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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

Alors ce blog est pour vous.

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 23:03

          Un fait qui répond quelque peu à l’expulsion du squat de la rue Victor Hugo à Bagnolet. Le 8 Avril, une cinquantaine de personnes ont été expulsés d’un immeuble appartenant à GDF à Gennevilliers. Les mêmes occupants, qui sont des immigrés africains dont une partie sans-papiers, avaient déjà quitté un immeuble de GDF à Paris en 2004, pour résider à Gennevilliers. L’expulsion de ce mois, contrairement à celle de  Bagnolet, n’était nullement demandée par la municipalité, mais par la préfecture.Dans le cas de Bagnolet, la mairie ne pouvait ignorer que l'expulsion allait avoir lieu, et pouvait au moins préparer le relogement, surtout du fait qu'un an s'est écoulé entre la validation de la demande d'expulsion par les tribunaux et l'expulsion proprement dite, où les squatteurs ont perdus des biens. De plus, l'expulsion avait eu lieu en plein mois de Février.

            Dès l’expulsion du 8 Avril, plusieurs sans-papiers furent arrêtés. Si certains ont été libérés depuis, tous restent en attente de relogement. Et depuis le 8 Avril, cinquante personnes dont une dizaine de ménages avec enfants dorment à ciel ouvert rue Marcel Lamour, devant l’hôtel de ville de Gennevilliers.

            L’association Droit au Logement s’est  vite emparée du sujet, en plaçant des tentes qui furent retirées par la police aussitôt. Un comité de soutien s’est organisé (1), et des manifestations ont déjà eu lieu, comme celle du 18 Avril. Sont demandés : la libération de tous les arrêtés, le relogement des expulsés, la scolarisation sur Gennevilliers des enfants (qui sont actuellement sur Epinay-sur-Seine).

            Ce cas pose tout de même problème car Gennevilliers est une municipalité PCF. Ma première réaction fut d’abord de rencontrer les expulsés, et de les interroger sur leurs contacts avec la mairie. Ils déclarèrent ne pas avoir été reçus par l’équipe municipale. Puis j’ai interrogé les camarades de la mairie. Loin d’être inactive, la mairie s’est investie pour obtenir la libération de plusieurs des sans-papiers. Mais que faire pour que ces cinquante personnes ne dorment plus dehors ?

            Pourquoi la municipalité ne propose-t-elle pas des tentes ? Pourquoi pas un gymnase (comme celui dans lequel se tenait le congrès du MJCF, du 16 au 18 Avril justement) ? Et bien c’est justement l’une des perversités du jeu politique dans lequel s’opposent municipalités, conseils généraux, préfectures et donc Etat. Le piège est simple : dès que Gennevilliers aura confié un toit, si provisoire soit-il, fait de tentes ou dans un gymnase ou salle des fêtes, alors les instances départementales et étatiques considérerons l’affaire réglée et prise en charge par la ville. Ensuite, la municipalité ne peut trouver un logement en dur à titre exceptionnel à cinquante personnes alors que trois mille demandeurs de logement attendent depuis des années que leur dossier soit traité sur Gennevilliers.

            Cela n’empêche pas la pétition du DAL de dénoncer en creux une absence de soutien municipal dans une pétition. C’est pourquoi les jeunes communistes envisagent de diffuser une autre pétition ou tract rétablissant quelques pétitions sur les faits suivants :

-          le caractère illusoire de la loi DALO (droit au logement opposable) ;

-          l’utilisation que l’Etat fait de la spéculation sur le logement vacant dans le cadre du Grand Paris.

              Le ou les documents, qui seront rédigés collectivement, seront publiés ou mis en lien dès que possible.

(1) Joignable via l’Association des travailleurs maghrébins de France (26 rue Dupressoir à Gennevilliers, atmfgennevilliers@ymail.com , 01 47 91 32 22)

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Published by DiadoreCronos - dans Luttes
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