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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 21:37

 

Bonne année à tous, avec juste trois semaines de retard.

Mois de Janvier passé sous silence, pour raisons personnelles lourdes, puis pour simple raison de baisse de pression (alors que ce n'est pas le moment, ce n'est jamais le moment !!!). Je pourrais faire un article bilan sur mon année 2009. Mais il suffirait de deux phrases : en 2009, j'ai travaillé sur beaucoup de projets, mais dans le désordre, avec une mauvaise synchronisation ( fuck l'anglicisme "timing" ! ), ce qui m'a fait perdre du temps sans pour autant glander. En plus de tout ça je suis progressivement devenu un connard de rouge-brun islamophobe, et je suis partiellement revenu sur mes positions immigrationnistes, mais partiellement seulement, hein, n'allez pas voir au M2IN (1 ) si j'y suis.

Il s'impose donc que je fasse un autre article.

Tiens, en Avril 2010, il y a un congrès du Mouvement des Jeunes Communistes de France. Comme tous les deux ans.

Les 23 et 24 Janvier (et oui, demain !), le Conseil National du MJCF se réunit pour faire la synthèse des contributions préparatoires au Congrès, contributions appelées depuis fin Novembre.

Et, connaissant ma précocité habituelle, vous ne vous étonnerez pas que j'aie répondu à cet appel... Dimanche dernier.


Et j'ai osé envoyer ça.

(1) M2IN : Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale.

Note: début Décembre, plusieurs textes avaient été transmis aux militants pour la préparation du Congrès: des résolutions du précédent congrès, des textes définissants des pistes de réflexions, des états des lieux, avec des thématiques comme "le rapport des jeunes à l'engagemen", "l'emploi et la formation", "savoirs et éducation", "Europe", "Monde"...

Contribution pour la préparation du Congrès du MJCF d’Avril 2010.

Cette contribution n’engage que moi. Elle réagit à ou prolonge plusieurs points évoqués dans les textes diffusés pour la préparation du congrès, suit au CN du 28 Novembre 2009. De ce fait, elle se répartit sur quatre points, et non en un seul texte linéaire.

Europe

Le débat sur l’attitude à avoir vis-à-vis de la construction européenne semble apparemment réglé au PCF depuis plusieurs années. Le ralliement à un gouvernement pro-européen (celui de la gauche plurielle), la liste « Bouge l’Europe », puis l’adhésion au Parti de la Gauche Européenne avaient apparemment entériné le parti-pris de « l’Europe sociale ». La victoire du Non au Traité de Rome, et le rôle particulièrement actif de l’Humanité dans le décryptage du texte du Traité avaient pu sembler confirmer cette stratégie.

En réalité, l’opposition au principe même de la construction européenne existe toujours dans le Parti, et il n’y a pas de raison que ce débat n’existe pas au sein du MJCF.

Une partie des camarades rejette la construction européenne puisqu’elle est, depuis ses débuts, réalisée dans l’intérêt du capitalisme européen. C’est notamment la thèse que défendent trois camarades dans « L’idéologie européenne » (éditions Aden, 2008). La Communauté européenne a toujours été un projet antisocialiste, à la fois contre le bloc de l’Est, mais aussi pour contourner les scènes politiques nationales où l’opposition communiste était forte (en France et en Italie).

Cette tendance à la confirmation du capitalisme comme système indépassable ne s’étant jamais démentie depuis, jusqu’au Traité de Rome, a forgé la certitude d’une partie des camarades que toute tentative de changer le sens de la construction européenne ne pourrait être que vaine. Dans la « gauche antilibérale » comme dans le Front de Gauche, fut martelée l’idée que l’on pourrait « changer d’Europe » en construisant « l’Europe des peuples ». Les mêmes peuples qui élisent des majorités de droite ou sociales-centristes, que ce soit en Italie, en Espagne, en Allemagne, ou en France !

Il n’y a pas de peuple « de droite » ou « de gauche ». Mais le fait est que l’affrontement de classe et idéologique ne suit pas le même cours  ni la même vitesse d’un pays à l’autre. La décennie 2000-2009 a vu une domination générale de la droite et du centre. On aurait pu croire qu’il en serait autrement à partir du déclenchement de la crise en 2008. Mais les élections européennes de 2009, du moins là où la participation a été significative, ont vu la droite arriver en tête. Même si elle n’est que (très) relativement majoritaire en France, l’opposition s’est vue partagée entre un PS en demi-effondrement et la poussée d’une formation écologiste que rien ne situe réellement à gauche.

Le fait est donc que la droite domine en Europe, que la crise n’y a pas changé grand-chose, et que dans plusieurs pays, les forces qui remettent en cause le capitalisme en tant que tel sont très faibles (cas du Royaume-Uni, où les forces socialistes – communistes sont très marginales, ou de l’Allemagne, où le PDS a abandonné le socialisme et s’est intégré dans le parti social-démocrate Die Linke).

Dans ces conditions, être pour « l’Europe » (au sens du fédéralisme européen), tout en prétendant défendre les idées du communisme, c’est demander à passer d’une lutte difficile (la lutte pour le communisme en France) à une lutte TRES difficile, voire inenvisageable pour des décennies, qu’est celle du communisme en Europe.

Au-delà de ces constats, remarquons que le PCF comme le MJCF n’ont jamais clairement dénoncé les mythes fondateurs de la construction européenne.

Comme le mythe selon lequel, depuis la création de la CECA en 1951, la construction fédérale européenne aurait créé, ou même simplement renforcé, la paix entre états européens, en premier lieu la France et la République fédérale allemande. Or rien ne le prouve. La paix franco-allemande vient tout simplement de la ruine des deux nations en 1945, de leur impossibilité de prétendre à la domination de l’Europe face aux deux superpuissances d’après-guerre (USA et URSS), à la présence de forces américaines en Allemagne (et en France jusqu’en 1966) et à la nécessité de coopérer dans le cadre de l’alliance atlantique. Le libre-échange existant entre les états de la Communauté Européenne (qui ne supposait nullement la marche vers une structure fédérale) ne peut même pas être crédité d’avoir cimenté la paix, pas plus que la montée du commerce international à la fin du 19ème siècle n’avait empêché la Première Guerre Mondiale.

La construction européenne n’est pas davantage responsable de l’existence de la démocratie (entendue dans les limites du système capitaliste) sur le continent européen, les états membres de la CEE comme de l’UE étant déjà démocratiques avant leur intégration. Ni le bloc de l’Est, ni les dictatures grecque, espagnole ou portugaise ne sont tombés du fait de la Communauté Européenne.

Des exemples de coopérations interétatiques (dont Airbus est un exemple, et non une création du fédéralisme européen), d’échanges d’étudiants entre continents, d’échanges commerciaux dans d’autres zones de libre-échange que l’Union Européenne, nous rappellent que le fédéralisme n’est nullement une nécessité.

En raison de l’inégale progression de la lutte pour le communisme entre les différents pays du continent européen, et de la quasi-impossibilité que la victoire du communisme se fasse d’emblée au niveau européen, ne redevient-il pas plus pertinent de privilégier la défense de la souveraineté nationale ? Seul un pays indépendant peut créer le socialisme. Pas un pays que plusieurs traités internationaux obligent à reconnaître la propriété privée et l’économie de marché, fut-elle « sociale » comme des faits irrévocables.

Aussi, le congrès d’Avril 2010 pourrait être l’occasion de relancer un débat nécessaire sur la construction européenne, dans son principe même, et pas seulement sur son « orientation ».

Marxisme & expériences se réclamant du socialisme

Un certain nombre de camarades demandent le retour du PCF à des fondamentaux marxistes. Il peut s’agir tant de camarades de l’association La Riposte (auteure du texte n°2 lors du 34ème congrès du PCF) que du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » (issu du texte n°3) ou de camarades qui refusent toute affiliation autre que celle du Parti.

Le débat sur le marxisme ne peut pas se régler d’un trait de plume.
Les théories économiques qui fondent l’analyse marxiste, par exemple l’analyse des prix avec la théorie de la valeur-travail, ont fait l’objet de réfutations depuis l’époque de Marx lui-même. Cela ne remet pas en cause l’idée que le profit capitaliste repose sur la spoliation du travail, seul créateur de richesse (avec la nature). Mais en revanche, le caractère inéluctable de l’effondrement du capitalisme via la baisse du taux de profit est sujet à débat.

Ce qui est en revanche certain, c’est que l’absence de formation sur le marxisme, le matérialisme dialectique, la notion de lutte des classes, et l’histoire du mouvement ouvrier ont des conséquences fâcheuses. Parmi elles, le fait que les camarades, au PCF comme au MJCF, se retrouvent dans l’incapacité de défendre l’histoire du Parti et d’expliquer les expériences qui se sont réclamées du socialisme. Le risque est aussi de ne pas comprendre la nature de classe de l’Etat, et de s’abandonner à la croyance qu’un état généreux et correctement dirigé aiderait à « dépasser le capitalisme ». Ou encore, et c’est un risque plus important chez de jeunes camarades, l’absence de connaissance du marxisme peut aboutir à ce que des  formes de résistance passablement prémarxistes et archaïques, telles que l’action spontanée sans fondement idéologique et le refus de l’organisation (l’exemple qui vient en premier à l’esprit est l’action des faucheurs d’OGM) apparaissent comme « modernes ».

Le voyage de solidarité des jeunes communistes à Cuba a également joué un rôle formateur. Nul ne demande aux camarades une défense inconditionnelle de l’expérience cubaine, mais le voyage a permis de clarifier le contexte de cette révolution et un aperçu concret de la société cubaine, à mille lieues du « goulag tropical » décrits par les anticommunistes.

L’expérience est donc non seulement à reproduire, mais à faire partager.

Rapport de la jeunesse à l’engagement

Le texte sur le rapport des jeunes à l’engagement semble déplorer le fait que les jeunes seraient davantage intéressés par un engagement au résultat concret immédiat, que par un engagement politique aux conséquences (très) indirectes sur la vie personnelle de l’adhérent. Le texte propose un  exemple (celui d’un tournoi sportif) où des camarades peuvent démontrer, par une action palpable, l’intérêt de l’engagement communiste. C’est un bon exemple, comme celui d’un concert, exemples déjà éprouvés par les camarades, avec des succès variables.

Cependant, il faut garder à l’esprit que le rôle premier d’un militant, c’est l’information. Beaucoup de jeunes sympathisants, militants potentiels ou militants tout court, peuvent avoir l’impression d’être hors du domaine des luttes. Ainsi, des jeunes qui étudient dans des structures d’enseignement réduites, loin des campus et difficilement mobilisables, les jeunes travailleurs en PME ou en société de services à faible syndicalisation et (heureusement pour eux) moins concernés par les plans sociaux que les travailleurs de l’industrie…tels sont des exemples de ces jeunes pour qui les appels à s’impliquer dans les luttes peuvent apparaître abstraits, et difficilement réalisables.

En réalité, tout militant peut avoir une activité politique décisive, qui est l’information. Il ne s’agit pas seulement d’informer les autres (par les habituels et indispensables tracts et collages), mais aussi de s’informer soi-même. Normalement, toutes les fédérations ont leur activité de formation. Mais il faut s’assurer que chaque adhérent, même s’il devait se retrouver, pour des raisons qui lui appartiennent, à remettre sa carte au bout d’un an, ait l’impression d’avoir gagné quelque chose dans sa période d’adhésion.

La carte et la cotisation doivent donc garantir une (in)formation régulière sur les thèmes qui fondent l’engagement et occupent l’activité des communistes, en suivant les principes suivants :

-          nécessité d’une forte information factuelle : ne pas seulement transmettre des opinions, mais aussi des faits, vérifiables, aux camarades formés. Et qui dit faits vérifiables dit bibliographie ;

-          …et qui dit bibliographie vérifiable dit références communes. Donc le MJCF pourrait développer le matériel de formation à disposition de tout le mouvement. Cela peut signifier des dossiers électroniques (à l’instar des DVD de formation édités par le Parti), des livres prêtables d’une fédération à l’autre, des films, mais aussi des formations transfédérales (c’est-à-dire conviant plusieurs fédérations, sans être un stage national pour autant).

Pour revenir à l’aspect « rendu concret et immédiat » de l’engagement politique, la formation doit aussi être développée sur un point qui concerne tant les lycéens que les étudiants, et plus encore les jeunes travailleurs : la formation aux droits du travailleur. Des fédérations, par exemple celle des Bouches-du-Rhône, avaient déjà édité des documents d’information à destination des travailleurs saisonniers, les prévenant de leurs droits. Des formations de ce genre, qui peuvent ne pas être réservées aux adhérents, auraient intérêt à se généraliser. Outre l’information sur le droit, elles peuvent comprendre des rappels sur l’actualité récente en matière de luttes du monde du travail, des exemples de violation des droits des salariés ou sous-traitants.

Formation

                Dans le texte consacré à la question de l’emploi et de la formation, est justement pointée la question de l’orientation, qui fait cruellement défaut à un grand nombre de lycéens. Ou encore de la possibilité de passer d’une filière à l’autre, du droit à l’erreur et à la réorientation. Une voie qui n’est pas évoquée dans le document est la promotion des filières doubles. Certains étudiants prennent le risque de  s’inscrire dans deux filières en même temps, encourant le risque d’une incompatibilité des horaires ou d’une surcharge de travail. Cette double-formation, si elle est réussie, donne un avantage supplémentaire dans l’accès au travail, mais permet aussi d’allier formation professionalisante et enrichissement culturel. Des doubles-diplômes, avec enseignements et horaires aménagés ont fait leur apparition (par exemple le cursus droit-langues). Il ne faut pas rejeter l’opinion qui consiste à dire que les études doivent en premier lieu aboutir à un emploi. Cela part souvent du constat que trop de jeunes font des études dans le but d’obtenir une licence et de tenter les concours administratifs, voire de ne pas aborder tout de suite le marché du travail. Ces stratégies qui n’en sont pas vraiment peuvent mener à des situations personnelles inextricables (échecs aux concours, difficulté à trouver un emploi, accès tardif au premier emploi qui repousse également le début des cotisations sociales, génère des carrières incomplètes et, dans une quarantaine d’année, des retraites diminuées).

                Nos propositions devraient donc viser non seulement le développement de l’orientation, mais aussi des filières multiples aménagées.

 

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Published by DiadoreCronos - dans Gauche radicale - PCF
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commentaires

Xena 30/01/2010 17:54


qui prend ces jeunes pour des débiles de service? pas moi en tout cas. Mais c'est vrai que les BEP et CAP sont dénigrés dans l'éducation nationale, et sont réservés aux pauvres. Le problème stoni,
c'est ça: pourquoi on ne parle pas de BEP et de CAP dans les lycées parisiens? Pq ce serait réservés aux fils d'ouvriers de collèges ou lycées ZEP? pq les momes de mon lycée qui veulent faire la
fac sont découragés par les profs? pq la fac n'offre plus de perspective d'avenir? en gros, les sciences humaines c'est pour les branleurs, les maths c'est un peu mieux, et le droit, si t'as des
réseaux, tu finis juge ou avocat.
Tu sais,  dès fois j'envie les potes à moi qui se sont dirigés vers des filières "professionalisante" et qui s'en sortent mieux que moi avec mon demi smic.Certains ont la chance de faire très
vite un métier qu'ils aiment. Mais d'autres, plus nombreux, viennent grossir les rangs des intérimaires, ou des chomeurs. Alors, qu'est ce qui est le mieux. Je sais pas.


stoni 30/01/2010 17:40


Non, je n'ai jamais reproché aux jeunes de faire des études de le faire inutilement. S'ils ont le goût des études, s'ils ont envie de passer certains concours, c'est leur problème. Je ne vois aucun
mal à ça.

Ce qui me pose un gros problème, c'est qu'au collège et au lycée, toute l'orientation officielle émanant entre autres des CIO, tous les messages diffusés par les professeurs, ont pour but de
dévaloriser les études courtes et les métiers afférents. Si au bout de deux ans de lycée, tu nas toujours pas compris qu'être ouvrier, c'est de la merde, c'est que tu es vraiment : soit très
indépendant d'esprit - soit très idiot.
C'est insultant pour ceux qui veulent malgré tout faire des études courtes pour travailler vite, c'est insultant pour ceux dont les parents sont ouvriers. J'en avais vraiment ma claque d'entendre
l'éducation nationale insulter ma famille à longueur de journée.
Alors les gosses veulent aller à la fac, ce n'est pas que du prestige social, c'est une conduite politique absolument normale après un tel  matraquage idéologique. Le problème, c'est qu'à la
fac, ils n'ont clairement pas le niveau pour aller jusqu'au master, voire jusqu'au CAPES, d'ailleurs ni même pour l'IUFM. Alors ? chomage, emploi borloo. super. merci bien.

ce n'est donc pas tout à fait la même chose.
ce serait sympa que les jeunes gens qui ont envie de travailler vite, et se destinent à des BEP, CAP, bac pro ou bac techno (voire même à rien du tout) ne passent pas pour les débiles de service,
et que ces options ne soient pas forcément des choix par défaut.
on a besoin de caissières, de manutentionnaires, de caristes, de mécaniciens, de vendeuses, de secrétaires, de coiffeurs, etc... alors ce serait très appréciable de nous traiter autrement que comme
des rebuts.



Xena 29/01/2010 22:42


Mille merci pour ton texte Aurélien; très concret et matérialiste (dans le sens marxiste du terme)
Je suis d'accord avec absolument tous les points que tu avances. Même si, il faut l'avouer, j'ai ressenti un coup de blues à la fin de ma lecture, car je suis tout à fait dans la situation que tu
décris: longues éudes + boulot à mi-temps, avec des perspectives d'avenir très floues...et angoissantes. La question de l'emploi des jeunes en France me semble primordiale et c'est un pb dont les
JC doivent se saisir à bras le corps.
Là où je travaille (un lycée du 93), mes collègues ne sont pas très politisés, ni syndiqués, ce sont en grande majorité des étudiants pauvres, et pour d'autres, des trentenaires qui galèrent et
n'ont pas d'autre choix que d'accepter un smic dans une ZEP (3 d'entre eux font même deux boulot en même temps, pour pouvoir s'en sortir). N'ayant pas eu d'alloc de recherches je suis dans
l'obligation d'accepter le premier emploi qui se présente à moi, et j'en suis contente, même s'il y a qqs problèmes lés au droit du travail pas toujours bien respecté.
L'idée d'une brochure destinée aux jeunes travailleurs me parait excellente, et au-delà de ça, il me parait nécéssaire que les jeunes communistes qui travaillent forment à leur tour leurs collègues
afin qu'ils sachent se défendre face aux mauvais coups des patrons.
Nous les jeunes sommes dans une mauvaise passe, nous vivons plus mal que nos parents à notre âge, j'en suis persuadée. A leur époque il y avait le plein emploi, et ils pouvaient se permettre de
claquer la porte d'une taule et retrouver un taff facilement.
Stoni a raison: malheureusement, certains se cassent le cul à faire des études longues (pour le goût des études, pour avoir un bon diplôme, mais aussi pê par "prestige social", et se retrouve au
chômdu avec leur bac +8. Moi quand on me demande ce que je veux faire après mon doctorat, c'est toujours un moment pénible, alors je réponds par une boutade: "chercheuse.....d'emploi."
Mais il faut bien continuer à se battre pour se faire une place dans cette putain de société, même si c'est dur, et qu'on se fait souvent bouffer de peur de perdre le peu qu'on a.
Ton texte, j'en suis persuadée, fera un carton
Fraternellement et bon courage!



GQ 28/01/2010 18:42


Salut camarades, je crois qu'il ne faut pas rigoler avec les cons, et si les gauchistes ou les suivistes te traitent de rouge brun, parce que tu n'as pas leur position angéliste sur la sécurité ou
l'immigration, il faut leur expliquer fermement leur erreur et les mettre devant leur contradiction ou leur mauvaise foi. Pour ce qui est de l'identité nationale, en tant que communiste ce n'est
pas notre prroblème : le but pour nous est d'unir le prolétariat en France. En cela nous ne pouvons pas refuser l'immigration puisque ça revient à refuser les prolétaires immigrés. Mais nous ne
pouvons pas non plus nous isoler de la grande majorité du prolétariat qui n'est pas immigré et qui voit fort bien que si l'immigration est sans doute "bonne pour la France" en lui fournissant de la
main d'œuvre, elle n'est pas vraiment bonne pour eux. L'immigration est organisée par la bourgeoisie pour diviser le prolétariat et faire pression à la baisse sur les salaires, au détriment au
premier chef des français de la seconde génération qui trouvent du coup plus difficilement emploi et logement et remplissent les prisons à la place.


stoni 24/01/2010 22:01



Oui oui tout à fait NationalisteJacobin !!
Les petits artisans... et leurs compagnons. ne les oublions pas, les pauvres !
Un excellent livre vit la Révolution au travers des parisiens, entre autres les compagnons, et les ouvriers des anciennes manufactures royales : "le faubourg saint-marcel" de Burstin.
Ainsi, le 5 thermidor, les ouvriers protestaient dans la rue sur le maximum des salaires.
Ils n'étaient pas en reste, simplement, ils n'ont pas pu imposer leurs intérêts dans un conflit de classes où la bourgeoisie prit tout de suite le premier rôle.
Les ruraux n'étaient pas en reste, ne serait-ce que pour la vague de la grande peur, et les mises à sacs des seigneureries en été 89. Simplement, il n'y pas eu beaucoup de traces écrites et
iconographiques. c'est une grosse lacune historique pour les historiens de la révolution française !