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Texte Libre

      Ce blog est lié au site www.pourlecommunisme.com, rédigé par un militant du PCF, dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Il est également devenu un blog de suivi (discontinu) de l'actualité du PCF, de réactions à divers sujets n'ayant pas leur place sur le site.

     www.pourlecommunisme.com est un site qui s'attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l'idéal communiste, faillite économique, etc...). Il ne fait la promotion d'aucun régime existant ou ayant existé par le passé, s'efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l'avenir.

     Vous êtes anticommuniste et voulez débarasser le monde d'un jeune fou qui, selon vous, risque de faucher à nouveau des millions de vies?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis?

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 23:27

Post-Scriptum du 27 mai 2008: je vous prie de m'excuser pour les fautes de français dans la version initiale de l'article, qui avait été écrit à une heure tardive, de retour de la capitale...

..sur le mouvement des travailleurs sans-papiers en Ile-de-France pour leur régularisation.

A l'heure où j'écris, il reste encore deux des vingt travailleurs de Passion Traiteur (Colombes) qui n'ont pas été régularisés, ne serait-ce que pour quelques mois, la situation devant évoluer prochainement pour ces deux personnes.

Cette semaine, 17 des vingt grévistes avaient déjà reçu un titre de séjour de la préfecture de Nanterre, qui en excluait trois au nom du refus des régularisations massives. Sur l'Ile-de-France, plusieurs centaines de demandes de régularisations ont été déposées.

Juste pour résumer mon "expérience" de la situation: alors que nous distribuions des tracts en soutien au mouvement des travailleurs sans-papiers sur le marché du Petit-Colombes, la plupart des passants acceptaient ces tracts -sans doute sans les lire pour la plupart-, à l'exception de quelques cas. Parmi lesquels:

- une dame à demi-hystérique sous prétexte qu'elle était "pas d'accord", qu'on va pas accueillir la misère du monde etc... et qu'en plus à côté de ça on ne s'était pas préoccupés d'autres travailleurs, réguliers ou pas, qui avaient travaillé toute leur vie,...sans que ça lui semble être une raison valable de ne pas gâcher l'existence des actuels grévistes;

-un immigré qui a refusé le tract après en avoir lu une ligne, en disant "ah mais moi j'ai mes papiers"...Bêtise ou égoïsme, peu importe, cela rappelle qu'il n'est pas du tout étonnant de trouver parmi les anti-immigrationnistes des immigrés de longue date, des naturalisés récents, qui, tout heureux de leur nouveau privilège, veulent en restreindre l'accès aux nouveaux arrivants;

-et le plus beau, un beauf qui commence par lire le tract, puis s'insurge:
"Quoi, vous pensez pas qu'il y en a assez comme ça? [fait-il en levant les yeux vers les badauds, qui sur ce marché étaient très cosmopolites...] Vous voulez payer les impôts que je paie pour eux?".
J'aurais pu lui répondre que je paie moi aussi des impôts et cotisations; mais j'ai préféré lui dire que justement, ces sans-papiers là travaillent, paient des cotisations [en utilisant de faux codes de sécurité sociale, parfois plusieurs par personnes], mais n'ont droit à aucune prestation en retour [à l'exception de l'aide médicale d'état, dont ils auraient pu bénéficier sans avoir un emploi].
Appréciant moyennement ma réponse, le beauf répond:
"Lorsqu'il y aura la guerre civile, je viendrai vous voir, car ce sera vous le responsable".
Plus rien à répondre.
Peu importe qu'aucun pays démocratique n'ai connu une véritable guerre civile due à une minorité immigrée (contrairement à ce que certains ont dit, le conflit du Kosovo n'est pas dû à une immigration albanaise récente, et la Serbie n'était pas un exemple de démocratie). Peu importe de savoir, si une guerre civile devait surgir, qui en serait les déclencheurs, entre les immigrés ou les beaufs dans le genre de mon interlocuteur. Peu importe de savoir tout cela, puisque de toute façon on vous a déjà dit que les communistes sont des assassins et des fauteurs de guerre...me voici donc pleinement communiste.

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Published by - dans Luttes
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commentaires

Céline76 20/10/2009 00:12


"une crainte légitime"


Céline76 20/10/2009 00:09


Ce "beauf" comme tu l'appel (un argument contre lui ce terme?), comme le français de branche, ont sans doute une légitime crainte quant à plusieurs conséquences que pourrait avoir des
régularisations massives :
-baisse des salaires français (tes arguments prônant le contraire ne m'ont pas convaincu : 1.si à la limite, malgré le chômage actuel..., manque de main d'oeuvre il y avait dans certains secteurs
alors c'est à l'Etat de mettre en oeuvre des politiques de formation, de conversion ou alors d'encourager la natalité. 2.L'argument selon lequel la baisse des salaires entraînerait hausse du
capital et donc hausse de l'investissement et donc hausse embauche et donc hausse de la productivité et donc hausse des salaires réels et donc hausse de la conso et rebelote hausse des embauches...
et le bonheur fut grâce aux immigrés, est pratiquement faux. Tu as une foi grandiose envers les patrons pour un communiste!). Bref, comme dit un certain Soral :"Les sans papiers de Besancenot sont
les futurs esclaves du MEDEF". Comme l'est d'ailleurs la classe moyenne française.
-divison, ethnicisation, substitution, régression du corp civique français : la régularisation de dizaine de milliers de sans papiers (terme sémantiquement faux par ailleurs, ces gens viennent bien
de quelque part, d'une région, d'une nation, sauf à considérer que les nations n'existent pas et que la révolution prolétarienne doit être mondiale...) ne parlant aucunement la langue, ne
connaissant en aucun cas la culture française, son histoire et pour la plupart ne voulant pas adopter les moeurs et coutumes du pays d'acceuil a pour effet une logique montée des tensions. Je ne te
parle pas de ces millions de jeunes noirs et magrébins des années 70, 80, 90, 2000 non assimilés et dont la conséquence est visible dans nos banlieues ajd. Racisme anti-français de souche,
islamisme, insécurité permanente pour les travailleurs de ces quartiers... Le Front national à cet égard défend et comprend mieux les intérêts des travailleurs, d'où son score chez cet électorat.
De toute évidence, dans le contexte de la mondialisation et de l'UE intégrales on ne peut pas être de gauche sans être nationaliste. Se dire de gauche et défendre une Europe sociale est un leurre.
Une véritable politique sociale a toujours été faite par des nationalistes républicains, au sens 1789 du terme.

Pour conclure : rien à répondre en effet s'agissant de la guerre civile, on y est déjà.

Pour plus d'informations : http://blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1239116-le_lobby_immigrationniste_manifeste.html ;
http://blog-nationaliste.blog4ever.com/blog/lire-article-286920-1343179-sommes_nous_en_guerre_civile_.html .


DiadoreCronos 21/10/2009 00:49



Le type en question était effectivement un beauf, par la manière dont il s’exprimait, par ses prétentions (il croit sans doute être le
seul à travailler et payer des impôts) et ses amalgames.


Militer pour la régularisation de quelques dizaines de sans-papiers n’a rien à voir avec l’importation de 10 à 20 millions
d’immigrants.




Pour ce qui est de la question économique :


 


1)      il est incontestable, que cela nous plaise de le reconnaître ou pas, que
beaucoup d’entre nous profitent de ce qu’il y ait des salariés moins bien payés que nous. Si aucune pièce de ton ordinateur n’avait été fabriquée en Asie, tu l’aurais payé nettement plus cher. De
même pour les automobiles. Et s’il n’y avait pas de main d’œuvre immigrée, pour les logements. L’avantage de cette main d’œuvre pour le patronat ne se situe pas dans la resucée de théorème de
Schmidt que tu évoques (les profits du patronat d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain) mais dans la possibilité de pratiquer des prix plus bas, ce qui est
un avantage compétitif pour eux mais aussi pour un grand nombre de consommateurs. En réalité, les salariés français ne se soucieraient nullement de la main d’œuvre immigrée si elle était
cantonnée à quelques secteurs (manuels par exemple) et qu’elle était incapable de lui faire concurrence sur le reste du marché de l’emploi. C’est cynique mais c’est ainsi.


Mais surtout, l’idée selon laquelle la main d’œuvre étrangère nous menace est basée sur une vision primitive de l’économie : la
quantité d’emplois serait fixe ou évoluerait très peu, la masse salariale aussi, donc il faudrait limiter le  nombre d’entrants, surtout si ils
demandent des salaires plus bas. Or la quantité d’emplois peut augmenter, de nouveaux secteurs peuvent apparaître, et si ce n’est pas le cas, la cause se situe moins en Chine ou en Roumanie que
dans les blocages de l’économie française. C’est pourquoi le modèle d’économie que je propose dans mes vidéos « Changer de système » insiste sur une grande liberté de création.


Cependant, à l’inverse des libéraux qui partent eux aussi sur ce raisonnement, il est vrai que la quantité de travail et de production
(donc de salaires potentiels) ne croit jamais de façon illimitée, elle est toujours finie en un instant T, et il faut donc veiller à un partage équitable de l’emploi (et donc du temps de travail,
ce que refusent les libéraux). Et on ne peut pas pratiquer l’ouverture sans limites des frontières.


 


2)      l’impact économique de l’immigration ne peut se mesurer à la perte de salaires
(pour les natifs) qui serait due au fait que les premières générations d’immigrants demanderaient des salaires plus bas. Et ce parce que les immigrés, qui ne rentrent plus chez eux en
vieillissant comme jadis les portugais, ont des enfants en France, dont les prétentions salariales s’aligneront sur celles des « gaulois ». Ces descendants d’immigrés fourniront
une valeur ajoutée, comme leurs enfants, petits-enfants, etc… C’est pourquoi les tentatives de mesurer « le coût de l’immigration » en cumulant pertes de salaires pour les natifs (qui
est très discutée par les économistes) + coût du chômage (attribué de façon discutable aux immigrés, cf. plus haut) + coût des prestations sociales (alors que les familles à qui on les verse
engendreront aussi des travailleurs) + coût des logements… est sur le fond vide de sens. Car il faudrait mesurer les produits et les coûts réalisés génération après génération, ce qui fait que le
bilan de l’immigration est une mesure sans fin en réalité.


 


Pour ce qui est de la division de la société française par une mauvaise intégration ou une immigration trop rapide, je n’ai jamais nié
que la France ait besoin de conserver une majorité culturelle stable. C’est ce que je dis dans mes récents articles sur la nation. Seulement, je ne verse pas non plus dans le purisme
ethnique.



Pour finir, c’est assez abusé de parler de guerre civile dans la France actuelle. Demande leur avis à des congolais ou des espagnols
qui auraient connu les années 30 pour en juger.