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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 20:57

C’est bien connu, la France est une championne des dépenses publiques, des prélèvements obligatoires, et ce poids de « l’Etat » est, c’est évident, la cause de nos mauvaises performances économiques.

Avec une dépense publique égale à 53% du PIB, « nous » travaillons en réalité à moitié « pour l’Etat », ce qui fait même de la France un pays « socialiste », le dernier d’Europe bien entendu ! 
 

Et si notre pays est « étouffé », « tué » par cette dépense publique, la faute en est bien entendu à mettre sur ces salauds de fonctionnaires, cette caste (ou nomenklatura) privilégiée qui vit sur le reste du pays.

Juste quelques données :

 

 

http://img225.imageshack.us/my.php?image=tabledppubliqu2003nz9mntb8.jpg


En consultant ce tableau, on fait quelques « découvertes », qui devraient n’en être pour personne :  

1)  Oui, la France fait partie du haut de tableau pour ce qui est des dépenses publiques. Mais les suédois sont encore plus « socialistes » que nous. J’aurais pu ajouter qu'un pays comme la Pologne, plus vaste pays de cette "Nouvelle Europe" acquise à "l'ultralibéralisme", a toujours des dépenses publiques montant à 43% de son PIB...la Pologne serait donc presque à moitié "socialiste"! Lech Walesa, réveille-toi!

2) Cependant, et là encore ça devrait n’étonner personne, la majorité de nos dépenses publiques sont en fait des dépenses de protection sociale. L’Etat français, collectivités territoriales incluses, ne coûtait à notre pays « que » 24,2% de son PIB, en 2003. J’ai calculé la moyenne de l’Europe des 24 (les 25 sans la France ), et on y constate que nous ne sommes qu’à 2,1 points de PIB de différence. Et face à deux champions non-européens du « libéralisme », les USA et le Japon, la différence est en réalité plus proche de 3,2 et 1,6 points. Certains diront assurément : « mais deux ou trois points de PIB, c’est énorme ! ». Certes. Mais le « surcoût » de l’Etat français n’explique qu’une minorité de l’écart entre les niveau de dépenses publiques français vis-à-vis de celui américain ou japonais ; 20% de l’écart entre la dépense publique française et américaine est due à l’Etat français. Même vis-à-vis du Royaume-Uni, notre Etat n’explique que moins de 40% de la différence de dépenses publiques. Il n’y a que vis-à-vis du « modèle » allemand, qui a en réalité un état plus « light » que les USA, la GB ou le Japon, que notre « surdépense » publique française serait due à l’Etat.

Voyons donc où se déroule l’essentiel : sur les 17,7 de PIB de dépenses publiques que nous réalisons en plus que les américains, 14,5 viennent de nos dépenses sociales. On peut établir un constat proche par rapport au Japon, moindre par rapport au Royaume-Uni. 

 

Ce « surcoût social »s’explique un peu par les dépenses santé, mais il faut prendre des pincettes avant de comparer : apparemment, la France dépense 1,3 points de PIB de plus que les USA, en dépense publiques. Mais la santé US est largement privée (56% des dépenses de santé sont privées aux USA, 23% en France), et les dépenses de santé sont en réalité nettement plus élevées aux USA (15% du PIB en 2003, 10% en France). Si les USA se décidaient à faire prendre en charge par la collectivité 77% de leurs dépenses de santé, comme en France, mais sans ajouter 1 cent de plus au total de leur dépenses de santé publiques ou privées, les USA devraient rajouter 5 points à leurs dépenses publiques (ce qui signifie que leur taux de dépenses publiques est biaisé à la baisse). Comparer brutalement les dépenses publiques US et françaises n’a donc pas de sens, il faut d’abord s’assurer que les mêmes services et la même prise en charge sont fournis dans les deux pays.

Une remarque aussi : la protection sociale est une opération de distribution, non de production ; derrière ce truisme, il y a le fait que les 29% du PIB en dépenses sociales que réalise la France ne constitue en rien une économie de propriété collective/publique. La France et la Suède ne sont donc évidemment pas des pays « socialistes », sauf à hauteur de ce que pèse réellement la machine administrative, soit 24% de l’activité en France et 26% en Suède.

Passons au procès, maintenant, et voyons qui sont les salauds qui coulent notre pays à force de dépenses publiques :  

 

-          nous avons vu que la santé coûte plus cher en France que dans d’autres pays (mais pas aux USA, en Allemagne pour des raisons de réunification, en Suisse aussi) ; il y a sans aucun doute des gaspillages dans la dépense sanitaire française. Mais c’est une grande partie de notre population qui « bénéficie » ou « cause » ces gaspillages. Le fait que nous abusions de médicaments ou d’actes médicaux inutiles n’enlève rien au fait que c’est nous, patients, qui suscitons ces dépenses ; et comme la plupart des dépenses de santé, justifiées ou pas, viennent des plus de 60 ans et des moins de 10, on a trouvé les premiers coupables : salauds de vieux et de gamins !

-          notre système de retraite « coûte cher » aussi (à titre personnel, je le considère comme un choix de société plutôt qu’un coût, mais bon). Là encore, on pourra dire que les retraités de la fonction publique ont de trop bonnes pensions, qu’en plus ils vivent longtemps et cotisent moins que les autres. Mais quand bien même vous leur couperiez un peu les vivres, pourquoi réduire globalement le niveau des dépenses de retraite en France ? De toute façon, nous savons que le nombre de retraités va augmenter. Même en réduisant les pensions de certains, même en allongeant la durée de cotisation de 5 ans, les économies réalisées sur une partie des retraités pourraient au mieux servir à équilibrer le système. Les dépenses de retraite ne redescendront donc pas en France, même en « égalisant » le système, et privatiser les retraites n’y changerait rien car la retraite par capitalisation oblige quand même à prélever sur les actifs pour financer les retraites (bientôt un article sur le sujet). Une fois de plus, salauds de vieux !

-          Nos dépenses de chômage et de politique de l’emploi sont un peu plus contestables cependant. Ce n’est pas le fait de consacrer 2% du PIB à indemniser les chômeurs qui est contestable, c’est la « politique de l’emploi » à base de subventions accordées à des entreprises dont l’effet sur l’emploi est douteux. Mais remarquons une chose : ces entreprises qui profitent de l’argent public gaspillé en subventions sont aussi…des contribuables. Les entrepreneurs sont les premiers à dire que ces subventions ne servent à rien et ne font que perturber le fonctionnement de l’économie de marché, très peu poussent cependant leurs convictions « libérales » jusqu’à refuser ces aides. Mais puisque la dépense publique est le crime, et que ceux qui en profitent sont les coupables : Salauds de chômeurs et d’entrepreneurs ! 

 

-          Viennent ensuite les allocations familiales, l’assurance-invalidité, la maternité, etc…Salauds de parents et d’invalides !!!  

Le but de cet article ironique n’était pas de dire si la dépense publique est justifiée ou pas, si elle a ou non un effet négatif massif sur la croissance. En partant du présupposé –auquel je n’adhère pas en fait-, que la dépense publique est un mal, et que certains en profitent, on en arrive cependant au constat que, relativement aux autres pays, ce n’est pas tant la machine d’Etat qui « nous étrangle » sur le plan financier, mais les « coupables » sont en fait une grande partie des français. On peut certes dire que l’entrepreneur, le cadre ou l’ingénieur de 30 ou 40 ans, qui n’est jamais malade, qui n’a pas d’enfants (ce qui n’est cependant pas bon pour le pays), qui travaille beaucoup paye beaucoup d’impôts et de cotisations et bénéficie peu de la dépense publique. Mais il sera un jour un retraité, qui vivra plus longtemps que les autres en moyenne (sauf s’il meurt violemment), qui finira en mauvaise santé ; il aura peut-être des enfants, qui lui apporteront peut-être peu d’allocations familiales mais iront, comme la grande majorité des enfants français, passer une partie au moins de leur scolarité dans le public, et engendreront des dépenses, même si une partie relève du gaspillage.  

Mais pour les vieux, les enfants, les chômeurs ou ceux qui l’ont été, les parents, les invalides, et j’en passe :  

Salauds de français qui abusent de l’argent des français !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by DiadoreCronos - dans Economie
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commentaires

eldiablo 11/11/2006 18:01

Venez rencontrer EL DIABLO sur son blog...