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      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 23:54

            

                On a vu une certaine frange de la « gauche »  - mais pas seulement à gauche - s’imaginer qu’elle franchissait héroïquement de nouvelles limites du courage en dénonçant la France comme étant en soi un pays raciste. Ou plutôt, quand bien même la France ne serait pas « par nature » raciste, elle le serait globalement, dans son état actuel. Dans cette thématique, on retrouvera, bien entendu, nos amis islamogauchistes, les Tévanian, les Bouteldja, mais aussi des gens dont le parcours politique ne s’est pas fait à gauche, tels que Patrick Lozès, président du CRAN. Vous pouvez gouter leur prose ici ou encore là. Mais surtout, le présent article sera une discussion de cet extrait d’un livre de Tévanian, extrait publé sur le site lmsi.net en 2009 .

            J'entame ici une série de quatre articles sur la question des discriminations ethniques en France, d'abord dans l'action directe de l'Etat, puis dans les discriminations à l'emploi (prochain article), le troisième article traitera du rapport entre lutte contre les discriminations et propriété privée ou publique des entreprises (donc fera directement le lien avec le communisme). Et le quatrième volet abordera les réponses concrètes que l'on peut donner à la question des discriminations au recrutement. Vous vous en doutez déjà, je ne me situe pas dans le camp des promoteur de la "discrimination positive". Et plutôt du côté "républicain", les mêmes républicains auxquels Damien Perrotin reproche de ne produire qu'un "discours pseudo-égalitariste sans la moindre portée pratique".

Le « privilège blanc » ou la question du racisme supposé de l’état français

            En entendant parler de « privilège blanc » dans certains de ces articles (auxquels on peut ajouter cette tétralogie d’anthologie de Tévanian (1)), j’aurais cru qu’il était question de l’Afrique du Sud des années 60. Mais non, et en dépit de nos proclamations constitutionnelles, la France serait donc ce pays raciste où être né blanc est un privilège. Quelle loi l’indique ? Quelle administration classe différemment ses administrés en fonction de la couleur de la peau ? Je cite précisément l’épiderme car j’avais déjà évoqué une définition du racisme, qui est une inégalité de droits sur la  base de critères de naissance propre à l’individu - l’orientation religieuse n’en fait pas donc pas partie. Il y a un racisme anti-noir, anti-arabe ou anti-blanc, antifrançais, mais pas antichrétien ou « islamophobe ».

            Alors, quelle institution incarnerait concrètement le racisme français ?

Les emplois publics réservés aux français 

            Passons d’abord sur la préférence nationale sur les emplois publics : le fait que plusieurs millions d’emplois (c’est-à-dire les emplois publics) soient réservés aux français est considéré par Tévanian comme « lepéniste ». Il est dans un sens pertinent de remarquer que les partis de gauche, qui sont les premiers à se boucher le nez en évoquant la préférence nationale, ne la dénoncent pas pour la fonction publique, et que la gauche plurielle ne l’ait pas abolie. Cependant, ça ne constitue pas une raison pour considérer ce principe comme en soi raciste. Dans un autre article, j’avais déjà écrit que le fait de réserver un emploi aux seuls détenteurs de la nationalité n’est raciste que si cette nationalité est interdite d’accès aux étrangers. Ce qui n’est pas le cas en France. Un immigré peut devenir français et ensuite passer les concours de la fonction publique. Ce qui a longtemps posé problème, c’est la limitation d’âge pour passer ces concours (45 ans), ce qui pénalisait les immigrés qui n’avaient été naturalisés qu’après l’âge de 30 ou 40 ans. Mais cette restriction d’âge a été abrogée en 2005 (cf. cette étude de l’INED dont nous reparlerons par la suite). Mais dans le principe général, le fait qu’il faille acquérir la nationalité française pour intégrer une administration n’est pas « injustifiable », contrairement à ce qu’écrit Tévanian : on a le droit de penser, sans être raciste, que ceux qui constituent l’appareil d’Etat doivent avoir fait preuve d’une volonté d’intégration à la nation française, en en prenant la nationalité. Surtout, on peut se demander ce qui se passerait si la France comptait parmi ses fonctionnaires un grand nombre de personnes ayant la nationalité d’un pays avec lequel la France se retrouvait ensuite en guerre… Pour ma part, je pense qu’admettre des étrangers dans les emplois publics ne présente pas le risque d’une « prise de contrôle de l’Etat par l’étranger » du moment que les étrangers demeurent minoritaires.

Police, justice...et papiers d'identité 

Une autre institution fait plus souvent parler d’elle : l’institution judiciaro-policière. D’abord pour son traitement de la délinquance, par sa suspicion et la « stigmatisation »  sur les populations immigrées (issues du continent africain s’entend). On repense au tollé provoqué par une petite phrase télévisuelle d’un chroniqueur du Figaro relative au taux de délinquance des noirs et des arabes en Mars dernier. Je n’entrerai pas dans le débat –explosif au demeurant, et impossible à trancher en l’absence de statistiques ethniques- sur la pertinence factuelle des propos du journaliste. Mais on doit revanche en dénier le caractère raciste – l’auteur de ces propos n’ayant jamais dit que tout noir ou arabe était délinquant, ni même que cela était le cas d’une fraction importante d’entre eux. Ceci a été admis par les moins idiots de ses adversaires. Mais ce sur quoi beaucoup ont insisté, c’est que par ses dires, le chroniqueur justifiait une atteinte aux droits de l’Homme.

            Souvenez-vous du contexte : dans un débat télévisé, le journaliste se retrouve face à des interlocuteurs qui évoquent les résultats d’une étude publiée en Juin 2009 (2) établissant que les contrôles d’identité effectués par la police parisienne sont plus de six ou onze fois plus fréquents pour les noirs et les arabes que pour les européens (« blancs »). En lisant cette étude publiée par la fondation Open Society de George Soros, je me suis aperçu de plusieurs points douteux sur le plan méthodologique,  mais ce la ne remettait pas en cause le message global de l’étude. Et celui-ci, si on le formule un peu plus rigoureusement que ne l’on fait nombre de commentateurs lors de la parution de l’étude, est : dans les grandes gares parisiennes, les personnes de type africain ou nord-africain ont effectivement nettement plus de chances d’être contrôlées que les européens, sans faire de distinction entre les âges et les sexes.

En ce qui concerne la fréquence générale des contrôles d’identité, le rapport est nettement moins concluant. Plusieurs centaines de personnes contrôlées par la police dans les gares étudiées ont été interrogées par les chercheurs auteurs de l’étude, et plusieurs dizaines ont affirmé être contrôlées plus de deux fois au cours du mois précédent. Mais, dans la mesure où ces personnes n’ont pas été prises au hasard (ce sont toutes des personnes qui venaient d’être contrôlées), elles ne sont pas nécessairement un échantillon représentatif des habitants de ce pays, qu’il s’agisse des blancs, des noirs ou des arabes. Pour ma part, en tant que « face de craie », j’ai été contrôlé moins d’une fois par an. Une personne contrôlée quinze fois plus l’aurait été…moins d’une fois par mois. Ce qui ne relève pas tout à fait de l’acte de torture ou du harcèlement policier. Qu’il existe une minorité d’individus ayant à supporter des fréquences bien supérieures de contrôles est indubitable, mais affirmer que c’est le cas de l’ensemble des non-blancs me semble largement faux – je ne connais pour ma part aucune personne qui se plaigne d’être contrôlé tous les jours ou plus, et il n’y a pas que des blancs dans mon échantillon.

            De même, rappelons aux défenseurs autoproclamés des droits humains :

1)      qu’un contrôle d’identité n’est pas en soi une agression, et que cela ne le devient que si la fréquence des contrôles devient très forte, au point d’entraver les libertés fondamentales (le droit de se déplacer, de travailler, de manifester… ), ce qui n’est pas le cas pour la grande majorité de la population, non-blancs compris ;

2)      qu’aucun citoyen, quelque soit sa couleur de peau, ne peut s’y soustraire. Et le fait que les études révèlent un traitement différent en intensité des agents de l’état entre deux populations différentes ne relève pas nécessairement de l’atteinte aux droits de l’homme, n’en déplaise à Rokhaya Diallo, du mouvement des Indivisibles . Si c’était le cas, il faudrait saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme dès que l’on constate que le nombre de policiers par habitants n’est pas le même d’un département à l’autre, le nombre de personnels éducatifs par élève n’est pas le même d’un collège ou lycée à un autre, que le nombre de soignants par patient diffère d’un hôpital à l’autre, etc…

On ne peut parler d’atteinte aux droits et de discrimination qu’à au moins deux conditions. D’abord, il faut que la différence de traitement pratiquée par les agents étatiques ne soient pas justifiées par une motivation « objective et raisonnable ». C’est l’expression utilisée en droit. Et, bien évidemment, plupart de ceux qui ont commenté l’étude ont jugé d’emblée que le fait de contrôler plus ou moins certaines ethnies par rapport à d’autres est injustifié et injustifiable. Ce qui est hautement critiquable (2). Ensuite, une discrimination institutionnelle, même fondée sur un critère à la base objectif, peut devenir une atteinte aux droits si l’intensité de l’action publique provoque les gênes évoquées plus haut, ou si au contraire son insuffisance rend le service public inopérant. Or ce n’est pas le cas ici.

Donc la réalité des « contrôles au faciès » - dont je ne nie pas l’existence statistique - ne constitue pas pour autant une preuve du caractère raciste de l’état français. Et je pense de même concernant la probable partialité ethnique de magistrats qui condamnent plus ou moins sévèrement les coupables en fonction de leur tonalité épidermique. Ce n’est pas la loi française qui est raciste, mais l’application qu’en font certains de ses agents. Aucun pays n’aura jamais de parfaits ministres.

Expulsions et conclusions de la première partie

Quant aux lois réprimant l’immigration clandestine et organisant sa répression, sans en approuver les modalités (tels les Centres de Rétention Administratifs), et tout en considérant que nombre d’expulsions sont injustes et inutiles, je ne peux pas affirmer qu’elles reposent sur une logique raciste, car j’adhère moi-même au principe selon lequel la liberté de migration a des limites, et qu’aucun pays ne peut tolérer des migrations sans entraves. Notons aussi que le clivage sur lequel fonctionnent les expulsions est celui de la nationalité, critère modifiable au cours de la vie d’une personne, et pas de critères innés comme la couleur ni même de choix tels que la religion. Un noir britannique en France est inexpulsable, pas un blanc bosniaque ; un chrétien moldave ou haïtien est expulsable, pas un musulman allemand (ou français).

Passant cela en revue, il me semble que 1) certes, il y a des tendances racistes chez une partie des agents de l’Etat en France, mais que 2) le fait de parler d’état ou de pays raciste résulte d’une conception abusive de la notion de racisme. On pourrait parler de racisme d’état si un fonctionnaire non-raciste se retrouvait, par simple application des lois, contraint de mettre le racisme en pratique. Or, même dans le cas des expulsions et des reconduites aux frontières, ce n’est pas le cas.

Et je continuerai en précisant que parler de « France raciste » est une injure au peuple français. Et oui. Car la France reste, à quelques violations de réferenda et règles électorales scabreuses près, une démocratie. Si l’état français est ce qu’il est, c’est aussi par consentement du peuple français. Et ce même en tenant compte de l’existence de la lutte des classes : les prolétaires français n’ont, actuellement, pas ressenti la nécessité de se révolter massivement contre la République (et ce quoi que pensent les quelques-uns qui voient « le peuple » dans une minorité d’émeutiers…).

 

Notes 

 

(1) Vous pouvez notamment avoir un très bel extrait de cette prose masochiste dans cette tétralogie Tévaniesque, « la question blanche », sur lmsi.net. Voici un morceau d’anthologie dans le troisième volet :

« On m’objectera le fameux mérite. Comme Alain Finkielkraut passe son temps à le répéter, cette république ne m’a pas tout donné : j’ai dû travailler pour réussir mes études, mes examens, mes concours de recrutement, ou pour écrire des livres acceptés par des éditeurs. Mais je sais aussi que pour réussir le même type de parcours, un non-blanc, comme une femme, comme un prolo, comme un homo, doit mobiliser deux fois plus de qualités individuelles. Ce qui peut se dire autrement : je dois mobiliser deux fois moins. J’ai dû travailler beaucoup pour réussir tout ce que j’ai réussi, mais deux fois moins que des prolos, des femmes ou des non-blancs.

Ou si l’on croit aux dons naturels plutôt qu’au travail : il a bien fallu que je sois naturellement doué pour réussir ce que j’ai réussi, mais deux fois moins doué que les non-blancs qui ont réussi les mêmes choses.

J’ai dû faire deux fois moins d’efforts pour réussir ce que j’entreprenais, mais auparavant j’avais déjà dû faire dix fois moins d’efforts pour seulement penser à l’entreprendre, pour m’autoriser à avoir ces aspirations. Pour s’autoriser la même chose, un non-blanc, comme une femme, un homo, un prolo, doit développer une personnalité particulière, avec des qualités ou des défauts particuliers. Il doit être tout ce que je n’ai pas eu à être : exceptionnellement intelligent, courageux, persévérant, confiant, inébranlable, ou bien prétentieux, ambitieux, arriviste, ou encore téméraire ou enfin complètement fou. Être un bourgeois blanc hétérosexuel me met à l’abri de cette folie. »

            Sur quelle base Tévanian se permet-il de dire qu’une femme, un homosexuel ou un immigré aurait dû travailler deux fois plus pour arriver au même point que lui (Tévanian a été élève de l’Ecole Normale Supérieure) ? Sachant qu’un élève de classe préparatoirequi prépare un très haut concours doit y consacrer quasiment tout son temps disponible, même si c’est un homme-hétéro-blanc privilégié, comment quelqu’un peut-il y consacrer deux fois plus de temps ? A moins que l’auteur ne raisonne pas en temps, mais en intensité de l’effort intellectuel à fournir : mais comment le mesure-t-il ?

            Ce qui fait que lorsqu’il dit qu’ « Être un bourgeois blanc hétérosexuel me met à l’abri de cette folie », je n’en suis malheureusement pas convaincu…

 

(2) Sur l’enquête sur les contrôles d’identité : il s’agit d’une étude rédigée par Fabien Jobard et René Levy en 2009. Le sujet était d’observer, sur deux semaines, des contrôles d’identité (525 au total) accomplis par la police parisienne, d’interroger les personnes qui en avaient été l'objet, et de comparer les interrogés avec la population présente dans les lieux étudiés sur une période comparable (« population disponible » ou « de référence »).

 L’étude ne porte que sur deux gares parisiennes (Châtelet et la Gare du Nord). Dans ces zones, les noirs et les arabes sont très surreprésentés par rapport à leur poids dans la population française ou même francilienne (27% de noirs et 11% d’arabes sur une population « disponible » « de référence » de 37.000 personnes dans lesdites gares).

Les chercheurs ont relevé plusieurs critères  qui pouvaient expliquer l’intérêt des policiers tels que le genre, l’âge, la tenue vestimentaire, le fait de porter un sac…

Les chercheurs ont mesuré le rapport entre la probabilité d’être contrôlé si on est noir/ arabe/jeune/homme par rapport à la probabilité pour ceux qui ont les caractéristiques contraires. Ce rapport s’appelle odd-ratio, et est souvent – trop rapidement – traduit sous la forme : « Un noir a six fois plus de chances d’être interrogé qu’un blanc » si l’odd-ratio noir/blanc vaut six.

Mais lorsque les odds-ratios sont calculés, les autres facteurs pouvant expliquer le choix de contrôle de la police (âge, genre) ne sont pas décorrélés !...Ainsi, on ne sait pas quel est l’odd-ratio entre noirs et blanc pour la même tranche d’âge et le même genre. Et ce alors qu’il est attesté que les jeunes et les hommes sont beaucoup plus contrôlés que les vieux et les femmes. Il est possible que l'écart entre blancs, noirs et arabes s'explique en bonne partie par le fait que les noirs et les arabes qui passent dans les gares étudiées sont plus souvent des hommes, plus souvent jeunes que lorsqu'il s'agit de blancs. Cependant, étant donné l'écart des fréquences de contrôles entre blancs et non-blancs, il est très probable que même après décorrélation, l’écart blanc/noir ou blanc/arabe resterait très significatif. Mais on ne sait pas si l’on ne verra pas un odd-ratio très différent entre gens de couleurs différentes si l’on séparait hommes, femmes, ou jeunes et vieux. Il se peut qu'en réalité, l'attention policère se focalise sur les jeunes hommes de couleur et que les femmes noires ou arabes ou les personnes âgées issues de l'immigration africaine soient peu dérangées.

Mais le principal problème est que les auteurs font fi de tout motif qui pourrait expliquer l’action de la police. Ils font des réflexions vaseuses sur le fait que les policiers contrôlent en fait moins les porteurs de sacs que les non porteurs, ce qui contredirait le motif antiterroriste des contrôles ! Comme si un terroriste avait pour principale activité le transport d’armes et de bombes, et non la transmission d’informations orales… Les auteurs ignorent que les policiers peuvent aussi vouloir arrêter des clandestins. Or, la probabilité d’en trouver parmi les noirs et les arabes  est supérieure à ce qu’elle est chez les blancs, pour la simple raison que plus de la moitié de notre immigration légale (et sans doute plus encore pour ce qui est de l'illégale) est africaine… Quant à la possibilité d’une surdélinquance des gens de type (nord-) africain, c’est la loi elle-même qui interdit de trancher ce débat houleux par l’absence de statistiques ethniques…

Rappelons aux bonnes âmes gauchistes qu’il ne s’agit nullement de lancer des théories sur un lien génétique entre épiderme et propension à la délinquance. Bien évidemment, ce sont des facteurs de l’ordre du vécu personnel et de la condition sociale qui expliqueront le fait qu’un individu sombre dans la délinquance, et non la couleur de sa peau. On retiendra généralement parmi les facteurs de délinquance des variables telles que l’âge, le genre, le niveau de revenu, d’éducation, le niveau d’inégalités sociales…Mais. Car il y a un mais. Si l’on se place du point de vue des policiers (ce qui est déjà trop en demander aux gauchistes) qui doivent faire des contrôles (horreur !) avec un temps et des effectifs limités, alors on s’aperçoit que certaines variables deviennent invisibles. Un policier peut voir que vous êtes un homme, que vous êtes apparemment vieux ou jeune (mais c’est plus flou), mais il sera incapable de voir directement si vous êtes pauvre (il y a des gens pauvres mais coquets, des gens riches et négligés), et encore moins votre profession ou niveau de diplôme. Par contre, le type physique se voit assez rapidement. C’est pour cela que, pour ma part, si une surdélinquance était constatée chez certains groupes ethniques, sans accréditer nullement une théorie raciste de la délinquance, et bien je n’en voudrais pas aux policiers de faire du « profilage ethnique ».

Notons au passage que je suis moi aussi victime d’une discrimination. En tant qu’homme, je dois payer ma cotisation automobile plus chère qu’une femme (alors que cette discrimination tarifaire est peu pratiquée en assurance santé, où les femmes coûtent notoirement plus cher aux complémentaires que les hommes). Cette discrimination est fondée sur une constatation statistique largement documentée : les hommes ont plus d’accidents (et plus graves) que les femmes. Et là, aucune association ne demande la levée de cette discrimination…

Je terminerai en considérant que ce qui m'a fait halluciner dans la controverse "zemmourienne", c'est que beaucoup de gens se sont déchaînés contre les propos d'un journaliste ou les contrôles des policiers, mais très peu ont fait remarquer que le véritable enjeu serait de faire reculer la délinquance... 

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Published by DiadoreCronos - dans Luttes
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commentaires

nationalistejacobin 09/07/2010 18:50



Bonjour,


Quelques remarques sur les délires tévanianesques: j'ai travaillé dans des collèges du rural sinistré (fermeture des usines depuis les années 90 jusqu'à nos jours). Profil "ethnique" des élèves:
95 % de "blancs" (dont un tiers à un quart d'origine portugaise, selon les classes), 5 % de Turcs et de Maghrébins. Eh bien, je puis témoigner que je n'ai pas vraiment vu à l'oeuvre le
"privilège d'être blanc". Les résultats au brevet sont faibles, et beaucoup d'élèves ont des perspectives d'avenir peu ambitieuses: distance ou méfiance, très peu d'élèves (y compris "blancs")
envisagent la seconde générale et des longues études. La plupart s'oriente vers des métiers du bâtiment ou du service (coiffure, vente, plomberie) ce qui au demeurant, n'est pas une tare...
Ou bien nous les y orientons par défaut (oui, c'est une triste réalité, les "voies de garage", ce n'est pas seulement pour les basanés...). A aucun moment, le fait d'être "blanc" ou pas, d'être
d'origine française ou non, n'a pesé, à ma connaissance dans les décisions (enfin les propositions) du conseil de classe. Et les élèves ou leurs familles ne raisonnent pas en se disant: "ah bah,
les filières technologiques, c'est juste bon pour les immigrés! Nous, les blancs, on vaut mieux que cela!".


Il faut en finir avec l'idée selon laquelle les pauvres sont nécessairement issus de l'immigration, et qu'un blanc a nécessairement plus d'opportunités professionnelles qu'un immigré "de
couleur". De nombreux blancs sans qualification rament. Et les blancs diplômés qui ont du mal à trouver du boulot, ça existe aussi. 


Au fait, comment expliquer que certaines minorités s'en tirent bien mieux que d'autres? Beaucoup de Chinois qui débarquent en France ne viennent pas nécessairement de milieux aisés. A-t-on une
idée de l'origine de ces différences? Pourquoi personne ne songe à des quotas d'Asiatiques?


Conclusion: ce n'est pas parce qu'on vient de Norm Sup qu'on raconte des choses sensées...