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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 21:41

Situation de l’équipement en général


Une première – bonne – surprise en arrivant à Cuba, et en regardant les routes, a été de trouver un pays relativement motorisé. Pas autant que l’Ile-de-France, bien sûr – et tant mieux-, et pas du tout avec les mêmes modèles. La majorité des cubains semblent ne pas avoir accès à l’automobile, à voir le nombre de personnes qui patientent aux arrêts de bus. Signe au moins que le réseau public de cars fonctionne. Précision pour les touristes : les autobus cubains ne rendent pas la monnaie, du fait de la forte affluence. Ce qui m’amène à m’interroger : les bus comptent bien plus de cubains que de touristes. Les cubains devraient payer en pesos cubains, et les touristes en CUC. Or, il est difficile pour le conducteur qui voit seulement les passagers insérer une certaine somme dans l’urne de différencier qui est touriste de qui ne l’est pas (enfin c’est toujours possible avec une certaine latitude, mais impossible de façon précise). Je n’ai pas pu distinguer si les cubains payaient en pesos cubains ou en CUC. Dans le second cas, un voyage devrait être difficilement abordable pour eux. Or ils sont toujours nombreux à prendre le bus. Ceux-ci sont correctement entretenus.


En ce qui concerne les automobiles, on constate corollairement à la motorisation du pays une forte présence de gasolinas (stations-services). Sur une de mes vidéos, j’ai pu noter le prix du litre d’octane: 0,95 peso convertible. Là encore, apparemment, un prix inabordable pour un cubain (pensons à l’étudiante cubaine qui reçoit l’équivalent de 4 pesos convertibles pour se nourrir et payer son transport sur un mois, ou l’ouvrier agricole qui reçoit 2,5 pesos convertibles par sac de 50 kilos de patates, et qui en collecte 5 par jour). Ils ne les paient pas forcément de leurs poches, s’ils sont salariés et qu’ils roulent à titre professionnel.


Lorsque l’on traverse La Havane, surtout ses quartiers résidentiels éloignés des sentiers touristiques, on se voit retomber dans les clichés anticastristes : les façades des bâtiments sont généralement délabrées, n’ont plus pour couleurs qu’une gamme allant du blanc cassé au gris sale, et la chaussée se détériore, alors que les routes sont sans nids de poules sur les principaux axes utilisés pendant les excursions. La situation des ordures est très inégale, certains quartiers ayant des poubelles, d’autres ayant des tas de déchets entassés (mais circonscrits).


Cependant, un œil plus attentif permettra de constater une réalité assez différente derrière les portes : je n’ai pas pris de vidéo pour respecter l’intimité des cubains, mais généralement, les intérieurs des demeures (dont souvent les salons donnent sur la porte principale, chaleur oblige), donnent une nette impression de bon entretien. L’électricité est généralement présente – si nous avons eu des coupures courtes au camp de travail, nous n’avons pas assisté à une panne générale dans La Havane-, de même que la télévision, des meubles en état, parfois des tableaux sur les murs. Il y a bien sûr parfois des exceptions, comme cet appartement que je vis près du Malecon (la longue route qui borde la mer), où plusieurs enfants étaient assis sur un sol nu… en train de regarder la télévision.


On rencontre parfois des affiches prévenant de l’exécution d’un travail volontaire de réfection des bâtiments. Mais, toujours selon une camarade, outre le fait que les cubains n’ont pas souvent les moyens de réhabiliter leurs murs externes, il se trouve aussi que La Havane est classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui complexifie nettement toute initiative de construction ou de réfection individuelle.


Le pouvoir cubain tient à assurer la sécurité des touristes, mais pas avec une surprésence policière comme le dénoncent les gauchistes anticastristes. On a pu se déplacer longtemps dans la capitale sans rencontrer beaucoup de policiers. En revanche, point commun avec nos métropoles : la vidéosurveillance que l’on retrouve dans nombre de carrefours.


Notons aussi une certaine fréquence, outre des vendeurs de rue, des cafés ou bars improvisés, dans des paillottes en bord de route. Ou encore le fait, comme me le confirmaient les membres de la brigade d’instructeurs d’arts qui nous faisaient conférence, qu’il y a à Cuba des artistes indépendants qui vivent de leurs ventes de disques. Ou aussi le nombre de cubains qui entraient au salon de l’artisanat, vaste galerie commerçante.


Il semble donc qu’après la satisfaction des postes alimentaires, vestimentaires, du logement dans des conditions précaires (en extérieur surtout), les cubains ont encore une marge, qu’elle soit obtenue par le salaire ou par l’activité parallèle.

Taxi havanais

 



Port de La Havane


Caméra de vidéosurveillance



Vue d'un village près de Playa Larga (100 kms au sud de la Havane, face à la mer des Caraïbes)


"Beaux-quartiers" havanais


Immeubles sur le Malecon, devant la Tribune Anti-Impérialiste


Rues de La Havane

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Published by DiadoreCronos - dans Voyages
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