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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

Alors ce blog est pour vous.

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 19:09

Il y a quelques temps, a eu lieu sur ce blog un court échange suite à un article sur l’emploi, échange que vous pouvez lire en commentaires de cet article. Il y a été question d’Alstom et du marché des trains franciliens.

Je pense qu’être communiste n’empêche pas d’être relativement ouvert à l’échange international, et que des entreprises collectivisées de différents pays peuvent échanger par delà les frontières. Le fait que le canadien Bombardier jouisse d’un quasi-monopole chez lui ne justifie pas que nous ayons à pratiquer nous aussi le protectionnisme, qui est un sale coup à faire aux travailleurs de l’étranger, alors que sur le fond les délocalisations et la concurrence extérieure ne sont que marginalement responsables du chômage français.

 

Les slogans tels que « produire français, consommer français », ou les raisonnements comme quoi « vivre et travailler au pays » signifierait forcément « produire pour le pays et dans le pays» (alors qu’on peut travailler pour l’exportation), relèvent pour moi de l’une des pires époques du PCF. Ces slogans n’ont pas empêché le déclin du parti, ils ont juste préparé idéologiquement une partie de nos militants et électeurs à rejoindre dans les années 80 le Front National.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by DiadoreCronos - dans Economie
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Toto 11/11/2006 17:29

 Votre message pose d’abord un problème par sa forme : je n’aime pas vraiment qu’on poste un tract en guise de commentaires, un texte court de votre main m’aurait semblé plus « vrai » ; là, j’ai plus l’impression qu’on me spamme plutôt qu’on ne me parle.

Et moi je n'aime ni donner, ni recevoir des sermons. Je n'ai pas forcément le temps de bricoler sur internet, et j'aime bien qu'on me donne de la lecture, même si ça ne m'est pas adressé personnellement. De la même façon, les tracts que nous diffusons dans nos quartiers ne sont pas taillés sur mesure pour tout le monde. Vu l'orientation "économique" et le parti pris communiste dont vous pensez pouvoir vous réclamer, j'ai pu penser que cela soulèverait votre intérêt.
D'autre part, sachez que ce genre de "spam" améliore votre référencement.


 Concernant le fond du sujet, il y a tout de même une ambiguïté qu’il faut soulever. Alstom a certes perdu 2 milliards d’euros de contrat en perdant les commandes des rames d’Ile-de-France, mais c’est tout de même une entreprise qui enregistre nombre de commandes à l’étranger, pas moins de 4.7 milliards d’euros au total pour le second trimestre 2006 (avec notamment deux commandes de plus d’un milliard d’euros en Chine), chiffre qui indique une forte croissance.
C'est la liquidation de toute politique industrielle nationale que nous dénonçons. Nous ne voulons pas défendre les actionnaires d'Alstom, pas plus que nous ne souhaitons dénoncer le monopole de fait de Bombardier au Canada et  "l'entorse à la concurrence" que constitue celui ci.
Pendant qu’Alstom perd des marchés français, elle en gagne à l’étranger.
Nous nous battons pour l'emploi en France, pas pour les contrats d'Alstom en Chine ou pour les dividendes de ses actionnaires! Ce n'est pas un problème de "logique" extrait de tout contexte social. Un peu de rigueur intellectuelle ne messiérait point.






 Il est donc une question que nous devons nous poser, en tant que militant : si nous protestons parce qu’Alstom perd des contrats et pourrait remettre en cause des emplois en France, ne se pourrait-il pas que l’on assiste en retour aux mêmes réactions dans les pays où Alstom remporte des contrats, alors que des entreprises plus « locales » auraient peut-être pu les assurer ?
Vivre et travailler au pays. C'était pendant longtemps un des slogans du Parti Communiste. Contrairement aux cuistres trotskystes, je ne trouve pas là matière à crier au nationalisme chauvin.
Il n’y a que deux positions cohérentes :
 1)       soit nous acceptons qu’Alstom gagne des marchés à l’étranger. Alors nous admettons qu’Alstom puisse perdre des contrats en France ;
 2)       Soit nous refusons qu’Alstom perde les contrats français, dans ce cas l’entreprise française doit sérieusement limiter son expansion à l’étranger voire renoncer à des contrats.
 Je sais, on a sorti le même argument sur EDF : «  vous refusez la privatisation d’EDF mais EDF a pourtant bien acquis, en tant qu’entreprise étrangère, des entreprises dans d’autres pays d’Europe et du monde ».
 Et bien ce que je viens de dire plus haut vaut pour EDF aussi.
Effectivement. Ce sont ceux qui voulaient la mort d'EDF-GDF (EPIC) nationalisé qui ont fait acquérir à EDF et GDF des entreprises électriques et gazières à l'étranger, limitant les investissement en France sur le long terme pour la sécurité des approvisionnements, celle des installations (centaines de kilomètres de conduites de gaz dangereuses), le développement et le renouvellement de l'appareil productif et pour l'emploi. De même, ceux qui veulent la mort de toute politique industrielle en France ont déjà liquidé les 2/3 d'Alstom, pour ne parler que de cette firme.  La Chine conditionne, et elle a raison de le faire, ses contrats gigantesques à des transferts de compétences et à une implantation sur son sol. Par conséquent, la plupart des contrats à l'étranger (et particulièrement avec la Chine) ne créent pas 1 emploi en France.
On peut, et c’est une position tout à fait défendable, dire qu’EDF doit rester 100% publique, et  qu’EDF comme Alstom doivent assurer l’équipement national.
C'est surtout la position que devrait prendre quelqu'un qui pense pouvoir se dire communiste!
Mais en revanche, nous ne pouvons pas imposer aux travailleurs du reste du monde, qui ont des exigences comme nous, que les entreprises françaises aient le beurre des marchés nationaux et l’argent des contrats étrangers.
Il faut être assez culotté pour voir dans notre texte pour l'emploi, le développement industriel et une politique de relance une défense illustrée du patronat "français"!Après tout c'est votre problème.









DiadoreCronos 11/11/2006 19:12

Et moi je n'aime ni donner, ni recevoir des sermons. Je n'ai pas forcément le temps de bricoler sur internet, et j'aime bien qu'on me donne de la lecture, même si ça ne m'est pas adressé personnellement. De la même façon, les tracts que nous diffusons dans nos quartiers ne sont pas taillés sur mesure pour tout le monde. Vu l'orientation "économique" et le parti pris communiste dont vous pensez pouvoir vous réclamer, j'ai pu penser que cela soulèverait votre intérêt.D'autre part, sachez que ce genre de "spam" améliore votre référencement.
 

Chacun a sa politique vis-à-vis des messages, et je connais des forums qui refusent généralement un tract en guise de message. C'est également le cas de ce blog. Deux trois lignes suivies d'un lien aurait pu remplacer ce "spam". Quant à mon référencement, c'est moi qui m'en charge.
 

C'est la liquidation de toute politique industrielle nationale que nous dénonçons. Nous ne voulons pas défendre les actionnaires d'Alstom, pas plus que nous ne souhaitons dénoncer le monopole de fait de Bombardier au Canada et  "l'entorse à la concurrence" que constitue celui ci. Nous nous battons pour l'emploi en France, pas pour les contrats d'Alstom en Chine ou pour les dividendes de ses actionnaires! Ce n'est pas un problème de "logique" extrait de tout contexte social. Un peu de rigueur intellectuelle ne messiérait point.Mais je ne vous accuse pas de défendre les actionnaires d'Alstom, et les contrats étrangers d'Alstom ne concernent pas que la Chine ni le Canada comme c'est indiqué dans les liens que j'ai donnés. Ensuite je ne vous accuse pas de défendre les contrats étrangers d'Alstom, seulement je précise que si Alstom, en tant qu'entreprise française implantée en France, bénéficie de l'intégralité des contrats français, alors l'entreprise doit renoncer à tout ou partie de ses contrats étrangers.
 

De même, ceux qui veulent la mort de toute politique industrielle en France ont déjà liquidé les 2/3 d'Alstom, pour ne parler que de cette firme.  La Chine conditionne, et elle a raison de le faire, ses contrats gigantesques à des transferts de compétences et à une implantation sur son sol. Par conséquent, la plupart des contrats à l'étranger (et particulièrement avec la Chine) ne créent pas 1 emploi en France.
 

Mais dans la mesure où ces contrats sont profitables, les contrats étrangers permettent peut-être à Alstom de ne pas supprimer davantage d'emplois en France. La France pourrait tout à fait imposer les mêmes conditions que la Chine à l'entreprise Bombardier.
 

Mais il n'en reste que même un communiste ne peut proclamer qu'il faut absolument qu'Alstom puisse remporter d'entrée de jeu tous les contrats français. Parce qu'alors elle a un monopole de fait sur le territoire national, et qui dit monopole de fait dit possibilité d'abuser de cette position et d'imposer des surcoûts. Il y a sans doute moultes procédures pour contrôler de tels abus, mais cela n'empêche pas qu'ils arrivent, et une bonne menace de sanction reste la possibilité d'offrir des contrats nationaux à des groupes étrangers, même à titre exceptionnel. Refuser une telle éventualité signifie accepter qu'un groupe "national" puisse sucer de l'argent public faut de concurrents éventuels, et ça non plus ce n'est pas très communiste...
 

Je pourrais ensuite vous dire qu'après tout, je ne vois ce qu'il y a de scandaleux à ce qu'une entreprise qui propose un contrat à moindre coût ne puisse l'emporter. Que Bombardier fasse travailler des gens en Europe de l'Est n'est pas scandaleux, les travailleurs de ces pays ont également droit à des emplois, et n'ont pas à vivre que d'aumônes des pays plus riches. Et prière de ne pas me sortir que je veux la mort de nos emplois au profit des pays à bas coûts, ce discours est faux, la mondialisation ne supprime pas des emplois au global.
 

Je suis pour le fait que les entreprises soient propriété collective. En cas de fermeture de site, elle permettrait d'éviter des drames humains en faisant au pire reclasser les salariés dans d'autres entreprises collectives. Mais je ne suis pas pour le fait que les entreprises aient des contrats acquis d'avance, sans avoir besoin de prouver qu'elles sont bien les meilleures placées, pas pour une économie figée qui au final se traduira par des surcoûts et de la sous-productivité, donc des emplois en moins.
 

Il faut être assez culotté pour voir dans notre texte pour l'emploi, le développement industriel et une politique de relance une défense illustrée du patronat "français"!Après tout c'est votre problème.
 

Ce qui est culotté, c'est de me faire ce genre d'accusations alors que rien dans mon texte n'a trait au patronat ni à l'actionnariat d'Alstom, même pas dans la phrase que vous citez.
 

 
 

 

PCF Paris 14 06/11/2006 16:29


Le renouvellement des trains doit être effectuée en France!


SCANDALEUX: la direction de

la SNCF annonce qu’elle confie à la firme canadienne Bombardier l’énorme marché du renouvellement des trains de banlieue parisienne au détriment d’Alstom, de l’industrie et de l'emploi en France. 

Mettons en échec cette opération en pointant toutes les responsabilités politiques, celles du gouvernement comme celles de


la Région Ile-de -France.
Communiqué du collectif PCF-RATP-Bus et du PCF Paris 15, 25 octobre 2006
Le Conseil d’administration de

la SNCF a annoncé aujourd’hui qu’il entendait confier la commande du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien « Bombardier ». Il s’agit d’un marché colossal : 172 nouvelles rames pour 2,094 milliards d’euros pour la première phase, 200 rames supplémentaires en option. Ce choix s’effectue au détriment du groupe français Alstom. Cette décision est purement et simplement scandaleuse. C’est un véritable sabotage d’une filière industrielle française d’excellence qui a toujours su répondre aux besoins du pays et de


la SNCF. Les conséquences sur l’emploi se chiffrent à plusieurs milliers d’emplois non créés en France mais aussi à de lourdes menaces sur l’avenir de plusieurs sites d’Alstom et leurs bassins d’activité. Il est mensonger de prétendre que « Bombardier » créerait de nombreux emplois en France. Son implantation y est réduite mais surtout, de l’aveu même du Ministre des transports, M. Perben, la firme canadienne emporte la commande en promettant des « coûts » inférieurs grâce à ses usines délocalisées en Europe de l’est. Cette opération compromet également l’avenir technologique et annonce une nouvelle étape dans le démantèlement d’une entreprise fondamentale de l’industrie dans notre pays. La même logique de casse a déjà entraîné le bradage des Chantiers de l’Atlantique, ex-filiale d’Alstom à un groupe norvégien, et conduit à plusieurs plans de suppressions d’emploi et de renflouement aux frais de la collectivité. Cette opération peut et doit être mise en échec. Un nouveau contrat peut et doit être signé donnant à Alstom la maîtrise d’œuvre (avec éventuellement une sous-traitance de l’usine Bombardier en France) et garantissant que l’ensemble de la production soit effectuée sur le territoire national. Pour cela il est essentiel de situer les responsabilités politiques. Le gouvernement est directement décideur. Le Conseil d’administration de

la SNCF , entreprise nationale, est composé en majorité de membres désignés par lui. Mais la région Ile-de-France, présidée par la gauche, joue aussi un rôle déterminant, parce qu’elle contrôle le Syndicat des transports de l’Ile-de-France. Le STIF est le premier financeur de l’opération, à hauteur de 50%, exactement 1,047 milliard d’euros, financé en majeure partie par un emprunt que les Franciliens devront rembourser (avec les intérêts). Le principal payeur est le premier décideur. Mais jusqu’à présent

la Région s’est lavée les mains de l’affaire. Pire aujourd’hui, son Président PS, M. Huchon a assisté à l’annonce solennelle du contrat et a justifié publiquement le choix de retenir « Bombardier » par des « coûts sensiblement inférieurs », soutenant sans complexe le dumping social. A

la RATP , nous savons qu’il manifeste la même orientation idéologique en préparant activement la marchandisation des transports franciliens. Mais encore davantage en période préélectorale, certaines contradictions entre actes et discours ne peuvent pas tenir, à droite comme à « gauche ». Les hypocrites du « patriotisme économique » mais aussi tous les élus de la majorité de « gauche » du Conseil régional sont au pied du mur. N’en laissons aucun se défausser ! Communistes de

la RATP , communistes des entreprises et quartiers du 15ème arrondissement, nous soutiendrons et relaierons les actions et les luttes des salariés d’Alstom, des bassins d’emplois de ses usines, de nos collègues cheminots contre ce sabotage d’un fleuron industriel du pays.

DiadoreCronos 07/11/2006 21:36

Chère camarade, bonjour ;
 Votre message pose d’abord un problème par sa forme : je n’aime pas vraiment qu’on poste un tract en guise de commentaires, un texte court de votre main m’aurait semblé plus « vrai » ; là, j’ai plus l’impression qu’on me spamme plutôt qu’on ne me parle.
 Concernant le fond du sujet, il y a tout de même une ambiguïté qu’il faut soulever. Alstom a certes perdu 2 milliards d’euros de contrat en perdant les commandes des rames d’Ile-de-France, mais c’est tout de même une entreprise qui enregistre nombre de commandes à l’étranger, pas moins de 4.7 milliards d’euros au total pour le second trimestre 2006 (avec notamment deux commandes de plus d’un milliard d’euros en Chine), chiffre qui indique une forte croissance.


Pendant qu’Alstom perd des marchés français, elle en gagne à l’étranger.
 Voir notamment :
 http://www.ernstrade.com/communique/ALSTOM8.html
 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-827613@51-827065,0.html
 Il est donc une question que nous devons nous poser, en tant que militant : si nous protestons parce qu’Alstom perd des contrats et pourrait remettre en cause des emplois en France, ne se pourrait-il pas que l’on assiste en retour aux mêmes réactions dans les pays où Alstom remporte des contrats, alors que des entreprises plus « locales » auraient peut-être pu les assurer ?
 Il n’y a que deux positions cohérentes :
 1)       soit nous acceptons qu’Alstom gagne des marchés à l’étranger. Alors nous admettons qu’Alstom puisse perdre des contrats en France ;
 2)       Soit nous refusons qu’Alstom perde les contrats français, dans ce cas l’entreprise française doit sérieusement limiter son expansion à l’étranger voire renoncer à des contrats.
 Je sais, on a sorti le même argument sur EDF : «  vous refusez la privatisation d’EDF mais EDF a pourtant bien acquis, en tant qu’entreprise étrangère, des entreprises dans d’autres pays d’Europe et du monde ».
 Et bien ce que je viens de dire plus haut vaut pour EDF aussi.
 On peut, et c’est une position tout à fait défendable, dire qu’EDF doit rester 100% publique, et  qu’EDF comme Alstom doivent assurer l’équipement national. Mais en revanche, nous ne pouvons pas imposer aux travailleurs du reste du monde, qui ont des exigences comme nous, que les entreprises françaises aient le beurre des marchés nationaux et l’argent des contrats étrangers.