Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

Alors ce blog est pour vous.

 

Communisme communiste révolution réforme capitalisme libéralisme argent entreprise impôt état France Europe URSS Chine USA Monde PCF NPA LCR LO UMP PS Modem élection Buffet Besancenot Laguiller Bové Marx

Rechercher

Archives

16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:54

(Ce débat entre délégués des sections du PCF s'est tenu le 7 Juin dans la cité phocéenne; je publie le CR remis à la section de Colombes)

 Premier atelier : le projet communiste

 

Il commence sous les auspices d’Olivier Dartigolles, qui s’en tient notamment à l’idée que les propositions de la campagne de 2007 se tenaient et se tiennent toujours, et qu’il leur faut davantage d’explication et de promotion. D’autres intervenants prirent ensuite la parole pour exprimer qu’il n’y avait selon pas de projet « bouclé » possible, ou que la tâche des communistes était avant tout de répondre à des projets concrets (plusieurs exemples de lutte contre la crise du logement d’intervenants franciliens, ou sur la crise pétrolière, avec notamment l’instauration du prix maximal à la pompe et le développement de la recherche publique énergétique). Des propositions réformistes se font entendre : pour un autre fonctionnement de l’Union Européenne, et de la Banque Centrale Européenne notamment.

 

C’est alors que Jean-Jacques Karman intervient pour rappeler qu’il existe, dans le PCF, des camarades pour qui il n’est pas tant question d’améliorer le fonctionnement de l’Union Européenne que de la quitter. Il s’ensuivra au long de la journée plusieurs renvois, entre ceux qui approuvent Karman et ceux qui leur répondent qu’  « on ne quitte pas le capitalisme en quittant l’UE ».

 

Revint également plusieurs fois l’évocation de la crise –ou des crises- du capitalisme, considérée comme une crise du procès de production capitaliste, et opposé à l’absence d’analyse de notre part sur les échecs connus dans le bloc de l’Est, et d’un projet communiste dont il a été rappelé à diverses reprises qu’il se devait aussi de « faire rêver » les individus, pas seulement se présenter comme une cure aux maux du capitalisme. A titre personnel, je note qu’on a ici beaucoup navigué dans des redites, ce qui n’empêcha pas quelques surprises : ainsi, Patrice Cohen-Séat annonça des progrès et « avancées » dans la remise en cause de la « conception du communisme ». A moins de prétendre –courageusement- à un succès de la « Mutation », il aurait fallu expliquer aux camarades quels étaient ces avancées…Une intervenante ne tarda pas à demander au même orateur, d’un part en quoi il pouvait évoquer la question du nom du parti –qu’elle pensait réglée depuis l’Assemblée extraordinaire de Décembre- et si lesdites « avancées » dans la « conception du communisme » répondaient aux questions suivantes : au pouvoir, mènerions-nous une politique de nationalisations/ collectivisation /socialisation /appropriation sociale (rayer les appellations non voulues) ? Allions-nous nous opposer aux directives européennes ?

 

En opposition avec ces directives appuyées par les gouvernements européens, un autre camarade demande à ce que l’on sorte de l’économie de marché de larges fractions de notre activité, de l’eau au gaz (à défaut de mettre l’une dans l’autre). La question des ressources fait s’exclamer un camarade physicien que l’on devra expliquer ce qui est désigné lorsque l’Humanité publie des articles sur le « nucléaire propre » (à supposer que l’actuel serait évidemment sale ?), ou comment l’on estimerait faire « rouler des trains avec des éoliennes ». La décroissance est, sans plus de détails, rejetée dans quasiment toutes les interventions qui abordent le sujet écologique, bien qu’un intervenant hors parti précise que nul ne prétend faire revenir les humains à l’âge de pierre. Des intervenants de l’Essonne ont repris l’un des thèmes déjà développés dans le Parti sur la nécessité de soutenir le logiciel libre comme moyen de production et d’échange alternatif.

Peu avant la fin de la mâtinée, Pierre Laurent insiste sur la nécessité d’occuper la voie qui reste ouverte entre l’extrême-gauche et le PS, citant à l’appui le débat opposant Olivier Dartigolles et François Sabado paru dans l’Humanité du 8 Juin …

 

Second atelier : quels rassemblements ?

 

            L’après-midi a montré que le rassemblement « antilibéral » de 2006 a laissé des orphelins et des nostalgiques, et ce sans fossé de génération ou d’origine géographique. Un des premiers intervenants a déclaré que la question de la dissolution du PCF ne nous appartenait même pas, puisque de toute façon c’est le peuple qui déciderait de nous dissoudre ou pas ; qu’il fallait refuser la notion d’  « éducation populaire » employée par les orateurs de l’estrade, car les communistes n’étaient pas là pour ‘éduquer les masses’ (ce qui venait en contradiction avec l’une des interventions de la matinée, dont l’auteur regrettait l’époque où le parti savait former des cadres pour s’adresser à la classe ouvrière). La faillite de « l’antilibéralisme » a également laissé de profondes déchirures dans certaines sections, comme en a témoigné un camarade francilien.

 

            Cependant les critiques de l’antilibéralisme sont toujours sur place : les jeunes communistes des Bouches-du-Rhône ont pointé la contre-productivité de la « stratégie d’effacement au sein des collectifs antilibéraux » du PCF. Cependant, ils appellent toujours de leurs vœux l’ouverture à d’autres tendances, telles que « l’altermondialisme » (sans délimitation donnée à cette catégorie).

 

            Le « débat » (prenant parfois des tournures assez décourageantes, comme lorsqu’une intervenante lit platement au pupitre de l’estrade un texte qui reprend toutes les expressions dont un camarade venait de montrer les incohérences dix minutes auparavant) continue sur la question de savoir si le Parti Communiste Français doit construire le « rassemblement des opprimés » ou bien s’il doit fédérer tous ceux qui lutte « pour l’émancipation humaine » (visée dont même Cohen-Séat avait reconnu qu’elle ne ferait du PCF qu’un parti de gauche un peu plus radical que d’autres…).

 

            Au final – et comme c’était prévisible pour une réunion de débat préparatoire-, aucune tendance ne s’est dessinée, ni en faveur de la relance du mouvement « antilibéral », ni pour faire le constat de son échec et de sa nocivité. Tout comme la mâtinée n’avait fait apparaître qu’un consensus mou sur un parti européiste, réformiste, de « transformation » (avec une bizarrerie rhétorique parmi d’autres, pour un « processus révolutionnaire maîtrisé [ ! ] de bout en bout par la population »…).

Je termine ce compte-rendu sans mauvais esprit. Si vous voulez un commentaire un peu plus teigneux, voir sur le blog de Réveil Communiste :

 

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-20296097-6.html

 

 

Une intervention personnelle :

 

            Bien que non mandaté pour le faire, je dois signaler à la section mon intervention en fin d’après-midi. J’y ai évoqué la nécessité de prendre nos distances avec le programme dit « antilibéral », qui cherchait à taxer aux capitalistes les « 160 milliards d’euros » pris par eux aux dépens des salariés dans le changement du partage de la valeur ajoutée depuis trente ans. Or cette estimation de la croissance des profits est fausse, le programme antilibéral se base donc sur un capitalisme – puisqu’il n’évoque ni le socialisme, ni ses prémisses – dans lequel il n’y aurait plus de profits. Or le but du socialisme ne doit pas être de détruire le capitalisme pour réfléchir ensuite à son remplacement, mais à créer son concurrent vivant, à la suite de quoi le capitalisme peut être abattu (plutôt que « dépassé »).



Partager cet article

Repost 0

commentaires