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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

Vous voulez simplement parler du communisme?

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 18:31

Cet article a été écrit le 12 mai pour le journal de la Section de Colombes du PCF, La Lettre des Communistes. Il ne paraîtra sans doute pas sous cette forme exacte puisqu'il y aurait eu des redondances dans la rédaction des différents articles de ce mois (à écrire chacun de son côté, aussi...). Pour le reste de la semaine, viendront un article sur les langues régionales, l'affaire tibéto-sino-olympique (avec plusieurs semaines de retard et c'est tant mieux), et un article sur mai 68 (il le fallait bien)...Si j'y manque, alors, promis, je me coupe la tête et pour le prouver, je poste la vidéo sur ce blog.



Annoncée sous le signe de la « rupture », la politique actuelle du gouvernement en matière de santé ressort les grosses ficelles des nombreuses autres réformes chargées de sauver l’assurance-maladie depuis plus de vingt ans. Derrière les préoccupations sur la prévention, apparaît une politique de diminution des prestations, puisque la hausse des prélèvements est inconcevable pour ce gouvernement. Il y a des points sur lesquels on ne peut mentir : la consommation de soins ne progresse pas qu’en fonction du vieillissement, mais aussi en raison du niveau de revenu des populations et du progrès médical. Il y a certes des états qui ont stabilisé leurs dépenses de santé (ceux d’Europe du Nord) mais les plus riches (Suisse, USA…) sont également ceux qui dépensent le plus. En attendant d’imiter un jour les systèmes scandinaves (où la prise en charge publique des soins est supérieure à ce qu’elle est en France),  on ne peut en aucun cas couper à une hausse des dépenses de soins nationales. Ce qui fait que les « bons » résultats de l’Assurance maladie (11 milliards d’euros de déficit en 2004, 4,6 milliards en 2007) et attribués au parcours de soins, sont accueillis avec nettement plus de froideur par la mutualité française. Bien que censées profiter du désengagement de la Sécurité sociale sur les postes qui enflent le plus (et elles vont même hériter de l’ensemble de l’optique et des prothèses dentaires), les mutuelles constatent que seule une nette hausse des cotisations leur permettra d’assurer leur équilibre.

Les mesures utilisées par le gouvernement pour réduire les dépenses de l’assurance-maladie tiennent plus de la répression de la consommation de soins que d’une incitation à réduire les soins inutiles (qui existent tout à fait). En place depuis le 1er Janvier 2008, les franchises médicales, bien que limitées à 50 euros par an et par personnes –ce qui fera soit trop peu pour être incitatif, soit trop cher pour nombre de ménages- vont encore réduire la lisibilité du remboursement des soins. Egalement en route depuis le plan Hôpital 2007, la tarification à l’activité vise à « rationaliser » l’activité hospitalière en utilisant un système de points attribués aux actes hospitaliers, par groupes de malades, et pour évaluer les dépenses hospitalières dues à chaque point. Le but étant de faciliter la négociation de moyens pour les hôpitaux qui réalisent le plus d’activité au moindre coût. L’  « activité » mesurée par des points devient ici un but de l’hôpital, tout comme le nombre d’actes pour la médecine libérale. La statistique donne pourtant les moyens d’évaluer l’effet du système de soins sur l’état de santé général d’une population, par prévention comme par des soins, et son amélioration devrait être le critère majeur de la rémunération –collective- des professionnels de santé.

Vouloir réduire des dépenses inutiles est vital quand ces dépenses pourraient sauver d’autres vies : encore faut-il viser juste, dans tous les sens du terme.

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Published by - dans Luttes
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commentaires

pierre georges dit fredo alias colonel Fabien 25/08/2008 21:20

Pour mieux comprendre Sarkozy mais aussi pour ne pas seulement focaliser sur une seule personne nous vous conseillons la lecture de l'essai politique que notre blog publie en intégralité "Sarkozy Frêche : les dizygotes".A lire impérativement avant le Congrès