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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 09:32

Un nouvel article bref (j’espère que les lecteurs reconnaîtront la concision dont je fais de plus en plus souvent preuve) pour évoquer un sujet local : la lutte des personnels de l’hôpital Louis Mourier de Colombes.

                Dans le cadre d’un plan élaboré par le ministère de la Santé visant à regrouper les services de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris à douze centres hospitaliers, l’établissement de Colombes devrait perdre des effectifs et des services, tels le service de médecine nucléaire, pendant que d’autres services sont privatisés (ce qui serait le cas de la sécurité – incendie). Des réductions d'effectifs touchant le centre d'IVG aurait déjà été annulée suite à la mobilisation des salariés.

                Une réunion publique avait lieu Jeudi 27 au soir, au cours desquels les personnels en grève, aussi bien soignants qu’ouvriers, ont pu donner leur point de vue. Outre le refus de la suppression, à terme, et sur l’ensemble de l’AP-HP, de plusieurs milliers d’emplois et de la fermeture de centaines de lits, ce sont surtout les conditions de travail qui ont été illustrées.

                Le rythme est de plus en plus tendu : des salariés travaillent douze heures par jour trois jours d’affilée, les hôpitaux sont incités à faire sortir les patients le plus tôt possible dans le cadre de la tarification à l’activité (T2A). Un long témoignage d’un ouvrier de l’hôpital donne un éclairage plus concret des conséquences du resserrement, année après année, de leur budget annuel, qui les laisse sans moyen dès le mois d’Octobre, avec un matériel au rabais. Ses collègues et lui avaient dû renoncer à l’étanchéité de terrasses situées juste au dessus d’une maternité... et ce malgré les week-end qui sautent, les congés et jours de RTT non pris et qui s’entassent dans les bien connus Compte Epargne-Temps (dont l’inflation chez les personnels hospitaliers soulèvera soit une bombe financière, puisque ces journées non prises peuvent théoriquement s’échanger contre monnaie, soit, imaginons-le, vers une annulation pure et simple de ce repos auquel les salariés ont droit)…

                Loin de moi cependant l’idée de simplifier la question hospitalière, et de me contenter de ce que j’ai entendu au cours d’une réunion politique. La question du regroupement des services hospitaliers est ancienne, et s’appuie non seulement sur des considérations budgétaires, mais aussi médicales. Sur les blocs opératoires, il est maintenant connu que lorsqu’un petit bloc (dans un petit hôpital de province par exemple) opère peu fréquemment, le risque d’accident et d’échecs opératoires augmente. Cela s’applique à d’autres domaines, comme me le rappelait un collègue (et non confrère) médecin qui me citait le  New England Journal of Medicine publiant une étude sur 7000 hôpitaux américains concluant qu’à moins de 500 infarctus traités dans l’année, un établissement voit la mortalité à trente jours après admissions des patients augmenter par rapport aux établissements à plus forte activité. Bien sûr, le fait d’avoir moins d’hôpitaux qui traitent plus de cas fait immédiatement penser au risque d’une plus grande distance de transport. Mais mon collègue considère que cela n’est pas gênant tant que les ambulances dûment équipées interviennent à temps.

                L’idée d’une réorganisation et d’une rationalisation des moyens hospitaliers ne me semble pas scandaleuse en soi. Mais cela ne signifie pas nécessairement la diminution du nombre d’emplois mobilisés, tant les services aux personnes dépendantes sont appelés à croître à l’avenir. Et, pour revenir au témoignage de l’ouvrier hospitalier mentionné plus haut, rationalisation n’est pas non plus synonyme d’économies de bouts de chandelle.

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Published by DiadoreCronos - dans Luttes
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