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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 23:03


C'est un pays - Soldat Louis
Hymne sympathique à la Bretagne, qui, comme toute chanson bretonne voulant avoir un public, est interprétée en français, et qui n'en comporte pas moins quelques passages surprenants, comme "après la langue [bretonne], on [sous-entendu l'immonde France jacobine] vise la race [bretonne ???]"...

Racisme

Dans le passage concernant la Nation, nous avons posé le fait que la nation n’existe pas et ne survit pas sans un modèle culturel hégémonique. Ce qui signifie que si la culture (linguistique ou religieuse) vient à changer, la nation joue sa survie même. Si c’est la langue qui change, la nation elle-même change : ainsi la Gaule est devenue la France, pas tellement parce que sa population avait changé (les envahisseurs francs, burgondes ou plus encore vandales étaient peu nombreux), ni parce que sa religion avait changé (elle était déjà christianisée, au contraire des francs). Ce qui a changé principalement, ce sont ses structures politiques, l’apparition d’une royauté succédant à l’empire romain et que les gaulois n’avaient jamais durablement construit, et un changement de langue (même si l’on passait du gallo-romain à une autre langue latine). La Maurétanie n’est pas non plus devenue le Maghreb par un changement de population (les envahisseurs arabes du VIIème siècle furent aussi peu nombreux), mais de religion, et de langue (et encore, l’arabe n’a pas complètement éradiqué les langues berbères, et a mis des siècles à s’imposer).

Ainsi, on peut le dire pour la France : si la culture dominante sur le sol national devait changer radicalement sur l’un des points évoqués plus haut, que ce soit la langue, la religion, ou la culture religieuse (beaucoup d’athées ont une culture chrétienne, que ce soit par les fêtes célébrées, ou des principes moraux hérités du catholicisme comme l’idée d’associer rédemption morale et souffrance ; on peut être apostat de l’islam et avoir conservé des tabous musulmans sur l’alimentation, par exemple), alors on ne pourra pas parler d’  « évolution de l’identité française » mais bien d’une fin de la France en tant que nation. Que l’identité de la France puisse s’enrichir par des différences culturelles minoritaires (c’est-à-dire véhiculées par une minorité, par exemple la musique antillaise, la littérature maghrébine…), c’est une chose : mais ce qui compte surtout, c’est leur aspect minoritaire justement, parce que cela montre que ces différences sont intégrées et appréciées pour leur beauté, et non imposées par le nombre.

Les propos qui précèdent permettent de joindre le quatrième sujet de cette série d’articles, la question du racisme. Il existera sans doute des antiracistes professionnels (c’est-à-dire des gens chez qui la lutte contre le racisme n’est plus un idéal, mais un moteur de leur existence : cela veut dire que lorsqu’ils ne trouvent pas de racisme à dénoncer, ils en inventent) qui verraient dans mes propos la justification du refus de la différence culturelle, l’apologie du sectarisme franco-français. Sur un autre blog, j’ai lu cette définition particulièrement stupide du racisme : « Refuser ce qui est différent ». A ce rythme-là, je suis raciste antinazi, il y a en effet certaines différences entre eux et moi que je ne tolère pas.

Je vais donc finir cette série par une définition du racisme. Comme celle sur la nation, elle est un peu complexe, et nécessite donc des justifications.

« Le racisme est une inégalité de droit(s) instaurée entre des groupes humains séparables, basée sur des critères fixés par la naissance. »

Inégalité de droits 

C’est le point le plus important à expliciter. Car trop souvent on invoque le racisme pour des faits qui n’ont absolument rien à voir. Je vais citer un exemple flagrant. Vous pouvez commencer par lire cet article de Pierre Tévanian, sur le site Les mots sont importants (site de gauche au début des années 2000, complètement sombré depuis dans le communautarisme, de préférence islamophile) à http://lmsi.net/spip.php?article657

Vous aurez peut-être le même dégoût que moi en constatant tous les raccourcis, amalgames, bouchages de nez (c’est-à-dire les citations qu’il fait sans plus de commentaires, comme s’il était évident pour tout le monde que lesdites citations étaient racistes, alors que ce n’est pas forcément le cas) qu’accumule l’auteur. Le cas qui m’intéresse le plus est celui de Sylvie Noachovitch. Candidate UMP aux législatives de 2007, cette dame aurait lâché, en milieu « semi-privé » comme le reconnaît Tévanian lui-même (divulguer des propos privés ne le gêne donc pas), cette phrase :

« Moi, mon mari peut dormir tranquille : dans ma circonscription, il n’y a que des Noirs et des Arabes, et l’idée de coucher avec l’un d’entre eux me répugne ! ».

Mon Dieu, la phrase raciste que voilà ! Et Tévanian de se scandaliser que Noachovitch n’ait pas été contrainte à des excuses publiques. Sauf qu’elle n’a en réalité rien dit de raciste. Prévenons au passage les naïfs qu’elle n’a nullement dit, contrairement à ce que croit Tévanian, que « les arabes sont répugnants », mais que « coucher avec eux la répugne », ce qui n’a rien à voir et reconnaît la subjectivité de cette assertion. Mais même après cela, il y aura des « antiracistes » pour lui reprocher d’exclure des hommes en fonction de leur peau.

 Le racisme est une inégalité de droit, c’est-à-dire qu’on vous prive d’un droit qui devrait revenir à toute personne, en raison de critères de naissance. Par exemple, vouloir priver les noirs ou les arabes du droit de vote, c’est du racisme. Comme je l’écrivais dans un article précédent, le programme de préférence nationale du FN est raciste, parce qu’il réduit les droits des étrangers (or, on est souvent étranger de par sa naissance même, et on peut être étranger et né en France !), tout en restreignant l’accès à la nationalité française (donc l’inégalité n’est pas soluble par l’intégration civique). Le racisme, c’est donc la privation de droits. Or, que je sache, coucher avec Sylvie Noachovitch n’est pas un droit inscrit dans la constitution. Que celle-ci refuse ses faveurs à telle catégorie d’hommes, fut-ce sur les critères les plus arbitraires et généralisants qui soient, c’est son problème, et sa liberté de femme. Qu’elle l’ait exprimé (et pas en public, ceci dit) de façon assez inélégante est une autre chose, très triviale au demeurant.

Ce n’est pas la première fois cependant que j’entends ou lis ce genre d’amalgames, du genre : « Tu refuses de sortir avec une femme d’une autre couleur de peau que la tienne ? Tu n’a pas d’amis noirs ? Tu es raciste ! », mélangeant complètement les domaines de la préférence personnelle, n’engageant que sa vie privée, et la question de l’égalité des droits. On peut parfaitement être actif dans la lutte contre les discriminations légales contre les étrangers ou les minorités ethniques, « typées », ou, osons le terme, « raciales » (1), et faire le choix, à titre personnel, de n’avoir que des blancs blonds (et aux yeux bleus, pendant qu’on y est) dans son entourage personnel. Et à l’inverse, on peut avoir un entourage bigarré et être raciste ; je me souviens de cette réplique mémorable de Le Pen, répondant à des interrogateurs de France2, qui lui demandaient s’il était raciste, en 2004, que cela ne pouvait être vrai, puisqu’il avait eu des domestiques noirs pendant vingt ans !

Pour en rester à Le Pen, justement, ce travers de l’amalgame entre choix personnels et questions de droits ne peut que servir son raisonnement raciste. Rappelons que pour Le Pen, la préférence nationale se justifie car « je préfère ma fille à ma nièce, ma femme aux autres femmes… donc préférons les français aux étrangers ». Sauf que le raisonnement n’a aucune valeur. Que je préfère ma femme aux autres femmes est une question de goût personnel, mais que je ne traduis nullement en accordant des baisses d’impôts à ma femme ou en décrétant que son bulletin de vote comptera plus que celui des autres femmes. Confondre une préférence personnelle et une discrimination de droit n’a donc aucun sens, et les prétendus antiracistes qui font cette confusion et condamnent la femme blanche qui refuse de coucher avec des noirs jouent en fait sur le terrain de Le Pen, sauf qu’eux partent sur la pente opposée du faux dilemme posé par le leader du FN, et, puisqu’ils sont antiracistes, concluent que le métissage est une obligation.

Finissons sur ce point en constatant que, dans cette logique « antiraciste » foireuse, Tévanian, grand libertaire « de gauche », se retrouve au final à fliquer les préférences sexuelles d’une femme (bourgeoise de droite certes, mais une femme avant tout)… L’émancipation des opprimé-e-s n’est pas gagnée.

Groupes humains séparables

Il s’agit ici de préciser que le sexisme n’est pas assimilable au racisme. Et ce pour la simple raison que les noirs peuvent être séparés des blancs et se perpétuer séparément, mais qu’à l’inverse les hommes et les femmes ne peuvent être séparés durablement.

Différences fixées par la naissance

             Allons droit au but : il s’agit de préciser que l’islamophobie, entre autres, n’est pas un racisme. Personne sur Terre ne naît musulman. L’Islam n’est pas génétique. On peut parler de racisme lorsque l’on se fait priver de droits en raison de son lieu de naissance, de l’identité de ses parents, de sa couleur de peau ou des formes du visage. On peut éventuellement parler de racisme culturel lorsque le critère de discrimination porte sur la culture dans laquelle vous avez été éduqué dans votre enfance, culture que vous n’avez forcément pas choisie. Mais, gros point de détail : l’Islam n’est pas une culture. C’est une idéologie, à la fois religieuse et politique. Comme toute idéologie religieuse, elle a pour but principal de régenter la vie complète des fidèles, et donc de façonner leur culture parfois dans les moindres détails (2). Mais l’idéologie transformatrice n’est pas la culture, de la même manière que la sculpture n’est pas le sculpteur. On peut continuer à faire une fête le jour de l’Aid-el-Kébir, ne pas boire d’alcool, ne pas manger de porc, et être athée : on peut avoir été sculpté et avoir rejeté finalement le sculpteur. L’Islam n’est pas seulement une idéologie religieuse, mais aussi politique. Et, transmis à ceux qui rabâchent que le voile/la burqa/l’intégrisme ne sont que des « manipulations politiques  de la religion», dans la religion musulmane, il n’y a pas, fondamentalement, de distinction entre le religieux et le politique : la réalisation de la communauté des croyants (oumma), régie par une loi d’origine divine, est un but religieux et politique (et militaire, historiquement) et pendant les premières décennies et même siècles de l’histoire islamique, il n’y avait pas de différence entre les dirigeants politiques et religieux (s’incarnant tous deux dans le calife).

             Ce que je dis s’applique bien sûr aussi pour le christianisme (même si, dans l’histoire de ce dernier, la distinction entre les responsables religieux et les pouvoirs politiques a toujours existé, même si elle est devenu confuse avec l’apparition des états papaux), le judaïsme, le bouddhisme, ou encore le communisme et le capitalisme. Dans aucun cas ces idéologies, si prégnantes soient-elles sur la vie de la société, ne peuvent être confondues avec une culture. Et le fait de revendiquer cette idéologie par certains signes (par exemple, le voile) expose tout à fait au droit fondamental de tout citoyen d’une démocratie, à savoir le droit à la critique de l’idéologie des autres. Et donc je ne vois absolument pas en quoi je devrais m’émouvoir de « l’hostilité environnante » affectant les femmes qui se voilent consciemment, pas plus que je ne m’étonnerais des réactions anticommunistes (qui, à défaut d’être justes, seraient prévisibles), si je prenais le RER affublé d’un uniforme de l’Armée Rouge. Je ne m’émouvrais même pas d’une discrimination à l’embauche pour une femme qui a décidé de se présenter voilée, puisque je ne me suis jamais pointé à un entretien en arborant un t-shirt flanqué du marteau-faucille.

             La critique de l’idéologie n’est bien entendu pas l’exclusion des personnes, encore moins leur agression : mais le simple fait de devoir, par prudence, rappeler une telle banalité est consternant.

Conclusion : peut-on contrôler l’immigration sans être raciste ?

             Le fait d’avoir défini le racisme comme une exclusion basée sur la naissance crée une contradiction avec la définition de la nation et de ses impératifs de survie que j’ai énoncés plus haut. Je m’explique : j’ai défini la nation comme un groupe ayant un modèle culturel hégémonique. En France, ce modèle peut se définir comme celui d’une culture latine, fortement influencée par le christianisme (sans inclure l’obligation de la foi chrétienne elle-même, bien sûr), et surtout par la langue française. Une remise en cause de cette majorité culturelle, par exemple par l’immigration (et ce serait même la principale source de cette remise en cause) remet en cause la nation. Non pas que la nation ne puisse pas intégrer des minorités diverses, mais à condition de pouvoir convertir l’essentiel d’entre elles et garder sa majorité culturelle. Une nation qui serait totalement incapable de communiquer sa culture est une nation condamnée, et ce n’est heureusement pas le cas de la France. Mais une immigration massive, plus rapide que la capacité d’intégration culturelle, peut remettre en cause cette majorité nationale. Et ce changement de majorité remet en question l’existence même de la nation (l’éventuelle « fin de la France » que j’ai évoqué au début de l’article), soit parce que la nation serait remplacée par une autre, soit parce qu'elle serait rattachée à une autre. Et l’ancienne majorité nationale se retrouverait minoritaire, sans l’avoir voulue ; elle n’accepterait donc pas forcément la nouvelle nation, et pourrait être opprimée avec elle, alors qu’actuellement, les minorités nationales de France (par exemple les Antilles ou la Bretagne) ont accepté leur intégration à la nation française.

Cela crée une contradiction avec le droit fondamental de tout être humain de quitter son pays pour aller vivre dans un autre. Oui, c’est un droit, il est dans la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, et il est juste : au nom de quoi ai-je le droit de refuser à celui, qui serait aussi intelligent et travailleur que moi, et même plus, mais né dans un pays pauvre, de venir dans un pays plus accueillant pour y développer ses capacités ? Lui refuser ce droit, c’est lui intimer l’ordre de continuer à subir la pauvreté ou l’oppression du fait qu’il soit né au mauvais endroit. Alors qu’on acceptera la solidarité avec ceux qui sont nés dans l’aire nationale, on la refuse à ceux qui sont nés en dehors (retour à la notion de racisme vue plus haut). On peut bien sûr répondre que c’est à chaque nation d’assurer les droits fondamentaux de ses ressortissants. Mais quand le niveau de développement matériel ou la nature du régime politique y contrevient, que faire sinon migrer ? Ce droit à la migration a été déjà évoqué dans un autre de mes articles, intitulé « A propos de l’immigration ».

On se retrouve donc avec deux principes à gérer : le devoir (oui, devoir) de laisser celui qui est né au mauvais endroit migrer s’il le souhaite ; 2) la nécessité de conserver la puissance nationale, garante de la protection du citoyen, en conservant une majorité culturelle.

Ce dilemme interdit de concevoir les questions d’immigration et d’intégration sous le seul angle de l’immigré opprimé face à l’Etat et la société racistes et xénophobes.

(1)   Contrairement à l’opinion très couramment admise, je n’ai aucune certitude pour penser que les races n’existent pas au sein de l’humanité, races au sens de groupes d’individus d’une même espèce partageant des caractères génétiques, mais qui peuvent parfaitement se reproduire avec des individus de la même espèce mais d’une autre race. Si on peut parler de races parmi les chats, on peut peut-être le faire avec les humains, sachant que reconnaître des races ne signifie pas plus être raciste que reconnaître les différences entre les deux sexes ne signifie être sexiste.

L’idée selon laquelle la science génétique aurait banni l’idée de race chez les humains s’appuie souvent sur des arguments d’une partie des généticiens, au premier rang desquels Albert Jacquard, et notamment l’argument suivant : « vous trouverez plus de différences génétiques entre deux maliens ou entre deux français pris au hasard qu’entre un français et un malien pris au hasard ». Le Club de l’Horloge (club d’extrême-droite, mais pas forcément idiot pour autant) a répondu que sur le même principe, on déniait les différences entre l’homme et la femme, ou entre l’homme et le chimpanzé (plus de différences entre deux hommes ou deux singes qu’entre un homme et un singe, puisque ce sont une minorité de nos gènes qui font de nous des hommes ou des femmes, des humains ou des chimpanzés).

(2)   Je me rappelle d’une discussion avec un ami musulman qui m’expliquait que l’Islam est une religion qui autorise une grande liberté, et disait notamment que chacun était libre de gérer son ramadan comme cela lui convenait, et qu’il existait (heureusement) de nombreuses exceptions, pour les femmes enceintes, les enfants, les travailleurs de force…mais une règle quand même : il faut faire le ramadan.

 

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Published by DiadoreCronos - dans Nation
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commentaires

nationalistejacobin 10/10/2009 22:37


La préférence nationale pour les emplois publics se justifie pleinement dans la mesure où acquérir la nationalité française n'est pas une chose insurmontable. Je connais des
exemples d'enseignants d'origine portugaise, marocaine, espagnole, italienne, allemande (j'entends ici "d'origine" par "né et élevé dans le pays d'origine"). Ces gens ont au minimum la double
nationalité. Où est le problème? La République est en droit d'attendre que des étrangers souhaitant appartenir à la fonction publique française s'intègre à la nation qu'ils seront amenés à servir
et à représenter. Et l'intégration commence par une démarche pour acquérir la nationalité française (entre autres).

Pour l'armée, la question est réglée: il existe la Légion étrangère dont le principe me semble acceptable (acquisition de la nationalité à la fin du service).


nationalistejacobin 08/10/2009 14:54


Je ne vois pas bien en quoi l'inégalité des droits entre nationaux et étrangers relève du racisme: tout Etat, toute nation se doit bien de fixer les règles pour savoir qui fait partie du corps
civique et qui n'en fait pas partie. Vous oubliez de dire que les étrangers qui n'ont pas de droits politiques en France possèdent parfois lesdits droits dans un autre pays... où les citoyens
français ne les ont pas. Concrètement, lorsque l'Algérie organise des élections, les consulats algériens de France permettent aux Algériens de France de voter. Mais moi je n'ai pas ce droit... Pas
pluq que je n'aurais ce type de droits si je m'installais demain au Mali, en Chine ou en Tunisie.

Je suis fonctionnaire d'Etat et je trouve normal que la République recrute des fonctionnaires (profs, policiers, militaires) de nationalité française. Il serait incroyable que la République
délègue une partie de l'autorité de la nation... à des personnes qui n'en font pas partie! N'est-il pas nécessaire pour un Etat de s'assurer de la loyauté de ses serviteurs? Bien sûr, on peut être
de nationalité française et déloyal envers son pays. Mais la nationalité française reste une garantie (il y en a d'autres: casier judiciaire vierge,...).


DiadoreCronos 08/10/2009 23:16


Je crains qu'il y ait eu un malentendu. L'inégalité fondée sur la naissance n'est pas tant dans l'absence de droit de vote des étrangers que dans le fait que celui qui est né dans un pays pauvre se
voit condamné, malgré ses efforts, à la pauvreté parce qu'il est né au mauvais endroit, alors que celui qui est né dans un pays riche en bénéficie sans l'avoir particulièrement mêrité. Certes,
l'émigration massive n'est ni possible ni souhaitable, mais il y a un problème moral à refouler aux frontières celui qui migre parce qu'il est né au mauvais endroit. Cette possibilité de refouler
des migrants ne doit être motivée que par la nécessité d'organiser l'intégration des immigrés, et de conserver une majorité culturelle autochtone. Voilà le sens de mon article.

Pour ce qui est de la préférence nationale sur les emplois publics: je suis plus libéral que vous sur ce sujet là, car je ne vois pas en quoi la souveraineté nationale serait menacée si nous avions
des instituteurs ou infirmiers sénégalais ou britanniques. Pour la Défense, ça peut poser problème, mais si la France a longtemps eu d'excellents régiments étrangers (les suisses, par exemple,
jusqu'au massacre des Tuileries en 1792...). La France a également eu des ministres étrangers (suisses aussi par exemple). La présence d'étrangers dans les fonctions publiques n'est dangereuse que
si ceux-ci deviennent une forte minorité, et plus encore une majorité, et surtout dans les secteurs sensibles comme la Défense, le renseignement, l'énergie, etc... moins pour l'éducation, la
voirie, la santé ou l'urbanisme.