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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 16:30

 

COMPLOT VIEUXOn en termine avec l'autocritique des arguments de gauche sur la réforme des retraites... Nous analysons cette fois-ci les arguments portant sur la répartition du revenu national entre salaires, retraites, profits, et investissements...

 

"De toute façon, pour payer les retraites, il suffit d’annuler le paquet fiscal, les niches fiscales, les dizaines de milliards d’euros d’exonération d’impôt…"

 

            Sans même vouloir entrer dans les débats de chiffres pour savoir si l’annulation des ces réductions fiscales comblerait ou non les déficits futurs des caisses de retraite, rappelons quand même aux très nombreux utilisateurs de cet argument (Mélenchon, Buffet…et les partis du Front de Gauche en général) que cela reviendrait de toute façon à augmenter les prélèvements obligatoires. Oui, mais payés par les patrons, me direz-vous ! Euh…pas sûr en fait. N’oubliez pas que le rétablissement des profits opérés à partir des années 80 (réel mais pas dans les proportions qu’on lui prête souvent, voir plus bas l’argument sur les « 10 points de PIB passés au capital en vingt ans ») succède à une période de hausse des cotisations sociales pendant le septennat Giscard, durant lequel les prélèvements obligatoires sont passés de 35% à 42% du PIB. Donc les prélèvements sociaux ont considérablement augmenté, mais les profits aussi ! Comment expliquer cela ? C’est bien simple : les salaires nets ont payé l’addition, leur progression ayant été rabotée par les employeurs. Donc, à chaque fois que l’on croit avoir trouvé la solution révolutionnaire en exigeant une hausse des cotisations patronales, il faut se demander comment s’assurer que ce ne seront pas les salaires nets qui vont l’encaisser. Et la solution ne passe pas par une proclamation d’un SMIC net à 2000 euros, sauf à vouloir ruiner quantité d’entreprises (1)…

           " Variante : l’Etat a trouvé 360 milliards d’euros pour les banques, alors pourquoi ne trouverait-t-on pas 100 milliards d’euros pour combler le déficit des retraites en 2050 ? "

            Sans vouloir faire l’apologie du refinancement sans contrepartie des banques par l’Etat, on doit rappeler : que lesdits 360 milliards d’euros sont des garanties, donc n’ont pas été entièrement versés. De plus, quand le COR annonce un déficit de 100 milliards d’euros en 2050, il s’agit d’un déficit annuel, et non en une fois comme lors du sauvetage des banques. Donc 1000 milliards sur dix ans, 2000 sur vingt ans, etc…

            "Variante 2 : il faut reprendre les 10 points du PIB perdus par les salaires au bénéfice des profits depuis 1980 !"

            Le tout premier article de ce blog, « Misère de l’antilibéralisme » (2), tapait déjà contre cette idée des « 10 points de PIB perdus par le travail depuis 1980 ». Ce chiffre est faux, et surtout il mène à des conclusions social-démocrates : pas besoin de communisme, revenons au bon capitalisme d’il y a trente ans ! Vu que je n’aime pas me répéter, je me contenterais d’ajourner mes affirmations d’il y a trois ans et demi par ce graphique, tiré des comptes de la Nation 2009 que publie l’INSEE (3) :

 

partage PIB 49 08

 

            Note : pour mesurer la quantité de valeur ajoutée produite par les salariés extorquée sous forme de rémunération des actionnaires et créanciers, il faut prendre non pas la valeur brute des revenus du capital versés par les sociétés (courbe bleue clair sur le graphique ci-dessus), mais leur valeur nette (courbe orange). Car les entreprises reçoivent aussi des revenus du capital, par exemple de participations dans d’autres entreprises. Mais elles en versent plus encore. C’est la différence entre les revenus du capital versés et reçus qui, elle, a réellement été prélevée sur la valeur ajoutée de l’entreprise, donc le travail des salariés pour la très grande majorité.

            On voit que les revenus du capital, s’ils étaient aux alentours de 5% du PIB en 1980, sont aujourd’hui entre 7 et 10%. J’intègre là dividendes, intérêts versés par les sociétés, ou encore les intérêts de la dette versés par l’Etat. Quant aux salaires et cotisations sociales (soit la masse salariale), ils ont bien connu une décroissance en passant de 55-56% du PIB en 1982 à 50-51% aujourd’hui. Il n’y a donc pas « 10 points perdus par le travail », mais au plus six, sur la période 1982-2008. Et vouloir prélever six points de PIB pour financer la retraite à 37.5 annuités pour tous, c’est réquisitionner les trois quarts des revenus du capital en France. Notons, pour ceux qui croiraient qu’il suffirait de « revenir au partage de la valeur ajoutée de 1982 », qu’à cette époque les investissements des sociétés étaient tombés à un minimum historique depuis 1949. Donc pour parvenir à la retraite à 60 ans à taux plein et sans baisse du niveau de pension relativement à l’ancien salaire, un « réajustement » ne suffira pas : il faudra l’abolition des profits, donc du capitalisme.

(1)   http://pourlecommunisme.over-blog.com/article-6405334.html

(2)   http://pourlecommunisme.over-blog.com/article-4387489.html

(3)   http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&nivgeo=0&type=2

Par DiadoreCronos - Publié dans : Economie - Communauté : Parti Communiste Français
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 22:23

COMPLOT VIEUXOn continue la réfutation de certaines thèses maladroitement avancées à gauche sur les retraites.    

 

Augmenter l’âge du départ à la retraite, c’est condamner les jeunes au chômage !

            Il faut distinguer les raisonnements de court-terme et de long terme : précédemment, nous avons vu que l’augmentation de l’âge du départ à la retraite conduirait à laisser au chômage, donc avec des carrières incomplètes, des millions de salariés âgés. Mais c’est une situation de court-terme, qui peut évoluer si l’on développe l’emploi des séniors. De même, dire que travailler plus longtemps après 60 ans, c’est mettre des jeunes au chômage, c’est un raisonnement de court-terme : on suppose qu’il y a une quantité fixe d’emplois, et que maintenir plus de gens sur le marché du travail, c’est forcément priver d’emplois d’autres travailleurs. Or on peut augmenter la quantité d’emplois et de production, et ainsi permettre aussi bien aux jeunes qu’aux séniors d’échapper au chômage. Comment ? Pour ma part, j’ai mes propositions. Mais quelle que soit la politique d’emploi que l’on promeuve, le raisonnement « travail des vieux = chômage des jeunes » est invalide sur le long terme. Il peut aussi y avoir une contradiction entre cet argument et celui qui dit qu’augmenter l’âge du départ à la retraite revient à imposer à beaucoup de salariés des carrières incomplètes : si l’on part du principe que les séniors sont et seront toujours frappés par un chômage massif, alors repousser l’âge de la retraite ne créera pas ou peu de concurrence pour les jeunes, puisque les séniors n’auront pas ou peu d’emplois !

            Mais remarquons également que la réciproque de l’argument, qui serait : « mettre les vieux à la retraite, c’est permettre aux jeunes d’avoir un emploi » repose sur une vision simpliste du travail. Il se peut très bien que les départs à la retraite soient l’occasion de supprimer de nombreux emplois, qui ne seront pas remplacés, et ne profiteront donc à aucun jeune. On peut penser au non-remplacement de fonctionnaires partant en retraite, mais il s’agit là d’une décision politique, donc réversible. En revanche, quand un artisan ou commerçant ferme pour cause de retraite, il se peut que personne ne prenne la relève, faute de transmission du savoir-faire, ou par déclin de la filière concernée. Il se peut aussi que l’augmentation de la production à venir sur les quarante prochaines années soit entièrement avalée par les gains de productivité des salariés d’âge médian. Ou encore, les entreprises privées peuvent décider de fermer définitivement des postes et des services suite à des départs en retraite, trouvant là une bonne occasion de réorganiser leur activité.

Pour financer les retraites, il faut faire appel à l’immigration !

            C’est, là encore, une bien fausse-bonne idée. A priori, ce serait, toute considération sur l’intégration dans la société française des immigrants mise à part, une bonne manne : des travailleurs jeunes, éduqués par d’autres pays, qui vont relancer la natalité française par une fécondité supérieure, et – mais faut pas le dire – qui vivront un peu moins longtemps que les natifs, car l’espérance de vie est influencée par le pays d’origine.

            Ce que l’on oublie, c’est :

1)                          que ces immigrés ont des parents, qu’ils essaieront de faire venir en France (à moins que les partisans de l’immigration-pour-payer-nos-retraites se déclarent finalement hostiles au regroupement familial ?), et qui, même s’ils n’ont pas été cotisants, pourraient toujours demander des minima vieillesse ;

2)                          que les immigrés vont, au bout d’une ou deux générations, aligner leur fécondité sur celle des natifs, leurs enfants vivront aussi vieux que les enfants de natifs, donc on revient aux mêmes données à l’origine du problème des retraites (hausse de l’espérance de vie, faible natalité). Faudra-t-il alors faire venir encore et encore de nouvelles vagues de migrants ?

3)                          qu’il se pourrait, avec la baisse de la natalité dans les pays du Sud, que ceux-ci n’aient finalement plus autant de migrants à nous envoyer ? J’ai défendu dans d’autres articles l’idée que le développement allait amplifier les migrations, mais la baisse des migrations internationales, à long terme, est à envisager. D’autant plus que ce vieillissement à venir des pays du Sud signifie qu’eux aussi seront confrontés à un problème de financement des retraites ;

4)                          que l’idée de l’immigration-pour-financer-nos-retraites se base sur l’axiome selon lequel les français natifs (ou plus précisément les « de souche », « de type européen ») seront à tout jamais incapables de revenir à une fécondité suffisante pour renouveler eux-mêmes leur population. Donc on s’attend à une extinction progressive de l’actuelle population native de la France, et son remplacement par des couches successives de migrants. Les partisans de cette idée calculent-ils les conséquences sociales, politiques, nationales de leurs recommandations ?

Je conseille également aux lecteurs le livre de Michèle Tribalat, Les Yeux Grands Fermés, où la démographe de l’INED consacre un chapitre à démontrer que si elle devait servir au financement des retraites, l’immigration devrait atteindre des niveaux élevés, et serait de toute façon moins efficace pour alléger la note que la montée de l’emploi parmi les personnes d’âge actif.

Je précise à mes lecteurs qu'il  ne s'agit nullement de défendre ici un point de vue hostile à l'immigration en général, mais de refuser de voir en l'importation de dizaines de millions de travailleurs immigrés une nécessité générée par le problème des retraites.

Par DiadoreCronos - Publié dans : Economie
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 22:54

COMPLOT VIEUXErreurs de gauche

            J’aborde maintenant un certain nombre d’erreurs « de gauche » professées à de multiples reprises par les partis de gauche (dont le PCF), et qu’on retrouve, parmi des arguments pertinents, dans des contributions comme celles de Filoche, Chavigné ou ATTAC-Copernic que j’ai indiquées. Il y a plus de thèses critiquées que je n’en ai fait pour la droite, parce que je considère que mon propre camp a besoin d’être critiqué pour ne pas –trop- raconter n’importe quoi.

            Les prévisions démographiques sont trop incertaines, on ne peut pas s’y fier

            Cette critique a tendance à me sortir par les yeux, un peu par corporatisme (étant statisticien de profession, les démographes sont en quelque sorte des confrères), mais surtout parce que cette affirmation est en grande partie fausse.

            A l’échelle d’une génération (25 ou 30 ans), on peut savoir, en se basant sur les générations actuelles, combien il y aura de gens sur le marché du travail, et combien seront en âge de retraite. La mortalité avant 60 ans est relativement faible en France. Bien sûr, il pourrait se passer des choses en trente ans. Par exemple, une explosion (ou chute) de la natalité. Mais le temps que cette nouvelle génération nombreuse (ou creuse) arrive sur le marché du travail, nous serons au mieux en 2035. De plus, une forte natalité signifierait une hausse des dépenses publiques d’éducation et de formation, un investissement indispensable mais qui n’en représenterait pas moins un coût pour les 25 premières années de cette génération.

Autre évènement possible : une modification de la mortalité. La mortalité étant basse en France, le seul évènement radical serait une hausse brutale de la mortalité. Si elle frappe les actifs, elle détériore le financement des retraites. Si elle frappe les retraités, elle améliorera l’aspect financier de la question, mais devons-nous le souhaiter ?

Après cela, il y a toujours des paramètres économiques qui, eux, sont plus incertains : le taux de chômage et de non-emploi, en particulier. Les rapports du COR ont à mon sens le mérite de ne pas verser dans un optimisme débridé en maintenant un taux de chômage égal à 4.5% ou 7% de la population active, selon les scenarii. On peut même trouver ce choix relativement optimiste. Quant à une prévision de croissance de 1.8% l’an, elle est prudente, certainement pas trop élevé par rapport au potentiel de la France. Et une croissance plus faible ou une décroissance nous aiderait encore moins.

Alors Filoche et Chavigné peuvent écrire que, par rapport aux rapports des années 90, les rapports actuels du COR ne prévoient plus une baisse de 1 à 2 millions du nombre d’actifs, mais leur stabilisation à 26 millions de personnes d’ici 2050, et que le nombre de retraités prévus pour 2050 a été revu à la baisse de 650 000, sur une croissance totale de 7 millions entre 2010 et 2050, tout cela ne change pas fondamentalement le problème.

            Financer les retraites   ne coûtera que 2 à 3% du PIB selon le COR : ce n’est pas grand-chose !

            C’est un argument que j’ai pu trouver sur certains blogs, comme celui d’Edgar (3). En effet, le COR a chiffré le coût total des retraites, sans nouvelle réforme, à 15.5% du PIB en 2050, soit 3 points de plus qu’actuellement. Et 3 points de PIB en plus, qu’est-ce que c’est ? Ceux qui utilisent cet argument oublient une chose : le chiffre de 15.5% du PIB en 2050 correspond à une situation où on ne revient pas sur les réformes de 2003 ou de 1993. Si on le faisait, en se basant sur les prévisions du COR de 2003, la facture des retraites (à 37.5 annuités pour tous, indexation sur les salaires et le salaire de référence comme moyenne des dix meilleures années) ne serait plus de 15.5% en 2050 mais de 18.5% en 2040 ! Plus six points au lieu de plus trois ! Donc, avant de proclamer qu’il n’y a rien d’inquiétant, interrogeons-nous : acceptons-nous une fois pour toutes les réformes Fillon et Balladur-Veil ?

            Variante : augmenter de 6 points le taux de cotisation sur le salaire, c’est une faible augmentation annuelle, sur quarante ans !

            Trois points de PIB, soit 6 points de cotisations en plus sur les salaires, ou même 6 points de PIB et 12 points sur les salaires, sur 40 ans, ça ne fait que 0.3 points de plus par an ! Nous avons déjà connu de semblables croissances, ce qui nous a amené aux 12.5% actuels !...Voilà l’argument que ressassent certains, dont Filoche et Chavigné (2). Mais c’est un sophisme. Une petite métaphore qu’Alternatives Economiques avait déjà utilisée en 2003 : si vous êtes dans un bain à 20°, et que l’on augmente la température de l’eau de 1° par minute jusqu’à 30°, vous restez à l’aise. Mais si on continue au même rythme jusqu’à 40°, 50° ou 60°, le supporterez-vous ? Et pourtant le rythme d’augmentation de température n’aura pas changé !

            La croissance est la principale solution

            Je n’aime pas me répéter, aussi je renvoie mes lecteurs à l’article que j’avais écrit en Janvier 2007 (4) au sujet du programme du Parti Socialiste de 2007, qui maniait déjà cette idée de « la croissance et l’emploi » comme principales réponses au problème des retraites. L’idée est toujours la même : soir l’on accepte le creusement des inégalités entre actifs et retraités, soit l’on fait progresser les retraites au même rythme que les salaires. Et, dans ce cas, la croissance (de la masse salariale) ne résout rien car elle fait augmenter les dépenses comme les recettes. Certes, une hausse du taux d’emploi améliore le rapport actifs/retraités. Mais sitôt atteinte la situation de plein-emploi, et à moins de vouloir étendre la population active en reculant l’âge de la retraite, la proportion de retraités dans la population croît et le poids des retraites aussi. Donc il y a toujours un problème des retraites.

            Variante : en quoi ça pose problème d’augmenter les prélèvements pour les retraites, s’il y a la croissance !

            Filoche et Chavigné se demandent en quoi il faudrait craindre une augmentation de six points du PIB de la part des retraites (qui atteindrait 18.5% ou plus en 2050) si ledit PIB passe de 1950 Mds d’euros à 4000 Mds sur la même période. En effet, une arithmétique simple montre que même si le montant alloué aux retraites passe de 240 milliards d’euros actuels (pour un PIB de 1950 Mds d’euros) à 740 Mds (18.5% de 4000 Mds d’euros de PIB en 2050), la part n’allant pas aux retraites monte de 1710 milliards à 3260 milliards !...De quoi augmenter les salaires et les investissements, comme le notent les deux auteurs…qui oublient néanmoins que la France n’est pas seule au monde, et qu’une fraction aisée de français pourra toujours préférer l’émigration fiscale si un autre pays leur permet d’être plus riches encore. Mais surtout, ils oublient, en ce qui concerne l’investissement, que ce n’est pas seulement sa progression en termes absolus qui compte, mais sa progression relativement aux investissements (privés, publics, civils ou militaires) des autres pays. Si l’on augmente à la fois les retraites pour les porter à 18.5% du PIB, tout en maintenant la part des salaires nets dans le PIB, alors il faudra comprimer la part dévolue aux investissements, aux impôts allant aux administrations, et aux profits ! Bien sûr, en tant que communiste, supprimer les profits ne me dérange pas, mais pour cela, il faut la collectivisation, ce qui n’est pas demandé dans les « exigences citoyennes » dans lesquelles s’inscrivent Filoche, Chavigné & alii. Si, au final, la France se retrouve, pour financer la consommation des ménages actifs et retraités, à réduire nettement ses investissements (car les capitalistes sont coriaces sur les profits) alors notre pays s’enfoncera dans un retard que tous (salariés et retraités) paieront par la suite sous forme de moindre croissance.

            Extrême inverse : on n’a pas besoin de croissance pour financer les retraites

            Le texte d’ATTAC et de la Fondation Copernic (1) sort, dans le 9ème point de son argumentaire, sans doute pour faire plaisir à quelques décroissants, un argument encore plus décoiffant : même sans croissance « productiviste » (en langage décroissant : sans croissance tout court, voire avec la décroissance), on pourra quand même financer les retraites, par un nouveau partage. Texto : « Quels que soient les gains de productivité futurs, ils devront être partagés entre le niveau de vie de tous, actifs comme retraités, la satisfaction de nouveaux besoins sociaux et la diminution du temps de travail. » Et bien non messieurs, si les gains de productivité sont nuls ou négatifs, alors, pour financer les retraites légalement dues aux cotisants d’aujourd’hui et retraités de demain, il faudra augmenter la part des retraites dans le PIB, donc baisser en proportion et en valeur absolue les revenus des actifs ! Ou alors accepter de baisser les retraites !

            On a le droit d’être décroissant et de penser que l’humanité ne s’en sortira qu’en réduisant son activité économique, si l’on refuse d’envisager qu’une croissance qualitative (exemple : construire des maisons de qualité supérieure aux précédentes) prenne le relais d’une croissance quantitative (construire davantage de maisons). Mais on n’a pas le droit, en termes d’honnêteté intellectuelle, de dire dans la même foulée qu’on arrivera à payer les retraites telles qu’elles sont prévues aujourd’hui…

(1)   http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article314

(2)   http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=11

(3)   http://www.lalettrevolee.net/article-les-retraites-sont-finan-ables-sans-reforme-45160750.html

(4)   http://pourlecommunisme.over-blog.com/article-5119069.html

 

Par DiadoreCronos - Publié dans : Economie
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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 18:02

COMPLOT VIEUX           Passons maintenant, après l'exposé des données du problème des retraites, à l'examen rapide (mais efficace) des thèses bidons de droite sur les retraites    

            Cette partie de la série sur les retraites vise à réfuter un certain nombre de positions avancées sur les retraites, par la droite comme par la gauche. Ces réactions me sont venues en lisant des pages comme celle du député UMP Lionel Tardy (1), ou, sur le bord opposé, les argumentaires de la fondation Copernic (2) ou de Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné (3).

            Je demande au lecteur d’être un peu vigilant, car certaines thèses que je réfute semblent se contredire. Cela veut simplement dire que certaines thèses sont fausses si on y adhère sans préciser de conditions ni de limites, mais que les thèses inverses sont également fausses si on les pousse à leur extrême. Par exemple, les thèses sur la croissance économique : affirmer que la croissance règle tous les problèmes est aussi faux que dire qu’on peut régler le problème des retraites sans croissance.

Erreurs de droite

            J’entame sans transition car l’article va être long. Je vais aborder quelques thèses de droite, d’abord celle sur les fonds de pension agitée par les libéraux, puis trois gros arguments avancés par l’UMP depuis 2003.

            Il n’y aura bientôt plus assez d’actifs pour financer les retraites, il nous faut un système de retraites par capitalisation

            Par opposition au système de retraite par répartition, où les actifs d’aujourd’hui paient les retraites des retraités d’aujourd’hui par un transfert direct des cotisations sociales vers les retraites, dans le système par capitalisation, chacun serait sensé financer « sa retraite ». En plaçant une partie de ses économies dans un compte qui, par suite de placements, pourrait, lors de sa retraite, lui financer une rente. Qui serait acquise de deux façons : soit les placements du retraité lui permettent d’encaisser des dividendes et/ou intérêts, soit, en revendant les titres acquis par son épargne lors de sa période active, en générant des plus-values. Les placements des épargnants sont centralisés par des institutions, dont le nom le plus connu est « fonds de pension ».

            Dans ce système, les gains des retraités étant réputés provenir de « la Bourse », il n’y aurait apparemment plus de problème dans l’augmentation du nombre de retraités par actif.

            Le problème dans tout ça ? C’est qu’il est complètement faux d’affirmer que l’on puisse financer sa propre retraite. Car qu’est-ce qu’une retraite avant tout ? Avant d’être une somme d’argent, c’est surtout la quantité de biens et de services qu’un retraité peut se procurer : donc la quantité de produits alimentaires, de logements, de voitures, de transports, de vêtements, de voyages en Thaïlande, etc… Donc il faut une production de biens et services, et les retraites sont toujours une part de cette production retranchée aux actifs pour financer les retraités. Et ce quelque soit le système de retraite.                       

            Ce qui veut donc dire qu’un système de retraite par capitalisation ne peut pas plus qu’un système par répartition ignorer le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. S’il n’y a pas assez d’actifs, il y a peu de production pour les retraités, et donc quelque soit la valeur nominale des retraites, leur valeur réelle baissera.

            Une autre façon d’expliquer ce fait est de dire que pour que les retraités capitalistes puissent avoir leur pension, il faut que des entreprises leur paient des dividendes, des intérêts, ou que des épargnants non-retraités (des actifs en l’occurrence) leur achètent leurs titres. Or, pour qu’il y ait des revenus du capital, il faut des travailleurs pour les produire ; pour qu’il y ait des épargnants qui achètent les titres des retraités, il faut que ces épargnants aient des revenus (d’activité…).

            Il ne s’agit pas de dire que le système par capitalisation ne peut exister (il existe, aux USA par exemple où l’épargne individuelle « génère » 34% des pensions selon le COR, ou au Japon, où ce taux est de 44%, ou dans d’autres pays comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas…). Mais il faut rappeler qu’il n’y a aucun système qui ne passe pas par un financement des retraités par les actifs. Et donc que tout système est mis en danger par une détérioration du ratio nombre de cotisants / nombre de retraités.

            Allonger la durée de cotisation, ça augmente le nombre de cotisants et baisse le nombre de pensionnés, c’est donc la meilleure solution

            Sur ce point, je vais indiquer l’argumentaire qu’ont développé Mr. Filoche et Chavigné dans le quatrième point de leur texte (3): dans notre contexte actuel de fort chômage des plus de 55 ans, augmenter l’âge du départ à la retraite, c’est effectivement créer non pas plus d’années de travail et donc de cotisations, mais aussi quantité d’années de chômage et donc de coût pour la collectivité, et pas de cotisations pour la Sécurité sociale. Selon Filoche et Chavigné, à 40 annuités obligatoires pour avoir une retraite à taux – plein, ce seraient 2/3 des salariés du privé qui ne sont plus en situation de travailler (au chômage, maladie ou invalidité) au terme de leurs annuités. Pour 41 annuités, selon les mêmes auteurs, ce seraient trois quarts des salariés qui seraient dans cette situation ! Même si cette différence en l’espace d’une seule annuité me surprend un peu, je trouve le constat plausible : allonger la durée de cotisation, dans l’immédiat, c’est surtout augmenter la proportion de salariés aux retraites incomplètes.

            Ce n’est pas en décrétant que l’on travaillera plus que cela se produira. Ceux qui sont actuellement en mesure de continuer à travailler entre 60 et 65 ans et au-delà peuvent déjà le faire, s’ils aiment leur travail, et s’ils ont la condition physique et l’énergie pour continuer. Mais des millions de salariés seront soit sans travail, soit trop usés pour pouvoir continuer. Dans ces conditions, faire de l’augmentation du nombre d’annuités nécessaires le principal levier de l’ajustement du système de retraites, c’est tout simplement miser sur la baisse des retraites. C’est, dans le court terme, une non-solution.

            Je dis bien « dans le court terme », car on peut toujours penser – et les gouvernements UMP font des initiatives en ce sens – que le marché du travail peut s’adapter aux séniors (ou plutôt le contraire) en développant des emplois de services que les plus de 60 ans pourraient continuer d’occuper jusqu’à 70 ans, en augmentant le taux d’emploi des séniors et le nombre d’emplois en général. Or il s’agit là d’un changement de contexte social (qui nécessitera sans doute un changement de système (4)), et le temps d’y parvenir, si l’on choisit l’augmentation de la durée de cotisation comme réponse principale au problème des retraites, des millions de travailleurs seront sacrifiés.

            Augmenter les cotisations, c’est baisser le pouvoir d’achat des français

            Bien sûr qu’augmenter les cotisations, c’est baisser le revenu net des cotisants…sauf si les cotisations sont prélevées sur les revenus du capital, et non sur les salaires…Mais encore faut-il que lesdits revenus du capital se soumettent à la taxation. Et là, vue l’ampleur des coûts, je suis moins optimiste que les réclamations sociales-démocrates d’ATTAC, de Copernic, du PS, du PC ou du NPA…

            Mais surtout, augmenter les cotisations, c’est aussi soutenir les pensions des retraités, ou permettre à des travailleurs de plus de 60 ans d’être retraités plutôt que condamnés au chômage tel qu’ils le sont actuellement. Or, un retraité gagne, à long terme, plus qu’un chômeur, surtout quand celui-ci arrive en fin de droits… Les hausses de cotisations ne baissent pas le pouvoir d’achat, mais le transfèrent. Après on peut toujours s’intéresser aux conséquences de ce transfert sur les comportements individuels (avec le risque d’évasion fiscale), ce qui sera vu dans la suite de cette série sur les retraites. Mais pas de péril du « pouvoir d’achat des français ». Sauf bien sûr si l’on considère que les retraités ne sont pas des français…

            Si nous ne réformons pas, nos descendants n’auront plus de retraite

            Cet argument n’est que terrorisme. Chiffrons un peu : le revenu national était en 2008 de 1950 Milliards d’euros. Même avec une croissance molle du genou de 1.8%, le PIB sera de 4000 milliards d’euros en 2050. La part que nous consacrons aux retraites était en 2008 d’environ 12.5% du PIB pour 15 millions de retraités, ce qui fait 16 250 euros par retraités (1950 milliards * 12.5% / 15 millions). Décidons de la maintenir en 2050 ce taux de 12.5% pour financer 22 millions de retraites. Chacun d’eux aura alors 4000 milliards * 12.5% / 22 millions = 22 727 euros.

            Et nous parlons ici de croissance en termes réels, donc en ôtant l’inflation. Ce calcul signifie que même si nous décidions de n’augmenter ni la durée de cotisation ni le taux de cotisation, et donc que nous choisissions intégralement la baisse des pensions relativement aux revenus d’activités, les retraites moyennes augmenteraient quand même (mais c’est une moyenne). Il ne s’agit pas de dire que tout serait rose : les retraités du futur auront peut-être des charges à supporter bien plus lourdes que ceux d’aujourd’hui, et leur situation financière sera peut-être plus délicate. Mais prétendre qu’ils n’auront pas de retraite est une supercherie.

            D’ailleurs l’argument est si grossier que personne ne devrait y avoir eu recours. C’est pourtant ce qu’a fait François Fillon en 2003, lorsqu’il a déclaré à Maxime Gremetz, qui venait d’avoir une petite-fille, que « grâce à la réforme, elle aura une retraite ». Et ben non, même sans, elle en aurait eu une. Et sans doute plus élevée en valeur que les retraites actuelles.

(1)   http://www.lioneltardy.org/archive/2010/04/16/rapport-du-conseil-d-orientation-des-retraites-cor-du-14-avr.html

(2)   http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article314

(3)   http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=11

      (4) http://pourlecommunisme.over-blog.com/categorie-11083839.html

Par DiadoreCronos - Publié dans : Economie - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:17

COMPLOT VIEUX[suite de l'article précédent, exposant les différents régimes de retraites en France et les modalités de pension]

Les données du problème des retraites, en 2003 et en 2010

             Plus que des chiffres sur la progression de l’espérance de vie que les publicités gouvernementales martèlent dans la presse, ce qu’il faut prendre en compte, c’est le rapport entre le nombre d’actifs et de retraités. Il y a actuellement 26 millions de travailleurs occupés en France, susceptibles de cotiser donc, pour 15 millions de retraités. Le nombre des travailleurs va globalement stagner au cours des quarante années suivantes, en se basant, comme l’a fait le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) sur les statistiques suivantes : une fécondité maintenue à 1,9 enfants par femme (un peu moins que les derniers chiffres connus), un solde migratoire net positif de 100.000 personnes par an (pour près de 200.000 immigrants légaux actuellement). Le nombre de retraités dépasserait 22 millions en 2050. Ce qui revient à dire que pour neuf cotisants, il y aura huit retraités, contre un rapport de 7 à 4 actuellement. Il faut savoir qu’actuellement, pour un cotisant du régime général (salariés du secteur privé), le taux de cotisation (pour le régime de base et complémentaire) correspond à 26% du salaire brut (et environ 23% du revenu pour les commerçants et artisans, des valeurs plus variables pour les professions libérales, et plus de 60% pour la fonction publique…sur financement fiscal).

             Les caisses de retraites, tous régimes confondus, sont déjà déficitaires, de l’ordre de dix milliards d’euros, et le déséquilibre a été atteint autour de 2005. La crise a contribué à creuser les déficits en réduisant la masse salariale, mais elle ne ferait qu’avancer une évolution future. Pour les déficits futurs en l’absence de réforme, trois scenarii ont été étudiés : un avec un chômage revenu à 4.5% de la population active en 2020 et des gains de productivité horaire de 1.8% par an, un avec le même taux de chômage et une productivité horaire croissante de 1.5% par an, et un scenario « noir » avec les mêmes gains de productivité mais 7% de chômage. Les résultats sont qu’en 2050, les déficits atteindraient 72 milliards d’euros dans le premier scenario, et 118 milliards dans le troisième.

             Rappelons qu’en 2003, le COR nous annonçait que pour 12.5% du PIB dépensé en retraites à l’époque, nous devrions, à l’horizon 2040, atteindre les niveaux suivants :

             16% du PIB si nous acceptions l’alignement du privé et du public sur 40 annuités, sans remettre en cause les réformes Balladur de 1993 évoquées plus haut ;

             18.5% du PiB (près de 6 points de plus) si nous voulions un retour du privé aux 37.5 annuités et l’annulation des réformes de 1993 (donc retour aux 10 meilleures années pour calculer le salaire de référence).

Les précédentes réformes

             Les pensions étaient jadis revalorisées chaque année en fonction de la croissance des salaires, ce qui signifiait que les retraités profitaient de la croissance actuelle de la masse salariale, alors qu’eux-mêmes ne travaillaient plus. Depuis 1993, l’indexation se fait sur les prix, ce qui signifie logiquement que les retraites doivent décrocher par rapport aux revenus des actifs. Et ce sont d’ailleurs les prévisions du COR, qui annoncent, dans les trois scenarii, que le rapport entre revenus des retraités et revenu des actifs va se dégrader de 20% (en l’absence de réforme telle qu’une hausse massive des cotisations pour financer les retraites).

             Le précédent grand rendez-vous sur les retraites fut bien entendu celui de 2003, où le gouvernement Raffarin et François Fillon, alors ministre du Travail, alignèrent le régime de la fonction publique sur les conditions du régime des salariés du privé : passage de 37.5 annuités nécessaires à une pleine retraite à 40 annuités, prise en compte des 25 meilleures années au lieu des dix meilleures. Et pour tous les principaux régimes, un passage à 41 annuités en 2011. Les négociations portèrent également sur la surcote (majoration pour les trimestres effectués au-delà de la durée nécessaire) et les décotes (minoration correspondant au cas inverse), qui furent fixées à plus ou moins 3% sur le taux de liquidation. En 2008, ce niveau des décotes et surcotes fut placé à 5%.

Le projet du gouvernement

             Nous savons encore peu de choses, à part bien sûr le passage annoncé aux 41 annuités de cotisations pour 2012. Les propositions du camp patronal (CGPME comme Medef) sont claires : pas de hauses des prélèvements pour financer les retraites, mais allongement de la durée de cotisation, vers les 42 annuités pour la CGPME (3). Les syndicats sont divisés, surtout quand on pense au clivage entre la CFDT qui avait avalisée la réforme Fillon de 2003 et les autres syndicats.

             D’une manière générale, il y a trois moyens de rééquilibrer le budget des retraites :

                         - réduire le nombre des retraités et augmenter celui des cotisants, en augmentant la durée de cotisation (en espérant bien sûr que lesdits cotisants aient un emploi) ;

                         - augmenter les prélèvements (les cotisations sur les salaires, mais aussi d’autres taxations possibles sur d’autres sources – plusieurs partis de gauche dont le PCF évoquent la taxation des flux financiers) ;

                         - baisser le niveau relatif des pensions par rapport aux salaires. Personne ne s’en revendique, c’est la mesure la plus impopulaire.

             D’après le rapport prévisionnel du COR (2), aucune des trois mesures ne peut, à elle seule, résoudre le problème, sauf en la poussant à des niveaux difficilement acceptables.

             Cela n'a pas empêché le gouvernement de laisser courir des bruits au sujet d'un report de l'âge de la retraite à 63 ans en 2030...

A titre indicatif : le coût des retraites par rapport à d’autres charges publiques

             On ne saurait traiter la question du coût des retraites sans penser aux autres charges qui pèsent sur la collectivité. Sur un revenu national (PIB) de 1950 milliards d'euros en 2008, les dépenses publiques représentent l'équivalent de 53% de ces dépenses, dont 24% pour les administrations (communes, département, régions, Etat - les deux tiers du total-, et marginalement Union Européenne) et 29% pour les dépenses de protection sociale. Celles-ci se décomposent en cinq branches principales:

                    - le coût des retraites : 12.5% du PIB en 2008, soit un ordre de grandeur de 240 milliards d'euros;

                    - le coût de l'assurance-maladie (en incluant les différents régimes de base: salariés, non salariés, régimes agricoles, etc...) : environ 9% du PIB en dépenses publiques (les dépenses de santé totales en France gobent 11% du PIB) soit 170 milliards d'euros environ;

                    - le coût de la politique de la famille, soient les prestations délivrées par les CAF: environ 68 milliards d'euros, soit 3.5% du PIB;

                    - le coût de la politique de l'emploi, qui englobe non seulement l'indemnisation des chômeurs (1 à 2% du PIB) mais aussi les dépenses étatiques visant à promouvoir la création d'emplois (par exemple des subventions aux entreprises ou les dépenses publiques de formation professionnelle), ce qui mène le tout à plus de 3% du PIB;

                    - la prise en charge des accidents du travail, souvent intégrée dans le même compte que l'assurance-maladie, et qui totalise 7 milliards d'euros en 2008 (0,4% du PIB).

            Vous pouvez voir des ordres de grandeurs pour 2008 ici, même si les chiffres pour la santé sont partiels.

            A long terme, les postes "famille" et "accidents du travail" sont assez stables et destinés à rester marginaux, mais les deux principaux postes (santé et retraites) ne peuvent que voir leur coût progresser à l'avenir. Le coût du chômage dépend, quant à lui, de la conjoncture économique et est donc difficile à prévoir tendanciellement. Notons qu'une nouvelle branche est à prévoir: la gestion des personnes dépendantes (âgées, invalides...).

 

(1)   Retraites : annuités, points ou comptes notionnels ? Options et modalités techniques

sur  http://www.cor-retraites.fr/article363.html

(2)   Retraites : perspectives actualisées à moyen et long terme en vue du rendez-vous de 2010

Sur http://www.cor-retraites.fr/article368.html

http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1327.pdf

 

(3)   http://www.20minutes.fr/article/397248/A-la-Une-Reforme-des-retraites-Eric-Woerth-veut-passer-a-l-action.php

Par DiadoreCronos - Publié dans : Economie - Communauté : Parti Communiste Français
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