que la Nature ait pu créer une telle dichotomie dans une même espèce, un genre concentrant toutes les tares, et l’autre toutes les qualités.

                 Et au fond, en continuant plus loin, à quoi servent les hommes ? Puisque les femmes peuvent tout faire – de la procréation au travail manuel et intellectuel, et systématiquement mieux que les hommes, si ce n’est dans les tâches exigeant de la force physique, ce que la technique enverra bientôt aux oubliettes de l’histoire -, pourquoi la Nature a-t-elle créé le genre masculin ? Les biologistes évolutionnistes ont leurs réponses : parce que la reproduction sexuée permet une plus grande diversité des combinaisons de gènes, ce qui permet d’avoir des individus aux qualités plus variées, rendant l’espèce plus apte à la survie. Il est donc important d’avoir un grand nombre de mâles et de femelles, et que les accouplements soit divers (la fidélité entre deux individus est tout sauf naturelle…). Mais quand même, pourquoi autant de mâles que de femelles ? Et pourquoi cette bizarrerie d’avoir créé des mâles physiquement forts, et des femelles plus faibles (4), alors qu’en toute logique, on aurait eu intérêt à l’inverse ? Il aurait été plus rationnel d’avoir des femelles, porteuses de vie, fortes, et des mâles petits et malingres, vivant peu longtemps, comme les mâles fourmis, sortes de larves un peu développées qui de toute façon meurent au moment de l’accouplement (contrairement aux femelles) puisqu’ils ne servent quasiment à rien en dehors de la fécondation des femelles.

                 Et d’ailleurs, puisque les hommes ne servent à rien, font tout plus mal que les femmes, sont quasiment les seuls fauteurs de violences, pourquoi ne se passe-t-on pas d’eux ? Après tout, les techniques d’insémination, voire de clonage, permettraient de se passer de reproducteurs mâles, avec peut-être un peu de perte au niveau de la diversité génétique, mais bon, pas d’omelettes sans casser d’œufs, non ? Ou, au pire, ne conserver que 10 ou même 1% des hommes pour la perpétuation de l’espèce ? N’était-ce pas le récit des Amazones, cette nation presque exclusivement féminine, où les nouveaux-nés mâles étaient soit tués, soit estropiés dès la naissance afin de servir les femmes ?

                 Il y a quelque chose de vrai dans ces dernières lignes : oui, apparemment, la plupart des hommes sont dispensables pour l’humanité. Mais justement, j’en tire la conclusion inverse des misandres. Les hommes sont la partie sacrifiable du genre humain, et c’est justement ce qui en fait la dignité. L’identité profonde de la virilité réside dans la notion de sacrifice. En cas de catastrophes, ce sont en premier lieu les hommes qui doivent disparaître, se sacrifier. Oui, mais, me direz-vous, nous avons la chance de ne plus avoir à faire face à de grandes famines, des guerres ou autres épreuves pouvant emporter des millions des nôtres. Et puis la guerre, aujourd’hui, étant donné le niveau technologique atteint, fait peu de morts (dans nos rangs), et est « propre » ! En fait, les guerres récentes ne sont peu couteuses en vie et « propres » (pour nous), que parce que des armées occidentales (en particulier celle des USA) affrontent des armées bien plus faibles en nombre et technologie (en Iraq ou en Afghanistan). Lorsque deux armées équipées de technologies de pointe et disposant de troupes en masse devront s’affronter, la technologie ne réduira pas mais augmentera considérablement les pertes.

                 Et il ne faut pas voir la notion de « sacrifice » uniquement sous sa forme mortifère. Cela n’évoque pas nécessairement les larmes et la souffrance : le sacrifice, c’est tout dévouement de l’existence à une cause ou un projet qui dépasse une simple vie. Ce peut-être la science, l’exploration, la mise en valeur d’un territoire, sa colonisation, la construction d’œuvres…tout simplement le travail, en dehors de l’économie domestique, autarcique, la production au-delà de la simple survie. Et là aussi, le genre masculin, justement parce qu’il est sacrifiable, trouve toute son utilité. Car si la femme peut donner la vie, l’homme ne peut donner que la sienne. Quitte à me fâcher avec certaines, je pense que si l’humanité n’avait été composée que de femmes, ou d’une majorité de femmes accompagnées d’une minorité de petits mâles destinés à féconder puis mourir aussitôt, alors l’humanité en serait sans doute restée à la préhistoire. Non pas parce que les femmes seraient plus bêtes ou moins courageuses que les hommes. Même la moindre force physique des femmes ne serait pas vraiment en cause. L’obstacle majeur serait l’épuisement des femmes et la forte mortalité en couches, surtout à une époque où la mortalité élevée des enfants obligeait à de nombreuses grossesses. Le genre masculin représente donc une main d’œuvre indispensable à l’humanité, pour qu’elle puisse tenter ses expériences, ses essais et ses erreurs, découvrir de nouveaux espaces, maîtriser les outils (et ce quand bien même les premiers outils auraient été développés par les femmes), puis les armes, puis la guerre.

                 Parlons-en de la guerre : comme tout le monde, j’espère ne jamais avoir à en vivre une. Mais, contrairement à beaucoup, j’estime que l’existence des guerres ne prouve en rien que l’humanité serait une espèce tarée. De façon cynique, ou tout simplement matérialiste, je dirais même que l’existence des guerres prouve la rationalité de l’humanité. Les êtres humains sont individués, nous avons chacun une conscience que les autres ne peuvent réellement sonder et réciproquement. Donc nous ne pouvons avoir une confiance totale envers les autres, et nous devons organiser chacun notre défense. Le moyen le plus efficace est de constituer des groupes, des tribus, des nations, en sachant que d’autres font de même. Il faut être puissant pour se défendre. Et le meilleur moyen d’être puissant est de s’agrandir. Les guerres ont été inévitables pour créer des états et des empires. Et ces structures politiques reposant sur la violence ont été les indispensables vecteurs de la sécurité des échanges et des propriétés (l’analyse marxiste qui fait commencer les états avec l’apparition des classes de propriétaires et de serviteurs n’est donc pas impertinente). Et par là progressaient les civilisations. Pas une civilisation ne s’est complètement passé de l’art militaire et des structures étatiques : ni la civilisation chinoise, ni les indiennes, ni la latine, ni les cités grecques, ni les empires islamiques, inca, aztèque…

                 Alors oui, les hommes sont des fauteurs de guerre. Mais sans guerre, pas d’état, pas de civilisation, pas de science, pas de découverte du monde. Et pas de colonisation des Amériques (les premières sociétés coloniales européennes en Amérique étaient largement masculines, d’où un niveau de violence élevé). Les féministes radicales américaines devraient donc savoir que sans les hommes, elles ne seraient pas américaines, elles n’auraient aucune des inventions de la société industrielles (ni la voiture, ni la machine à laver, l’électricité, l’aspirateur, le sèche –linge, la pilule contraceptive ou la péridurale) et qu’elles n’existeraient sans doute pas. Et au final, l’état de paix générale dans lequel se trouvent aujourd’hui la plupart des pays du monde (Afrique, Proche-Orient et plusieurs coins d’Asie exceptés) est plus dû à un équilibre des forces entres les nations et les systèmes d’alliance qu’à une quelconque « évolution morale » de l’humanité.

                 Et imaginez un monde sans conflits, où les êtres humains se feraient généralement confiance : il n’y aurait certes pas de guerre…Mais une minorité mal intentionnée pourrait prendre le pouvoir, d’autant plus facilement que la majorité des autres seraient trop peu méfiants pour s’armer, et alors les despotes pourraient infliger leur cruauté comme bon leur semble sans risquer de réaction violente de la part des opprimés. Alors, un monde de méfiance, avec la possibilité de guerres, ce n’est pas forcément la pire des choses.


Alors, cette identité masculine, qu'en est-il ?

               
  Il est courant en sociologie et en psychologie de gloser sur l’actuelle dissolution de l’identité masculine. Nous vivons dans une société ou apparemment, la force physique ne sert plus à rien (en réalité, c’est un mythe de classe, puisque les travaux manuels pénibles impliquant des efforts lourds sont loin d’avoir disparu pour les ouvriers ou travailleurs des services), où l’existence apparaît tranquilisée (du moins pour le travailleur aisé, considéré comme le point de mire et la destination finale de l’espèce humaine). Et on débat de la frustration de ces pauvres hommes qui ne savent plus quoi faire de leur virilité. En réalité, il n’y a pas de nature masculine ni féminine, et il n’y aura jamais de manuel de ce qu’est un vrai homme ou une vraie femme. Il y a en revanche des capacités biologiques différentes, qui impliquent des responsabilités différentes entre les hommes et les femmes.

Mais les individus peuvent choisir de les assumer ou pas. Mais ils doivent en assumer les conséquences. N’en déplaise à certains, je considère que la pression sociale – dans la limite de la courtoisie – sur les personnes, et dans les faits plus souvent sur les femmes, pour qu'ils/elles fassent des enfants, est justifiée. En effet, le choix de ne pas faire d'enfants implique de rejeter sur les autres personnes, notamment les autres femmes, la responsabilité de perpétuer l’espèce. Un tel choix peut aussi aboutir à ne pas prolonger du tout l'humanité. Ceci ne signifie évidemment pas qu’une femme ait l’obligation de faire le plus d’enfants possibles et que sa vie se réduise à cela. Pour un homme, le problème ne se pose pas de la même manière, puisque si 10% des hommes fécondent à eux seuls toutes les femmes, la perpétuation de l’espèce est assurée. Mais un homme qui refuse le sacrifice, par exemple un objecteur de conscience qui refuse de toucher une arme, mérite le mépris. A titre tout personnel, je suis également assez intolérant vis-à-vis de la notion d’homme au foyer. Qu’un homme ne travaille pas parce qu’il ne trouve pas d’emploi est une chose compréhensible. Qu’il gagne moins que sa conjointe n’a pas d’importance. Mais un homme qui refuse de chercher à travailler mêrite le mépris. D’une part parce qu’il se retrouvera en situation d’infériorité face à une conjointe qui assumera toute la partie financière de la vie du ménage, tout en occupant une partie de l’activité domestique, dont notamment l’éducation des enfants. Ne serait-ce que pour des raisons biologiques évidentes, la mère est au moins aussi proche de ses enfants que le père (4). Si en plus l’homme est retiré du domaine professionnel, il devient le membre secondaire du couple. Mais surtout, un homme qui ne cherche pas à travailler et préfère l’activité au foyer refuse la notion de sacrifice. Non pas que le travail domestique ne soit pas un travail : mais contrairement à un emploi, qui implique le risque de licenciement, de mauvaises affaires, voire de faillite, le travail domestique implique peu de risques, et constitue non pas un projet mais une activité récurrente.

              Je considère tout personnellement que pour la femme, le travail est une liberté, un moyen d’émancipation, mais que pour l’homme, c’est un devoir. Une femme qui refuse de travailler – si elle peut matériellement se le permettre - et de ce fait s’extrait du risque professionnel ne nuit pas à la société, tant qu’elle garde la possibilité d’assumer ce que seules les femmes peuvent faire, à savoir la gestation. Un homme qui refuse de travailler se refuse à faire ce qui peut être exigé des hommes et d’eux seulement : le sacrifice au travail.

Conclusion : la misandrie, inutile et inepte

                 Ceux qui auront lu les précédentes lignes penseront peut-être que je suis réactionnaire, que j’impose des rôles normés à l’homme et à la femme. Je les invite à relire pour bien comprendre. Bien au contraire, la conception de la virilité que je cite (je ne l’invente pas, elle me semble trop évidente), la virilité par le sacrifice, serait plutôt progressiste. En tout cas bien plus que la virilité définie par la reproduction, qui se mesure au nombre de conquêtes féminines (alors qu’au fond, peu importe que 90% des hommes ne se reproduisent pas…)…et qui mène immanquablement au machisme, au mépris des célibataires et à l’homophobie.

Je vous invite sinon à imaginer une société où les individus ne seraient pas invités à avoir de rôle envers la collectivité. Ca tombe bien, nous y sommes, du moins dans l’idéologie de la consommation et du capitalisme : il n’y a plus de responsabilité envers le collectif, seulement des intérêts individuels. Que les français ne fassent plus assez d’enfants, ce n’est pas grave, on importera des immigrants. Que le travail soit aliéné (au sens marxiste du terme : le travailleur ne possède pas ce qu’il produit et ne le décide pas) n’est pas grave : il n’y a plus de projet pour lequel le sacrifice est possible, seulement des ventes de travail et des jouissances ("Seigneur Dieu, il oppose le sacrifice et la jouissance, il parle comme Pétain !" se diront les amateurs d’amalgames). Dans ce contexte de société capitaliste développée où la majorité de la population n’est plus en situation de survie, mais trop aliénée pour être en situation de projet, la plupart des hommes se retrouvent dans une situation d’inutilité (quand ils ne travaillent pas ou peu, ou quand ils ont un travail facile mais peu rémunérateurs), soit en situation de dépossession, s’ils ont un travail difficile et usant, mais adopté par nécessité, et sans réelle utilité collective. Un vigile qui garde un stade de foot, à moins d’être fan de foot lui-même, aura peu l’impression d’être utile à la société. Son épouse, si elle a eu des enfants, aura eu la satisfaction d’avoir engendré une famille. L’homme aussi, mais il y aura eu objectivement une moindre part.   

La misandrie, ce n’est pas le féminisme. Elle n’aide en rien les femmes face aux véritables oppressions qu’elles subissent, ne serait-ce que parce que la misandrie fausse les diagnostics sur la violence ou l’organisation au sein du ménage. 



(1)    En 2008, Zemmour prédisait que Cohn-Bendit ne réussirait pas à ranimer les Verts, politiquement morts selon le journaliste. Malheureusement, Zemmour s’est trompé.

(2) Il faut aller voir dans ce document, à la page 3, et regarder les deuxième et troisième lignes de statistiques, se rapportant aux homicides, notamment les dernières colonnes sur la droite.

(3) En n’effet, n’oublions pas que les femmes sont très majoritaires dans l’enseignement en maternelle, à l’école primaire, et fort bien représentées dans l’enseignement secondaire (mais moins dans le supérieur). Ce qui, en plus du temps consacré par les mères à l’éducation (plus long en moyenne que celui des pères) amène logiquement à penser que les femmes sont en premières lignes dans la transmission des valeurs. Donc on peut se poser la question : si des générations de jeunes hommes machistes et immatures se sont succédées, n’y a-t-il pas un début de responsabilité –fut-il complètement involontaire- dans l’éducation prodiguée par les femmes ? En version plus claire : n’oublions pas que les machos ont en premier lieu été élevés par des femmes…

En tout cas ne manquez pas ce très bon texte d’un ancien professeur de français qui décrit les inégalités en défaveur des garçons dans l’enseignement secondaire, sur le site de l’Observatoire du Communautarisme.

(4) Pour ceux qui auraient besoin d'explications, ce lien mère-enfant est plus fort que le lien père-enfant car 1) la mère a (sup)porté l'enfant neuf mois, quand l'oeuvre du père s'est peut-être réduite à quelques minutes; 2) la mère est sure de sa parenté avec les enfants, le père pas souvent. Et, que vous le vouliez ou non, l'évolution nous a programmé pour vouloir la transmission de nos gènes.

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Published by DiadoreCronos - dans Misanthropie
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commentaires

Billy LO 21/03/2010 15:35


Je crois pas que Stoni ait résumé sa "position" en quatre mots, parce que quand tu comprends rien t'as pas de position !! Moi aussi j'ai pas compris, mais bon, vu comme on se fait recevoir quand on
dit qu'on comprend pas, je ferma ma gueule.
moi je comprends qu'y en ils passent tout leur temps sur le blog de stoni, parce qu'ailleurs...


DiadoreCronos 21/03/2010 18:51


Il fallait entendre "situation" au lieu de "position", si tu préfères.

Je n'estime pas avoir mal reçu Stoni. Que fais-tu si quelqu'un réponds qu'il ne comprend pas ce que tu dis, sans préciser aucunement ce qu'il ne comprend pas ? Pour ma part, quand je ne comprends
pas un texte, j'applique une méthode cartésienne toute bête: je divise le texte en parties, jusqu'à ce que je trouve une cohérence dans au moins une des fractions, et ça permet de dire à quel
moment je cesse de comprendre.


Oscar Sutter 20/03/2010 23:02


DiadoreCronos,

Non en effet vous ne servez pas A RIEN, puisque vous m'agacez après m'avoir fait même initialement sortir de mes gonds.

Vous ne servez pas A RIEN, puique j'éprouve le besoin de vous répondre encore.

Je viens de passer deux heures à rédiger un projet de réponse, à nouveau point par point, à votre dernier envoi.

UNE FEMME, justement, me dirait peut-être (la mienne l'a fait en tout cas) de laisser tomber et de passer à autre chose de moins stressant et de plus agréable que la poursuite de vaines
polémiques abstraites et politiques où aucun des deux ne veut céder. Même des hommes me l'ont dit, figurez-vous, et non parce qu'il pensaient que votre thèse était irréfutable puisque vraie,
mais en invoquant des raisons analogues aux précédentes : à quoi bon?

Et intellectuellement, je les approuve: comme vous êtes persuadé d'avoir raison, et cela sur la base d'une argumentation étoffée  dans votre article, et comme je suis tout autant persuadé
que vous avez tort et que la plupart de vos arguments, y compris ceux, du même acabit, que vous venez de m' opposer en dernier lieu, sont des sophismes  qu'il est possible de faire
apparaître comme tels, ce dont vous ne conviendrez évidemment jamais, pas plus que je ne saurais convenir à la suite d'une nouvelle réponse de votre part répliquant à la mienne que ces sophismes
n'en sont pas et que par ailleurs votre thèse ne comporte aucun parti- pris, à quoi bon continuer  en vous l'envoyant, cette réponse pourtant déjà rédigée, même si elle est, eh oui j'en suis
capable au besoin-,  plutôt plus concise que votre propre dernier texte?

Si vous m'aviez laissé terminer ma "contre-argumentation" entreprise, "nulle", "vaseuse" ou valable et défendable, peu importe, au lieu de m'interrompre par des invectives et des
reproches de bêtise, vous auriez pu ensuite "réfuter ma réfutation" en un bloc, au moins il en serait résulté un peu plus de clarté dans l'échange. Mais ainsi?

Je ne mets en doute ni la sincérité de votre engagement politique, ni les efforts qu'il vous coûte, incluant la gestion de ce blog mais ne s'y limitant certes pas.

Par ailleurs, l'engagement politique implique de donner des coups, d'en recevoir, d'en rendre à nouveau etc. Vous êtes sans doute plus motivé que moi puisque je n'ai pour ma part que des
opinions, et je n'exclus nullement d'en changer le cas échéant sur tel ou tel point, sans pour autant être une girouette.

Et si la testostérone ou une autre cause me fait parfois exploser en insultes, assez rarement toutefois, mais "se lâcher de temps à autre, ça fait du bien", comme on dit, à condition que ce ne soit
pas pour un motif futile, je ne saurais persévérer d'une manière aussi inlassable que vous dans l'invective et l'affectation de mépris intellectuel.

Il semble que vous soyez mieux renseigné sur mes activités échiquéennes que par exemple sur mes opinions  au sujet du racisme anti-blancs, à en juger par celle des deux paraboles qui est de
votre cru, même si j'en reconnais la drôlerie.

Pour le moment je garde mon texte prévu "sous le coude", quitte même à ne jamais l'envoyer si vous en exprimez le désir: puis-je être plus conciliant?

Cependant ne croyez ni à un bluff ni que je sente qu'au fond vous avez raison et que je ne m'estime en tout cas pas capable de vous contredire sur le terrain de l'argumentation: votre accusation
d'effets de manche était à cet égard très maladroite, car beaucoup de littéraires sont plus portés par tempérament + par formation à la logique qu'aux méthodes des avocats.

Vous, vous me faites l'effet dans votre article, de vous faire l'avocat du diable, notamment dans la seconde partie qui franchit  toutes les limites acceptables pour quelqu'un qui
n'est pas d'extrême droite et abreuvé pour le moins par les vertus que chante un Jünger dans "Orages d'acier", quand vous évoquez les bienfaits civilisateurs de la guerre , les exaltantes
vertus du sacrifice viril qu'elle implique, etc. etc.! Il n'est pas possible qu'un communiste ait écrit des développements pareils! Vous n'avez pas pu oublier du moins certains propos très lucides
de Lénine sur ce point, je dis bien Lénine, pas le pacifiste viscéral (et que j'admire cependant tout autant) nommé Jaurès! Enfin vous n'êtes tout de même pas un imbécile complet, je ne puis le
croire! D'autres articles de vous et tout votre engagement politique m'en empêchent: mais quelle mauvaise mouche vous a donc piqué le 8 mars dernier?

Je termine sur un point qui peut sembler anecdotique, surtout après ce qui précède. Mais quand vous estimez qu'un homme ne se sent normalement pas le dreoit de frapper une femme même en manière de
réplique sous peine d'être une brute, désolé, mais je ne conçois pas la galanterie jusqu'à une élévation aussi angélique, que dis-je christique (cf. bien sûr le fameux "tendez l'autre
joue"...):

Mettons qu'une mégère hystérique frappe son conjoint, sans être complètement ni sous l'effet de l'alcool, ni sous celui de la drogue, ni même emportée par une irrépressible crise de jalousie à
propos d'une infidélité réelle ou supposée;
ne croyez-vous pas qu'un homme, sans être pour autant gonflé à éclater de testostérone, peut commencer par lui dire fermement: "je te conseille de ne pas recommencer ce que tu viens de faire".
Supposons que n'écoutant pas ce sage conseil, elle récidive. Supposons aussi que l'homme en l'occurrence soit vraiment très patient ou (et) désireux de ne pas passer pour une brute, selon vos
propres termes; ne pourra-t-il pas lui dire encore: "à la troisième fois je t'assure que tu vas le regretter". Et si troisième fois il doit y avoir tout de même, eh bien, n'est-il pas en droit
alors de joindre l'acte à la parole et de le lui faire regretter pour tout de bon?

Désolé si vous en concluez que je suis une brute, mais là encore, obstiné et indécrottable faible d'esprit à vos yeux ou non, je campe sur ces positions.

Je sais qu'il existe des hommes avortons, ou alors de redoutables femmes karatékas comme Chantal Jouanno -dont quelque chose me dit cependant que, rien qu'à la voir, de droite ou
non, elle ne se comporterait pas comme la mégère citée en exemple-, mais enfin je veux croire que la portée de votre article devait en principe s'étendre au-delà de quelques cas marginaux et
pathologiques...





DiadoreCronos 21/03/2010 18:48



Au départ, j'aurais voulu écrire "vous publiez ce que vous voulez, pas besoin de mon autorisation"...Mais ayant un temps limité, je me permets de vous dire que votre message devra apporter de
nouveaux arguments pour contrer les miens. Si ce n'est que la répétition de ce que j'ai déjà réfuté, je posterais une réponse qui ne sera que renvois à mes messages précédents, puis clorrais la
discussion.

Juste quelques précisions, redondantes par rapport à ce que j'ai déjà écrit, mais bon:

Je n'ai pas dit que la guerre était en elle-même civilisatrice, mais que le recours à la guerre avait été inévitable dans la construction des civilisations. Ca n'a rien à voir avec une louange de
la guerre en général.
Je n'ai jamais fait du sacrifice (qui n'est pas nécessairement réservé aux hommes, mais qui prend la dimension d'un devoir pour eux selon moi) une chose "exaltante". J'ai juste dit qu'il fallait
que tout homme y soit prêt.

Pour ce qui est de la propension des hommes à répondre violemment à une agression féminine, je précise ma réponse dans mon avant-dernier message.

Vous relativisiez la portée de la violence morale féminine (injures, harcèlement...) au motif qu'elles n'ont pas, elles, la possibilité de la menace physique pour appuyer une menace morale.
Or, face à une injure, de la calomnie ou la plupart des formes de pression morale, la plupart des hommes ne réagiront à aucun moment par la violence, car ce serait répondre à des mots par des
coups. Vous connaissez beaucoup de gens qui font cela? Pas moi, car ce genree de réaction, surtout si elle est publique, vous décrédibilisent à vitesse grand V aux yeux de tous.
Maintenant, pour le cas où la femme frappe, vous évoquez le cas d'une violence ponctuelle, en reconnaissant que la plupart des hommes ne répondront pas au premier coup, mais qu'à la longue il le
fera. Mais il se peut tout à fait qu'un homme ne réponde pas à des violences répétées, car cette violence, comme le rappelle la psychologue "philandre" citée par Julien de S&S, est
souvent précédée d'une destruction morale de l'homme, de sa confiance en lui, de l'estime de soi...Au point qu'il se considère lui-même comme indigne de se défendre.
Le phénomène existe aussi largement dans l'autre sens: pourquoi y a-t-il tant de femmes battues qui ne quittent pas immédiatement le foyer? Même en dehors des contraintes que cela pose
(surtout si elles ont des enfants), il y a aussi le fait que la femme battue peut toujours éprouver des sentiments pour son conjoint, mais aussi qu'elle peut être démolie psychologiquement, au
point de ne plus vouloir se protéger.

Au passage, vos amis et votre épouse ont entièrement raison dans leurs conseils.



Oscar 19/03/2010 02:33


DiadoreCronos,
 
Quand j'ai indiqué avec insistance que mes premiers commentaires à chaud n'étaint pas à prendre à la lettre, fallait-il être grand clerc pour étendre cela à mes dires envoyés le même
après-midi sur le blog de Julien????
DONC il n'est nullement question de talent littéraire et de son absence, ce n'est pas d'ailleurs ce qui importe ici, et pas davantage en ce qui me concerne.


Résumons:
 
1°vous n'appréciez pas que je sois prolixe, mais connaissez-vous l'expression: "le diable se cache dans les détails"? C'est souvent le cas dans la première partie de votre
argumentation .

2° Votre distinction entre les femmes pourvues d'un vagin et les hommes qui aimeraient être des femmes est bizarre mais ne m'intéresse pas.

3° Dont acte.

4° Je maintiens la pertinence totale de ma parabole, qu'elle soit trop longue ou pas: dans un article sur la journée des femmes, vous étalez sur des pages les misères que ces méchantes font subir
aux hommes, et vous êtes incompétent selon vos propres termes pour évoquer l'horreur mondiale et historique de leur assujettissement. Les seaux d'eau que vous videz sont les larmes versées sur
le sort terrible que les femmes font subir aux hommes, seaux répandus sur des pages interminables jusqu'aux derniers destinés à "évacuer" (= à dénoncer) la haine des hommes (misandrie), tragédie
majeure et prioritaire dans l'ordre de vos préoccupations d'après le nombre de pages que vous lui consacrez, et cela dans la dernière partie de l'argumentation , celle qui énonce en
principe les points forts en vue de la conclusion.

5° Les exemples de législateurs sont pris au hasard parmi les plus fameux, pour illustrer seulement l'importance du facteur empirique, je n'ai eu là aucun souci de ne retenir que ceux qui
correspondent aux "principes républicains", encore moins de les proposer comme modèles àsuivre par ailleurs.

6° Les violences des enfants contre les parents, exemple traité comme un argument sérieux à réfuter dans le même esprit. Un trait d'humour a-t-il jamais fait de mal au milieu d'une démonstration
aride?

7° D'une bêtise + mauvaise foi indécrottables sans doute, je maintiens qu'est  artificielle et fallacieuse  l'accusation de discrimination portée contre le projet de loi initial;

8° Je dis simplement qu'il faut se garder des manipulations d'où qu'elles viennent et que je ne vois pas pourquoi les féministes en détiendraient le monopole.

9° la dérision face à la notion d'hommes battus vous exaspère. Je n'en ai jamais rencontré mais je vous crois sur parole.

Quelques remarques annexes: vous n'êtes pas compétent pour parler des femmes en dehors de l'hexagone; on peut se documenter, vous le faites bien pour les malheurs des hommes chez nous, mais on
est effectivement libre de choisir certains centres d'intérêt de préférence à d'autres.

Dans l'hexagone, il se produit par exemple ce qu'on appelle des tournantes, et dans beaucoup de cités, toute fille ou femme vêtue en jean un peu moulant ou en jupe un peu courte est
considérée comme une pute qui attend de se faire violer et défoncer l'anus de préférence par un groupe de mâles réunis pour l'occasion et on ne se gêne pas de le lui dire en termes choisis,
mais la question des pubs semble focaliser davantage votre réflexion... Encore une fois, en politique aussi on est libre de choisir ses centres d'intérêt selon ce qui vous semble les plus
urgent et intéressant.

 Vous m'attribuez des propos dans un sketch qui ne manque ni de vivacité ni de sel. Pour faire très court selon vos désirs, si vous pensez ainsi, c'est que ça doit sûrement être
vrai.

 Votre réponse numérotée 10) est la plus sensée, en fait la seule, pauvre solitaire!

 Après tout, pourquoi ne pas essayer pour finir de battre un record de concision  pour compenser mes "longueurs" précédentes:

 "Sans guerre, pas de civilisation, pas d'état , pas de science, pas de découverte au monde(...) Il faut être puissant pour se défendre; et le meilleur moyen d'être puissant est de
s'agrandir (ajouté par moi: c'est curieux, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu et lu ça quelque part, et que l'auteur n'était ni Marx ni Lénine...) De telles phrases suffisent au fond à juger
leurs auteurs.

"N'en déplaise à certains, je considère que l'opprobre -dans la limite de la courtoisie (SIC!!!) envers une femme qui refuse de faire un enfant est dans le fond justifiée";

rassurez-vous, il y a aussi sur l'échiquier politiqu des gens à qui ça plaît...

Les délires sur la misandrie censés servir de conclusion sont de la bouillie pour les chat, un fatras indigeste, incohérent, ennuyeux et sans intérêt. Ce n'est pas l'absence du talent littéraire
que j'y regrette, mais l'absence du minimum de capacité d'une pensée raisonnable et non faussée par votre complexe d'homme castré par les femmes. Mais comme Feud est un nullard en comparaison de
vos lumières, inutile de poursuivre là-dessus, donc inutile de poursuivre tout court.

"A quoi peuvent bien servir les hommes?" Pour les autres, je ne m'aventurerais pas sur ce passionnant terrain métaphysique, il donne trop le vertige existentiel.
Mais pour ce qui vous concerne  je peux bien vous le dire en confidence: A RIEN.


DiadoreCronos 20/03/2010 19:22



 


 


J'ai posté mes réponses avant que vous n'ayiez fini de poster vos élucubrations; j'en profite pour répondre à vos deux derniers
messages.


Continuons la numérotation des points abordés :


11) « Au fait, qui a parlé d'agressivité et de violence spécifiquement liées à la testostérone?... Un ange masculin passe.
Ce n'est pas DiadoreCronos en tout cas... Il sait que les hormones ne font pas tout, et que donc elles ne font rien! »


Comme tous les raisonnements misandres, celui-ci ne répond à rien et se retourne contre lui-même. Il ne répond à rien car
personne n'a dit que les violences physiques (mais pas morales) n'étaient pas majoritairement masculines. J'ai d'ailleurs, comme nous le verrons plus bas et comme vous vous obstinez à l'ignorer,
clairement donné dans mon texte des rapports numériques (nombre de morts notamment) qui sous-tendent que 1) la violence physique est majoritairement masculine; 2) elle n'est cependant pas
exclusivement masculine et la violence féminine n'est pas rarissime. Et ce raisonnement se retourne contre lui-même car s'il est effectivement établi que la testostérone (dont certaines femmes
sont plus porteuses que certains hommes) a un rôle favorisant les comportements agressifs, et que l'on en concluait que les hommes sont "fatalement" plus violents, alors cela diminuerait la
responsabilité morale des hommes violents ! Donc de deux choses: soit la justice considère la testostérone comme une « circonstance atténuante » pour les hommes violents, soit elle
considère que ce « handicap » (qui joue aussi un rôle positif dans la compétition intellectuelle, source de nombreuses découvertes...la plupart des inventeurs et des élèves des hautes
écoles d'ingénieurs sont des hommes...) comme surmontable, et donc on considère effectivement que l'hormone ne détermine rien. Quelle option choisissez vous?

12) A propos des tâches ménagères. Monsieur Sutter, quand vous ne comprenez rien à quelque chose, il suffit de le dire. Stoni a résumé sa position en trois mots, vous auriez pu faire de même.
Reprenons lentement l'explication pour que vous ne vous perdiez pas en route.

Certain-e-s féministes radicales considèrent que les hommes et les femmes constituent deux classes dont la première exploite l'autre. Ce qui fait directement analogie avec l'exploitation du
prolétaire par le capitaliste.

A priori, on pourrait croire ce schéma justifié: en effet, dans un couple, les femmes font objectivement plus de tâches ménagères que les hommes. Ces tâches ont une valeur, qui, mesurée selon les
prix du marché du travail domestique, rapporterait un revenu non négligeable (l'estimation dont je parlais se situait à près de 2000 euros mensuels). Et la femme n'est pas payée pour ce travail,
à première vue. Donc on pourrait croire que l'homme, dans un couple, extorque à la femme un travail d'une valeur importante en échange de rien, comme le capitaliste extorque un profit sur le
travail salarié, sachant que l'utilité sociale des propriétaires du capital est nulle.

Sauf que cette comparaison n'a pas lieu d'être: contrairement au salarié dont une partie du temps de travail ne profitera qu'aux actionnaires (le surtravail de Marx), le travail domestique de la
femme ne profitera pas qu'à son conjoint. Et même si l'on isole une partie du travail féminin spécifiquement dédié aux soins de son conjoint, on ne peut pas dire, d'un point de vue strictement
économique, qu'elle le fait en pure perte. Sa rémunération, c'est de bénéficier d'une partie de la masse salariale ramenée par son conjoint, souvent supérieure à la sienne. Après, parmi les
couples, il y a toute sorte de situations possibles. Celle où une femme gagne plus d'argent que son mari et fait plus de tâches ménagères, le mari pouvant alors être considéré comme parasite;
celle où un homme ramène un haut salaire, la femme ne travaille pas et emploie une femme de ménage, c'est alors la femme qui est parasite en termes de production; ou des couples où l'homme ramène
plus d'argent que sa femme, travaille plus longtemps, et où la femme fait davantage de travail domestique (ou alors inversion des rôles entre l'homme et la femme). Dans la plupart des couples, la
notion d'exploitation de la femme par l'homme n'a pas de pertinence, au sens de l'exploitation capitalistes/prolétaires. Il s'agissait de répondre ici à une accusation contre le genre masculin
dans son ensemble, et non de faire de la « sociologie de haut vol ». D'ailleurs, quant on subodore vos références (Bourdieu, je suppose?), on a envie de vous les laisser bien
cordialement.
13) «"celui qui tient les cordons de la bourse"... détient le pouvoir dans un couple ».


Raisonnement simpliste, faux, et misérabiliste à l'égard des femmes : le fait que dans un couple, l'un des deux conjoints
(l'homme par exemple) contribue le plus (voire intégralement) aux ressources monétaires ne signifie pas que l'autre conjoint(e) soit sous sa coupe. Ce qui est déterminant pour juger de la
« domination », c'est de savoir si le conjoint le plus pauvre peut décider de rompre le couple sans se retrouver dans une situation financière intenable. Une femme qui gagne moins que
son mari mais qui pourrait vivre de son seul revenu en cas de rupture n'est pas dominée. Une femme qui ne travaille pas mais qui pourrait rapidement travailler et être indépendante n'est pas
dominée. Après, le conjoint « pauvre » peut décider de rester dans le couple parce qu'il a des exigences de niveau de vie dont il pourrait dans l'absolu se passer, mais c'est alors un
choix.


[… je saute vos délires verbeux qui gonflent votre paragraphe sur les tâches ménagères. Vous m'accusez de
« baguenauder » d'un sujet à l'autre alors que c'est bel et bien votre prose qui réenglobe ces sujets sans apporter la moindre accusation construite...]

14) « Quant à "La cause des hommes" que l'auteur appelle sans arrêt à la rescousse, son aide serait d'ailleurs plus convaincante si elle était davantage équilibrée dans le texte par des
études d'une "cause des femmes" quelconque, si déjà emprunts il doit y avoir. »

Le site La Cause des Hommes (dont la grande majorité des propos sont mesurés et non misogynes) et les autres sites « hoministes » sont très nettement minoritaires par rapport aux sites
féministes, dont ils ne sont pas les adversaires, mais aussi par rapport aux discours misandres, qui eux sont combattus par ce site. Et pourquoi ne demandez vous pas aux sites féministes de
laisser une partie de leurs publications aux analyses de La Cause des Hommes?
15) « il nous explique doctement qu'une "bourgeoise hautement diplômée" n'a pas les mêmes intérêts qu'une "chômeuse". Certains ne l'ont pas attendu pour s'en douter, ce qui n'empêche pas une
communauté d'intérêts ni même d'expériences dans certains domaines. »

Vu que vous êtes manifestement incapable de comprendre que c'était le fait d'ériger « la Femme » en tant que catégorie sociale cohérente qui était critiqué, je vous rappelle que l'on
peut également trouver des « communautés d'intérêts » et « d'expériences  dans certains domaines » entre tous les êtres humains, même entre un bourreau et sa victime. Le
capitaliste et le prolétaire ont tous deux intérêt à la croissance économique, tous les êtres humains ont intérêt à ce que la planète ne soit pas dévastée...donc vous parlez pour ne rien
dire.


Revenons aux points sur lesquels vous avez « répondu ». Mais avant cela notons que vous êtes responsable de vos
propos, même sur un coup de tête. Et que vous êtes revenu sur ce blog en jouant le numéro du Juste qui s'est trouvé débordé par sa légitime colère, alors que manifestement vous avez allié
l'incompétence intellectuelle à une réaction ordurière (vous êtes sans doute beaucoup plus testostéroné que moi...).
               1), 2) : Verbiage inutile de votre part.


 


  4) « Les seaux d'eau que vous videz sont les larmes versées sur le sort terrible que les femmes font subir aux
hommes... »

Que vous soyiez (selon toute évidence) un littéraire (donc moins formé à la rigueur et à la logique qu'aux effets de manche), c'est une chose, mais qui ne vous dispense pas de limiter votre
malhonnêteté. Si vous relisez mon texte, vous verrez que 1) il n'y a que deux paragraphes consacrés aux violences féminines ET masculines, 2) que je ne nie absolument pas la prééminence numérique
des secondes sur les premières, du moins pour ce qui est des violences physiques; 3) que la question des « hommes battus » n'est même pas abordée, seulement celle des hommes assassinés
(ce qui n'est pas la même chose), ce sont principalement les violences psychologiques qui sont notées chez les femmes ET les hommes, 4) je relativise moi-même l'appréciation des plaintes
masculines pour ce qui est des violences morales, puisqu'il y a toujours une part de subjectivité dans ces cas.

Votre acharnement à faire de moi un obsédé des violences féminines que je ne suis pas révèle que, contrairement à vos dires, c'est bien la seule évocation de l'existence de la violence féminine
qui vous insupporte, même quand cette évocation est pondérée.

Il n'y a donc nul atermoiement dans mon texte. Ce qui donne envie de pleurer, c'est plutôt votre tournure (ou plutôt torsion) d'esprit.

5) Les principes républicains évoqués par Zemmour étaient pourtant bien le sujet. Vous fuyez. Échec.

6) Il faudra aussi sérieusement améliorer l'humour, car en lisant votre comparaison avec les violences parents/enfants, le côté comique était indétectable. Maquiller un argument foireux en
« trait d'humour » s'appelle une fuite. Échec.


7) Critique rageuse d'une mauvaise foi non démontrée. Échec.

8) Verbiage inutile. Échec.

9) Revoilà votre argument principal: le choix de mon sujet révèle mes priorités, donc selon vous mon mépris des souffrances féminines.


Essayez un peu d'adapter votre raisonnement à d'autres situations.
Si je n'avais pas écrit d'article, vous ne m'auriez pas fait de réflexion. Pourtant, je n'aurais pas davantage secouru les indiennes immolées ou les chinoises sacrifiées.
Dois-je également vous tenir rigueur du temps que vous consacrez à lire et commenter mes articles, ou le temps que vous passez sur le blog de Stoni, et vous reprocher de ne pas le consacrer aux
damnéEs de la Terre?

Remarquez-vous aussi que chaque jour, la presse de la plupart des pays nous parle de déficits, de chômage, d'élections, et non de la faim dans le monde qui tue pourtant nettement
plus?

Ne faudrait-il pas en vouloir aux gens qui se consacrent à la reconnaissance des maladies orphelines, alors que le SIDA, la malaria ou la tuberculose tuent nettement plus de
gens?
Dans un hôpital, critiquez-vous un médecin qui s'occupe de rééducation orthopédique, et non d'actes plus vitaux tels que la chirurgie d'urgence ou la réanimation ?

D'ailleurs, tous ceux qui ne sont ni médecins, ni pompiers, infirmiers, sage-femme (ou autres professions de santé et sécurité) … ne sont-ils pas d'infâmes salauds qui se sont désintéressés des
centres d'intérêts les plus urgents, à savoir la vie des autres?

Étendez votre raisonnement, et vous verrez que le monde entier est peuplé d'une énorme majorité d'ordures DiadoreCronoïdes.

Alors oui, je le répète: tout le monde ne peut se spécialiser sur la même chose.

Ensuite, parler des malheurs du monde n'a d'intérêt que si l'alerte peut avoir une répercussion. Par exemple, j'ai trouvé utile de faire un article sur l'implication française dans le génocide
rwandais car ce sujet est occulté par la grande presse française (mais ça commence à se fissurer). En tant que militant du Front de Gauche, mon présent article a pour but d'influencer mon propre
camp pour éviter que des victimes soient laissées de côté en cas d'application de nos propositions sur les violences conjugales.

A l'inverse, parler des tournantes comme vous le faîtes, c'est bien gentil, mais 1) le sujet a déjà été évoqué par les médias français, 2) tout le monde est d'accord pour dire que c'est ignoble,
3) plutôt que de faire un paragraphe pour exposer des faits déjà connus et dénoncés, il serait plus utile d'écrire sur la manière de renforcer la lutte contre les violences sexuelles, sur
l'action de la police et le soutien aux associations de secours aux victimes.

Donc oui, je peux faire des articles sur les ignominies faites aux indiennes et aux chinoises, mais pour dire quoi? Faisons la guerre à la Chine ou l'Inde? Partons tous là-bas pour les
sensibiliser au sujet (ils sont sans doute pas au courant)?


Je finirai sur vos amalgames:


Sur mes phrases sur le rôle historique de la guerre, vous dîtes «De telles phrases suffisent au fond à juger leurs
auteurs. ». D'une part vous les tronquez (j'ai cité le bienfait que constituent l'équilibre des forces, qui amène la paix), d'autre part vous n'argumentez rien. La seule chose dont
on peut juger, c'est de votre bêtise.


Vous vous choquez quand j'écris qu'une femme qui refuse toute fécondité mérite une opprobre dans les limites de la courtoisie.
Pour aider vos neurones, cela veut dire que l'on peut faire remarquer à une telle femme que son choix est antisocial, mais qu'il y a une marge entre cela et la rouer de coups ou l'exclure de la
société.


Vous pensez peut-être que seuls les cathos intégristes pensent comme moi? Vous n'avez pas de devoirs envers la société? Que
croyez vous qu'il se passe si un grand nombre de gens décident de ne plus avoir d'enfants? Et bien vous vous asseyez sur vos retraites, et la taxation de la haute finance n'y changera pas
grand-chose, votre pays s'affaiblira, deviendra une puissance de second rang sujette à l'impérialisme étranger. Mais ça vous vous en foutez.


Apprenez que le communisme n'est pas l'anarcho-libertarisme, pour nous les individus ont des devoirs sociaux.


« Les délires sur la misandrie censés servir de conclusion sont de la bouillie pour les chat, un fatras indigeste,
incohérent, ennuyeux et sans intérêt. »


Etant donné vos performances précédentes, vous aurez une idée de ce que je fais de votre boussole.


En même temps, le mélange freudo-bourdieusien pouvait difficilement vous être profitable.


"A quoi peuvent bien servir les hommes?" Pour les autres, je ne m'aventurerais pas sur ce passionnant terrain métaphysique, il
donne trop le vertige existentiel.
Mais pour ce qui vous concerne  je peux bien vous le dire en confidence: A RIEN. »


Votre prestation termine comme elle a commencé : par l'attaque personnelle. Que d'étapes inutiles entre-temps.


Et que d'échecs.


Et Mat.


 


 


 



Oscar 19/03/2010 00:00


Il est reconnaissons-le plus facile de rompre des lances contre le malheureux "continuum" de Clémentine Autain que d'analyser la situations des femmes dans certains pays du monde, même si nous n'en
sommes pas le centre, c'est tentant de limiter ainsi le cercle de sa réflexion.

Mais parlons-en tout de même puisque cette question des tâches ménagères tient tant au coeur de DiadoreCronos! Ce n'est d'ailleurs pas si dépourvu d'importance, au fond, la controverse
sur la valeur du travail féminin à la maison. Parlons-en donc, après avoir souhaité aux malheureux hommes battus qu'une innovation médicale, par exemple un traitement à base d'un cocktail
de testostérone avec un soupçon d'adrénaline leur permette bientôt de reprendre un peu du ... poil de la bête!
Au fait, qui a parlé d'agressivité et de violence spécifiquement liées à la testostérone?... Un ange masculin passe. Ce n'est pas DiadoreCronos en tout cas... Il sait que les hormones ne font pas
tout, et que donc elles ne font rien! Elles ne déterminent pas.

Il préfère se pencher sur la valeur ou non valeur "de l'activité de la femme au foyer"; retenons sa trouvaille la plus percutante, qui semble péremptoire, de quoi clouer le bec aux "anges du
logis": "cette activité profite aussi à la femme elle-même et aux enfants!" C'est le trait de génie, car celle de l'homme profite bien sûr à tout le monde sauf à lui-même, elle est la
matérialisation même de l'altruisme; bon sang, mais c'est bien ça! Et pour arriver à quelle conclusion bouleversante: "... il n'y a pas d'évidence à ce que le travail d'une femme au foyer rapporte
plus à son conjoint que ce que celui-ci dépense en temps de travail et en argent pour sa conjointe"! Voilà de la sociologie de haut vol qui révolutionne toutes les croyances établies, et avec
quelle originalité imparable!

Soyons sérieux et repartons si DiadoreCronos le veut bien sur une simple réflexion du bon sens populaire: "celui qui tient les cordons de la bourse"... détient le pouvoir dans un couple,
surtout si l'on considère qu' il y a comme le suggère l'auteur lui-même inégalité plus souvent en faveur de l'homme par rapport à la quantité d'argent fournie: je n'ai aucune prétention à
l'originalité en rappelant que cette autorité morale que confère l'apport d'argent par rapport au "bénéfice" des tâches ménagères a depuis longtemps incité beaucoup de femmes, pour diminuer leur
dépendance,  à revendiquer la possibilité de travailler à l'extérieur et à ne plus accepter de se cantonner dans la position de "femme au foyer", ce rôle de " fée du logis" que comme par
hasard les forces sociales les plus réactionnaires ont toujours voulu lui imposer. Mais face aux méandres incertains et capricieux du raisonnement de l'auteur, on est bien obligé de
rappeler certaines évidences. Comme après avoir baguenaudé du côté des violences puis du porno qui chez lui se réduit apparemment à des pubs au pire légèrement sexistes -nous y reviendrons-,
l'auteur revient à la question des tâches ménagères -ces tours de valse donneraient le tournis à plus d'un, je lui répondrai simplement sur ce point (cf."mythologie de la répartition des
tâches ménagères" (car tout question dérangeante est chez lui soit passée sous silence, soit effleurée d'un mot comme la prostitution, soit transformée en "mythologie"), que sans entrer à sa
suite dans la pesée des oeufs de mouche dans une balance de toiles d'araignées comme il le fait à ce propos, le conditionnement des esprits et l'intériorisation de valeurs par son
biais sont une réalité et qu'il n'y a pas même besoin des "bourdieusiens" (horreur!) pour nous en convaincre.

Et à ce propos, signalons en passant qu'il faudrait peut-être à un certain moment arriver à penser par soi-même et à ne pas s'appuyer sans arrêt sur des auteurs quitte même à s'opposer à eux,
ni à renvoyer à des références livresques, même si la prise en compte de la pensée de ceux qui nous ont précédé dans des analyses doit être mise à profit, mais sans pour autant servir
continuellement ni de repoussoir ni de béquilles intellectuelles, surtout explicites.
Quant à "La cause des hommes" que l'auteur appelle sans arrêt à la rescousse, son aide serait d'ailleurs plus convaincante si elle était davantage équilibrée dans le texte par des études d'une
"cause des femmes" quelconque, si déjà emprunts il doit y avoir.

Le parcours capricieux du raisonnement de l'auteur, ses retours sur un thème après en avoir abordé, sans transition logique le plus souvent, un autre, me contraignent ici à revenir à une notion
qu'il a abordée au début de son texte ("La journée du 8 mars"), quand il nous explique doctement qu'une "bourgeoise hautement diplômée" n'a pas les mêmes intérêts qu'une "chômeuse". Certains
ne l'ont pas attendu pour s'en douter, ce qui n'empêche pas une communauté d'intérêts ni même d'expériences dans certains domaines.

Cordialement. 


Oscar 18/03/2010 18:38


Je reprends: De même, instrumentaliser des statistiques, des différences de pourcentages pour échapper à cette critique de minoration des violences infligées par les femmes, est un procédé
irrecevable.
Il l'est d'autant plus que les adversaires de la "victimisation" des femmes, qui à l'exception notable d'Elisabeth Badinter et de quelques autres femmes compatissantes et philandres comme la psy de
"SOS hommes battus" (je me trompe peut-être de sigle, n'ayant jamais dû avoir recours à une telle association bien qu'ayant fréquenté de nombreuses femmes), que ces adversaires donc sont à
chercher surtout dans les organisations dites masculinistes, rappelons-le par acquis de conscience, d'autant que l'ergotage et la manipulation des chiffres ne doivent pas se faire non plus dans des
directions inverses, opposées, soit pour des raisons éventuellement idéologiques comme il y a lieu de le vérifier pour Elisabeth Badinter dont les polémiques avec la plupart des autres
intellectuelles ou simplement femmes engagées dans les luttes féministes sont connues y compris par leur singularité -je pourrais y revenir le cas échéant à propos notamment de la prostitution-,
soit pour des raisons masculines "corporatistes" si j'ose dire.

Certes, il est possible que le chiffre de 10% de femmes "boxées" comme le dit en termes aussi élégants que galants DiadoreCronos, soit une estimation un peu excessive. On peut légitimement
rester perplexe en le voyant d'un coup de baguette magique ramené à ... 1%. Elisabeth Badinter aurait pu être encore un peu plus audacieuse et le réévaluer à 0,01% par exemple. Mais nous
croirons sur parole cette femme connue pour la virulence de son engagement féministe... Puis il faut considérer aussi les violences morales, et là il semblerait que les femmes reprennent
l'avantage. Il est vrai cependant, pourraient objecter de mauvais esprits, qu'une violence morale peut sembler d'autant plus efficace et substantielle quand elle s'appuie sur une menace
ou même seulement un risque de violence physique. On se passionne malgré tout (?) pour ces comptes d'apothicaire que DiadoreCronos suit avec une patience et une passion de bénédictin
qu'on aurait juste pu souhaiter  voir déployer au sujet de problèmes de discriminations sexistes mondiales autrement graves:

 ainsi, à l'occasion de cette journée INTERNATIONALE de la femme, l'auteur aurait pu avoir une pensée pour les femmes indiennes qui sont de plus en plus nombreuses à être maltraitées,
torturées voire poussées sciemment au suicide quand elles ne doivent pas carrément monter sur le bûcher où brûle le cadavre de leur mari auquel elles ne doivent pas survivre;

 pour les petites filles chinoises qu'on continue à jeter dans les campagnes un peu reculées au fond de puits pour avoir une troisième chance, quand on est parent, d'avoir un fils, le
gouvernement chinois ayant déjà dû accorder une "seconde chance" aux malheureux couples dont le premier enfant avait eu l'idée incongrue et honteuse d'être une fille, suite au nombre
effarant d'infanticides de fillettes qui avait résulté de la loi sur l'enfant unique;

il aurait pu penser à une conséquence récente pas si imprévue d'ailleurs de l'extension du recours à l'échographie pour les femmes enceintes dans certains pays afin de leur "permettre"
d'avorter "en bonne connaissance de cause" si là encore le foetus avait eu la mauvaise idée d'être de sexe féminin: on n'arrête pas le progrès, au point que dans des provinces entières de la Chine
contemporaine, la disproportion numérique des genres devient telle que les garçons ont de plus en plus de mal, et pour cause, à trouver une compagne!

il aurait pu penser comme le mentionne avec raison nationalistejacobin au sexisme, je le cite, "des Maghrébins et des Subsahariens", ne nous étendons pas sur les détails pour ne pas être accusé
d'islamophobie... Peut-être le craignait-il du reste, ce qui mieux que la misandrie curieusement évoquée comme cause possible de cette discrétion, expliqurerait la sienne ?

Pour moi, je ne puis m'empêcher de penser que dans certains cas une vision étroitement hexagonale, comme celle qui s'attache au partage de la corvée de vaisselle, des poubelles ou du passage de
l'aspirateur, apparaît soudain quelque peu dérisoire.

La suite plus tard, en espérant qu'Overblog n'est pas spécialement sensible à celles des saturations qui sentent un peu trop le soufre à ses narines informatiques...

Bien à vous.


DiadoreCronos 18/03/2010 22:47



Bonsoir Monsieur Sutter.



Lorsque vous parliez, sur le blog de Julien, de mon absence de talent littéraire, même rapporté à celui de Soral, je me demandais quel était votre idéal littéraire. Maintenant je sais : il
s’agit de la méthode du « dix lignes pour expliquer de façon vaseuse ce qui se réfute en une ligne ». En conséquence, je vais essayer de répondre de la façon la plus concise
possible.


1)     Je n’ai supprimé aucun commentaire, à titre d’information.


2)     Pour votre lanterne,  quand je dis "...de vraies femmes..." (et que vous suggérez qu’il y en aurait donc de
fausses) , je fais simplement une distinction entre les personnes qui sont réellement des femmes (avec un vagin et un utérus), et les hommes qui, par leur discours, manifestent qu’ils
préfèreraient être des femmes (sans avoir la cohérence de passer à la pratique comme les transsexuels).


Pour le reste, le problème n’est pas de faire, comme vous tentez de
l’éviter, de la « psychanalyse de supermarché », mais de la psychanalyse tout court, car cette discipline est dans son ensemble une supercherie. Voyez par exemple
http://imposteurs.over-blog.com/article-22342793.html .  Donc évitez moi les analyses sur la « castration » opérée par le discours
misandre…


3)     Revoyez votre honnêteté intellectuelle .


« Le 8 mars 2010, DiadoreCronos, membre actif du PCF: "Pour le 8
mars, je n'ai rien fait. Cette journée est pourtant une création de l'internationale socialiste(...)Mais je n'y participe pas...")

Contraste saisissant, non... On serait tenté d' ajouter "affligeant". Mais ne faisons pas de procès d'intention, car DiadoreCronos expose ses raisons... »


La principale raison est la suivante : « Parce que je n’en vois pas l’utilité, considérant que les luttes pour l’égalité des genres sont une œuvre
continue. »


Pour vous raconter un peu plus ma vie, je vous préciserai que l’action
« politique » proposée par ma fédération JC consistait à distribuer des roses aux femmes à La Défense. Ne peut-on faire moins mièvre ?


4)     La métaphore ultralongue et hors-sujet sur la comparaison  entre deux désastres (l’inondation et
l’incendie…).


Elle est pathétique car complètement impertinente. Il n’a JAMAIS été
question dans mon texte de choisir entre secourir les victimes féminines ou les victimes masculines. C’est vous qui posez ce dilemme. Les hommes victimes de violences morales peuvent très bien
être accueillis par les mêmes services psychologiques que ceux destinés aux femmes victimes, au pire en engageant des psychologues spécialisés avec les hommes. Les refuges pour femmes battues
pourraient aussi accueillir des hommes. Par exemple, sachez que les SDF aussi ont besoin d’accueil spécialisé, et que plus de 80% des sans abris sont des hommes. Et que leur mortalité en nombre
est supérieure à celle des femmes tuées par leur mari. Non, retenez vous d’écrire une nouvelle bêtise, je ne suis pas en train d’opposer la souffrance des SDF avec celle des femmes battues :
je dis juste que les centres d’accueil ont autant de raisons de recevoir des hommes que des femmes. Mais vous avez sans doute raisons : embaucher quelques psychologues de plus et réserver
quelques chambres supplémentaires va sans doute ruiner la France. Donc on va être obligés de choisir entre les victimes féminines et masculines. Imparable.


5)     En conséquence du précédent point, votre développement sur les législateurs « empiriques » qui auraient eu « le bon sens » de se
focaliser sur les menaces essentielles, et non de prodiguer le secours à toutes les victimes, comme le voudraient mes raisonnements « spécieux »…est complètement foireux. D’abord, vous
faites un appel, sans plus de détails, aux législateurs depuis Hammourabi et Solon. C’est un argument d’autorité. Dans la liste des législations « pragmatiques », vous auriez pu aussi
intégrer le Code Noir et celui de l’Indigénat… Les principes républicains (qui n’existaient pas au temps de Solon, d’Hammourabi ou de Justinien, d’où la nullité de votre argument) ne permettent
pas que l’on discrimine les victimes, sauf si cette discrimination sert l’intérêt public. A moins que vous prouviez que l’accueil des hommes subissant des violences morales ruinerait
effectivement la France, il ne ressort d’aucun intérêt public de focaliser la prise en charge sur les seules femmes. D’autant plus que j’ai déjà répondu à l’argument sur la « nécessité
d’aller au plus urgent » dans mon texte :


« Et de toute façon, que dirait-on d’une loi qui constaterait que la grande majorité des assassiné-e-s sont des blanc(he)s catholiques, et que la loi se
focaliserait uniquement sur les assassins de blancs catholiques ? Et que, lorsque l’on ferait remarquer aux promoteurs de la loi qu’il y a aussi des noirs musulmans qui se font tuer, ceux-ci
répondraient : « Oui, mais c’est minoritaire. Concentrons-nous sur les cas les plus urgents » ? »


6)     Les exemples que vous prenez pour appuyer votre point de vue sont irrecevables. S’il existe des lois spécifiques sur l’escroquerie à l’assurance, et pas une
seule loi pour toutes les escroqueries, c’est parce que l’assurance est un secteur ultra-codifié, dans lequel le risque de tromperie (et ce aussi bien de la part de l’assureur que de l’assuré)
est élevé, car les situations sont très diverses, les garanties offertes par l’assureur et les devoirs de l’assuré font l’objet de débats sans fin et de décisions juridiques volumineuses.
Non, l’escroquerie à l’assurance ne se traite pas comme l’escroquerie à la vente d’automobile (votre assureur peut être victime d’un mensonge de votre part sur le risque assurable, tandis que ce
risque concerne peu un concessionnaire automobile).


L’argument sur la distinction entre les violences des enfants contre les
parents et des parents contre les enfants est encore plus pitoyable. La violence d’une femme contre un homme et celle d’un homme contre une femme peuvent se traiter par des moyens
similaires : la victime peut bénéficier d’un soutien psychologique tout en restant une personne majeure, le ou la coupable reçoit une sanction qui peut passer par la case prison. A
l’inverse, on ne peut traiter de la même manière les violences des enfants contre les parents et des parents contre les enfants. Dans le premier cas, les coupables (mineurs) ont avant tout besoin
de rééducation, et les parents victimes ne vont pas être placés dans des familles d’accueil ( !). Dans le second cas, les parents violents seront jugés comme des adultes responsables, iront
éventuellement en prison, et les enfants victimes seront placés. La distinction légale est donc ici totalement justifiée.


7)     « L'auteur de l'article note:("d'ailleurs la loi a dû être élargie aux deux sexes pour être constitutionnelle"): dès lors pourquoi fulminer si
longuement et lourdement contre cet aspect puisqu'il n'y a plus lieu d'en parler? »


Tout simplement parce que cette nécessité d’élargir la loi n’est
visiblement pas entrée dans toutes les têtes, et que, pour peu que nous ayons un conseil constitutionnel plus négligent, une loi discriminatoire peu très bien passer. Par exemple, la loi sur la
parité a bien été validée, alors qu’elle n’est pas républicaine ni pertinente en son principe (avis partagé par des militantes communistes). Et monsieur Oscar Sutter est la preuve vivante qu’il y
a des esprits à qui il faut rappeler que certaines discriminations sont justifiées par l’intérêt commun, et pas d’autres.


8)     Vous évoquez des manipulations des chiffres (sur la violence conjugale ou la répartition des tâches ménagères):
lesquelles ?


9)     « Puis il faut considérer aussi les violences morales, et là il semblerait que les femmes reprennent l'avantage. Il est vrai cependant, pourraient
objecter de mauvais esprits, qu'une violence morale peut sembler d'autant plus efficace et substantielle quand elle s'appuie sur une menace ou même seulement un risque de violence
physique. »


On voit repoindre l’attitude qui vise à ridiculiser l’idée même de
violence subie par les hommes. Après tout, qu’est-ce qu’une menace verbale qui n’est pas appuyée par la menace physique ? Et donc, de quoi se plaignent les hommes qui se font insulter par
des femmes, qui risquent peu de les frapper ? Il s’agit là d’un sophisme qui se base sur le présupposé qu’une femme, dans la plupart des cas, ne peut menacer physiquement un
homme,  parce qui si elle frappe, l’homme va FORCEMENT répondre, donc l’homme est assuré de son intégrité physique, et sur le fond peut essuyer la
critique sans peine.


C’est un présupposé largement faux. Une femme peut insulter voire
frapper un homme avec un risque non négligeable que celui-ci ne réponde pas physiquement. Tout simplement 1) parce que s’il frappe en réponse à une insulte, il s’avoue faible (répondre à des mots
par de la violence est un aveu de faiblesse, sauf pour les brutes) ; 2) parce que frapper une femme, même si elle vous a frappé, est souvent jugé indigne pour un homme (sauf pour les
brutes) ; 3) parce qu’un homme aura du mal à frapper une femme qu’il aime.


Bien sûr, ces explications n’auront aucune valeur pour ceux qui, hommes
ou femmes, penseront que 1) les hommes sont tous ou généralement des brutes ; 2) les hommes n’ont pas de sentiments pour les femmes (ils se mettent en couple uniquement pour le sexe et pour
avoir une bonne, tout le monde sait ça). On est en plein dans la pensée misandre.


En conclusion, l’existence de situations où une femme peut frapper un
homme sans risque de retour est tout sauf surprenante, et cela se double de la honte sociale pour l’homme battu.


10)   Le dernier et gros argument : en effet, j’ai consacré plusieurs heures de mon temps à parler de la misandrie, qui n’a certainement pas provoqué de
grands carnages à travers le monde, alors que j’aurais pu parler des souffrances des femmes indiennes, chinoises, africaines, du tiers-monde en général…


-       Je ne suis pas le plus informé pour en parler. D’autres organisations le font avec nettement plus de détails que je ne
pourrais vous en apporter ;


-       Un article de ma part sur ces sujets serait donc redondant et de faible utilité pour les personnes en question. Je pourrais
partir en mission humanitaire dans les pays concernés, mais 1) je vis avec quel argent ? 2) je lutte avec quel argent ? 3) si je rejoins une organisation humanitaire, je la finance avec
quel argent ? Et oui, pour que les gras occidentaux que nous sommes aient une chance d’apporter un soutien aux opprimé-e- s du reste du monde, il faut encore que je me lève à 6h40 tous les
matins de semaine pour rentrer chez moi douze ou treize heures plus tard. Sans compter les autres obligations de la vie quotidienne. Car si nous ne faisons plus cela, les riches occidentaux que
nous sommes seraient rapidement de pauvres occidentaux incapables d’aider qui que ce soit.


-       Donc oui, monsieur Sutter, je pourrais faire des articles en série sur tous les malheurs du monde. Mais je préfère agir dans
le sens qui me semble le plus stratégique : la réorientation du PCF sur une ligne pertinente, afin de pouvoir mobiliser sa puissance politique (une fois celle-ci restaurée) afin de venir en
aide à ceux qui en ont besoin, en France ou ailleurs, avec une capacité humaine et un budget qui dépassent mon emploi du temps et mon petit compte en banque.


-       Vous comprendrez donc pourquoi je passe plus de temps à écrire sur les propositions économiques communistes, à discuter de la
ligne du Front de Gauche (dont les inexactitudes sur la condition féminine en France qu’on peut retrouver dans les tracts dudit Front), à écrire sur la Poste et les privatisations, qu’à faire des
commentaires sur des sujets humainement beaucoup plus préoccupants mais sur lesquels ma capacité d’influence est nulle.


-       Je vous prierais donc d’adresser vos suggestions d’articles à des organisations qui ont pris le temps de se structurer sur les
luttes féministes. Ainsi, les féministes (hommes ou femmes) qui biaisent la réalité de la violence conjugale en France pourraient, elles aussi, réduire le temps dépensé à diffuser de faux
chiffres et le consacrer à la situation des femmes indiennes. Les féministes qui se consacrent à la lutte contre les pubs sexistes seraient eux aussi autrement plus utiles en s’activant sur la
condition des femmes et filles chinoises ; etc…


En conclusion, puisque vous aimez les métaphores verbeuses à but supposé
pédagogique, je termine ma réponse par cette petite parabole.


Toutes mes excuses pour l’absence de talent littéraire.


Un jour, DiadoreCronos, décidant d’expier sa misogynie notoire, choisit
de se tourner vers la lutte antiraciste, puisqu’après de longues heures de réflexion, il a conclu que, au fond, le racisme, c’est pas cool.


Il décide donc de se rendre au local le plus proche de
SOS-le-fascisme-est-à-nos-portes-et-touche-pas-à-mon-minaret . Il se présente, annonce avec enthousiasme sa volonté d’adhérer et de se mettre au travail de suite. Jour de chance : il peut
immédiatement rejoindre deux militants qui partaient coller des affiches et distribuer des tracts contre le racisme. L’un deux, noi…, pardon, de coul…, euh « issu de la diversité »,
 s’appelle Noir-Opprimé-Quel-Pléonasme (que nous appellerons par la suite NOQP). Et l’autre est un certain
Oscar Sutter.


Nos trois amis partent de bon chemin. Au bout de quelques dizaines de
mètres, NOQP se tourne vers DiadoreCronos.


NOQP : « Enculé de blanc ! »


DiadoreCronos : « Mais…Que…Qu’est-ce qui vous prend ? Je
ne vous permets pas ! »


Oscar Sutter : « Mais voyons, Diadore, de quoi te
plains-tu ? Tu vas faire un caca nerveux parce que tu t’es fait insulter ? Tu vas crier au racisme antiblanc comme le font les nazis identitaires ? Pense un peu aux innombrables
souffrances que les noirs endurent à travers le monde, à cause des blancs, et toi tu te plains pour une injure ? Quelle inconscience de ta part ! »


Les trois continuent alors leur route. Jusqu’à ce que l’altercation
reprenne. NOQP refixe DiadoreCronos :


NOQP : « Les blancs sont tous des
porcs ! »


DiadoreCronos : « Mais ça suffit ! Tu es malade ou
quoi ? »


Oscar Sutter, consterné : « Diadore ! As-tu une pensée
pour les millions de victimes de la Traite négrière ? Non, je vois que tes neurones sont entièrement occupés par ton petit amour propre. C’est méprisable. »


Diadore accepte de contenir sa colère. L’équipée redémarre. Arrivé sur
le lieu du tractage, NOQP jette une liasse de tracts aux pieds de DiadoreCronos. Celui-ci se penche pour les ramasser, tout en se manifestant :


DiadoreCronos : « Tu aurais pu me les passer de la main à la
main ! »


NOQP : « J’ai pas envie de toucher un fils de truie
blanche ».


DiadoreCronos : « Mais c’est pas
vrai ! »


Oscar Sutter : « S’il te plaît Diadore, pendant le temps que
tu parles, tu oublies de penser au pillage de l’Afrique par les nations blanches qui… »


Oscar n’a pu finir sa phrase, la bouche couverte par un tract
directement venu du sol via la main de DiadoreCronos.


 


Ce dernier rentre chez lui. Il a manifestement prouvé qu’en plus d’être
misogyne, il était un raciste indécrottable.