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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

Alors ce blog est pour vous.

 

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 23:34

Après l'article du 28 Octobre sur les constats de la crise financière, tâchons de voir les réponses proposées par le PCF:


http://www.pcf.fr/IMG/doc/tract_crise_financiere.doc


On peut lire nota
mment ces propositions pour un "pôle public de crédit":

"
 
    Orienter l’argent vers l’économie réelle. Il faut s’attaquer aux profits qui nourrissent la  spéculation pour augmenter les salaires, retraites et allocations, défendre et développer la protection sociale, le logement, les services publics, financer l’éducation, la recherche, les investissements utiles. C’est le seul moyen pour que l’économie reparte.

·        Créer un grand pôle public du crédit. Les privatisations ont livré la quasi totalité de notre système financier aux intérêts privés. Pour financer les investissements utiles, il faut, autour notamment de la Caisse des dépôts et consignations [CDC], créer un pôle public puissant du crédit.

·        Assurer la transparence du système bancaire. L’argent géré par les banques est celui des salariés : il doit être géré de façon limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils doivent être maîtrisés par les citoyens."

 

   On rajoutera, sans commentaires, les propos flous et désespérés sur une « réorientation » de l’Union Européenne, assortie de propos lapidaires selon laquelle celle-ci serait « esclave des marchés financiers » :

 

« Refonder l’Europe. Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne est l’esclave des marchés financiers. Il faut la mettre au service du développement de l’industrie et des services. Non seulement en remettant en cause son « indépendance » et ses missions, mais aussi en menant bataille pour un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de « la concurrence libre et non faussée », et au choix du dumping social et fiscal. »

 

Limites


Je suis pour ma part frappé sur deux points:
 
               -  nous sommes-nous interrogés sur le fait que les banques ont déjà été nationalisées par le passé (en 1945 et 1981), et que des pôles publics de la banque, nous en avons déjà eu? Ce qui est problématique, c'est bien sûr non pas la nationalisation des entreprises financières, mais le fait de croire qu'un tel pôle puisse réorienter l'économie dans une situation où le financement des entreprises est largement sorti des canaux bancaires, par la montée de l'investissement en actions, par l'importance d'autres secteurs tels que l'assurance? Cela peut sembler hérétique à dire dans ces circonstances, mais il ne faut pas diaboliser la finance : pour de nombreuses entreprises, le recours à une finance désintermédiarisées (donc en évitant les banques) a permis un partage des risques et une économie de coûts d’emprunts ;

- ce qui nous amène au second point : lorsque le PCF appelle à une finance publique qui privilégierait l’investissement réel, créateur d’emplois et vecteur d’investissements sociaux, il oublie que des dépenses « financières » en apparence « spéculative » ou sans création d’emploi ou de capital fixe, peuvent en réalité être déterminants pour sauver des emplois. Par exemple, une entreprise qui achète des produits financiers pour couvrir les risques de variations de prix de matières premières, ne crée pas directement des emplois mais sécurise les siens. Ou, par exemple, une entreprise qui décide d’acheter son fournisseur sera dans la même situation. Selon la politique prônée par le PCF, ces entreprises n’auraient pas de bonifications de taux d’intérêts, alors qu’une entreprise qui se risquerait dans un projet mal calculé, et en apparence créateur d’emplois, pourrait bénéficier d’avantages et aboutir à un fiasco.  On contrôle difficilement « l’effet d’aubaine », c’est-à-dire le fait qu’une entreprise touche une subvention pour créer des emplois qu’elle aurait créé de toute façon (il y a donc un gaspillage public).

L’idée de créer un « pôle public » autour de la CDC ne signifie pas non plus la nationalisation des établissements bancaires, ce qui démobilise d’autant plus certains camarades. Ajoutons que pour nationaliser, il faut encore disposer du rapport de force politique pour ne pas avoir à indemniser trop lourdement (voir pas du tout) les anciens propriétaires.


            Mes propres réponses

            Je passe à
mes propres opinions, puisqu’un commentateur me les a demandés. Suivant ce que j’ai dit plus haut, on ne supprimera jamais la finance, tant le commerce de la prise de risques qui la fonde est devenu vital pour les entreprises. Bien sûr, l’achat d’entreprises par d’autres disparaîtra dans une économie d’entreprises socialisées, mais cela est loin de réduire à néant l’activité financière !

 

Je propose simplement le changement de système économique. Utopique, infaisable ? En réalité, ça l’est bien moins que d’espérer que la France obtienne du reste du monde un changement des règles du jeu financier international. Sur mon site, je décris deux systèmes communistes dont aucun ne nécessite une révolution mondiale pour être expérimenté. Je pense surtout à celui-ci :

           

http://www.pourlecommunisme.com/VII%20Un%20programme%20Communiste%20-%20Programme%20alloc.pdf

(Attention, le site est fait pour Internet Explorer)

 

La page qui décrit ce système est longue, très longue. Il était difficile de faire autrement. Je vous propose de prendre le temps de lire cette page, tout en faisant ce petit résumé :

 

-il s’agit d’une économie où coexistent au moins deux types de monnaie : une monnaie en quantité illimitée dont disposent toutes les entreprises (qui est plus une valeur de compte qu’une véritable monnaie, puisque l’un des rôles fondamentaux de la monnaie est d’être une réserve de valeur, ce qui n’est pas le cas ici). Les entreprises échangent entre elles librement. Il existe aussi une autre monnaie, en quantité limitée et à usage unique (reproduite chaque année) que les particuliers utilisent pour payer leurs achats aux entreprises, en l’échange de quoi les entreprises valident des points de production.

La distribution de cette seconde monnaie au particulier est faite en fonction de leur secteur d’activité, de leur métier dans l’entreprise, de la productivité de celle-ci (qui est justement évaluée à l’aide des échanges comptabilisés dans la première monnaie). Vous pouvez voir la formule générale du revenu en milieu de page.

Les prix payés par les particuliers pour leurs consommations sont soit fixés par l’Etat (ce qui ne pose pas les mêmes problèmes que les fixations de prix en économie de marché, ce qui est expliqué dans le texte), soit correspondent aux prix librement demandés par les entreprises, avec un taux de conversion (puisque particulier et entreprises utilisent deux monnaies différentes).

 

-l’économie n’est nullement fermée (cf. l’annexe sur le commerce extérieur, en fin de page).

 

Je regrette le fait que cette page, aujourd’hui, soit encore d’une lecture lourde et longue. Certains points sont à améliorer, comme la présentation du site en général. Sachez en résumé que les buts du système sont :

 

- la maximisation des biens et services à disposition des particuliers et de la collectivité, avec une priorité pour les productions jugées les plus utiles, et un désavantages aux gaspillages (l’automobile par exemple) ;

- l’éradication du chômage, puisque le travail n’est plus une marchandise ;

- le contrôle directe du niveau des inégalités sociales ;

- la possibilité d’assurer une survie minimale à chacun, même en cas (non souhaité bien sûr) de récession.

 

Pour revenir à la finance, ce système ne l’éliminera pas : la question de l’épargne sera très différente (un petit chapitre y est consacré), et la possibilité que des entreprises échangent des produits d’assurance (contre les risque de prix par exemple) existeront toujours. Seulement, quand bien même des constructions financières s’effondreraient brutalement, les conséquences sur la société et la production réelle seraient bien moindres que dans une économie de marché, en raison même de la flexibilité supérieure de l’économie que je propose.

 

Pour me répéter, ce système apparemment « utopique » (qui me semble en réalité praticable en l’espace d’un an) est bien plus abordable qu’un plan mondial que la seule France serait supposée enclencher…

 

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Published by DiadoreCronos - dans Economie
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