Présentation


Ce blog est lié au site
www.pourlecommunisme.com (site actuellement suspendu depuis le 1er Mars, et qui

reparaîtra fin Mai ou en Juin),  rédigé par un militant du PCF,  dans le but de publier plus rapidement des positions et informations liées aux sujets du site. Par la suite, il est également devenu  un blog de suivi (discontinu) de l’actualité du PCF, de réactions à divers sujets n’ayant pas leur place sur le site.

www.pourlecommunisme.com est un site communiste qui s’attaque directement aux critiques faites contre le communisme (millions de morts imputés à l’idéal communiste, faillite économique, etc…). Il ne fait la promotion d’aucun régime ayant existé par le passé, s’efforce de comprendre les faits et de proposer des pistes pour l’avenir.

Vous êtes anticommuniste et voulez débarrasser le monde d’un jeune fou qui, selon vous, risque sinon de faucher à nouveau des millions de vies ?

Vous êtes stalino-maoïste (pardon : marxiste-léniniste-pensée-Mao-Zedong) et voulez écraser la vermine révisionniste que je suis ?

Vous voulez simplement parler du communisme ?

Ce blog est pour vous.

Communisme communiste révolution réforme capitalisme libéralisme argent entreprise impôt état France Europe URSS Chine USA Monde PCF NPA LCR LO UMP PS Modem élection Buffet Besancenot Laguiller Bové Marx

Rechercher

Derniers Commentaires

Jeudi 2 juillet 2009

Pour changer de l’article précédent, parlons un peu d’une lutte réelle. Hier matin de très bonne heure, je me suis rendu à la Résidence Universitaire Jean Zay d’Antony (RUA). Construite en 1954-1955, c’est une des plus grandes résidences universitaires d’Ile-de-France, que le Conseil Général des Hauts-de-Seine (présidé par Patrick Devedjian) souhaite faire en partie détruire. Au programme : destruction des 550 logements étudiants du bâtiment C de ladite résidence. La Communauté d’Agglomération des Hauts-de-Bièvre (CAHB) veut acquérir le terrain et le Conseil Général des Hauts-de-Seine veut entamer la démolition dans les plus brefs délais.

Il y avait donc, dès 7 heures du matin, un rassemblement de (selon mon décompte) environ 80 personnes, dont des membres de l’AARUA (Association des Amis de la Résidence Universitaire d’Antony, http://sauvonsjeanzay.blogspot.com/2009/06/la-residence-universitaire-dantony-jean.html ), de syndicats étudiants, de Jeudi Noir (association dénonçant la pénurie de logements).

Le but : créer une chaîne humaine devant l’entrée du bâtiment C pour empêcher une entreprise de construction de venir murer des chambres étudiantes.

Et effectivement, il était là, dès l’aube, ce camion chargé de matériaux prêts à l’emploi. Et la chaîne aussi. En termes de « syndicats étudiants », de fait : que de sympathiques UNEF-istes. Et des slogans gentillets du style :

« Notre Cité U on l’aime,

Et on va la garder !

Si Devedjian s’en mêle,

On va s’mobiliser ! »

Même pas d’injures ou de menaces, tout se perd. Quand je pense que le jour où j’avais rencontré Monsieur Devedjian à Colombes, j’avais pensé, en lui serrant la main, à lui demander de passer le bonjour à Occident… D’une manière générale, le mouvement de protection de la RUA semble avoir une tonalité très PS-UNEF (même si le PCF a également signé l’appel à « Donner un avenir à la RUA »). Il faut cependant tenir compte du fait que c’est souvent la seule opposition disponible à la droite dans de nombreuses villes des Hauts-de-Seine, hors de l’axe Nanterre-Colombes-Gennevilliers, Vanves-Malakoff ou encore Bagneux.

Plus sérieusement, l’intérêt de ma présence était davantage de m’informer, et d’interroger les membres de l’AARUA.

Les prétentions du Conseil Général sont que les 550 logements en question sont vétustes, trop petits (10 m²), et que pour 10 logements détruits ce seraient 12 qui seront reconstruits. La réhabilitation du bâtiment C serait trop chère (budget estimé par le Conseil Général à 66 millions d’euros, soit autant que la valeur du bâtiment lui-même paraît-t-il).

Sur ce blog de soutien à la mairie d’Antony, vous pouvez voire également un argumentaire pro-destruction :

http://www.antonypourtous.fr/?p=36

Le budget de la réhabilitation est ici estimé à 40 millions d’euros, la résidence serait une concentration de gauchistes (l’argumentation est donc loin d’être dénuée de « l’idéologie » reprochée aux adversaires de la destruction) et compterait en fait peu d’étudiants (mais quels habitants alors ? Et en quoi est-ce une raison de le détruire ?).

A cela les militants qui m’ont répondu, dont un architecte de formation, m’ont dit :

-          Des crédits pour la réhabilitation du bâtiment ont été proposés, notamment sous le gouvernement Jospin, depuis des années, et n’ont jamais été utilisés par le CROUS ;

-          Le bâtiment vaut plus que 66 millions d’euros, et sa destruction et la reconstruction d’autres sites vaudraient plus cher encore ;

-          Devant l’ampleur de la pénurie de logements, il est absurde de détruire des logements, furent-ils de 9 m², pour n’en construire que 20% de plus, à supposer qu’ils soient construits (ce qui, selon la présidente de l’AARUA, n’aurait été entamé que pour les logements de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses). Ce qu’il faut c’est d’abord l’extension du parc étudiant et la réhabilitation de ce qui existe ;

-          Les logements sont certes petits mais sont offerts à de faibles loyers, autour de 137 euros. Là encore, ce sont des prétentions de l’AARUA, je n’en ai pas la preuve ;

-          Sur le plan du bâtiment lui-même, son délabrement serait celui d’une aile en particulier, dans laquelle se seraient attardés les caméras du Conseil Général, réhabilitable, tandis que le reste du bâtiment en serait sauf ;

-          Le bâtiment C devrait être sauvegardé en raison d’un intérêt architectural, ce qui m’a semblé beaucoup plus contestable : le bâtiment est tout ce qu’il y a de plus commun et assez monolithique. Les risques en termes de sécurité seraient faibles (je ne dis pas nul car le risque zéro n’existe pas).

Mais sur le fond, je suis plutôt en accord avec l’idée que le problème n’est pas tant dans « 40 millions d’euros pour construire ou pour réhabiliter des logements ? », mais dans le fait que ces fonds sont notoirement insuffisants (tout comme l’étaient, ceci dit, les fonds accordés par le gouvernement Jospin ou la région PS Ile-de-France, qui débloquait au début des années 2000 la maigre somme de 2 millions d’euros pour des travaux de réfection). Et que le choix de la destruction de logements me semble incongru.

Le président de la CAHB (Georges Siffredi) et le Conseil Général proposent de nouveaux logements qui seraient dispersés en petites unités « à taille humaine ». Bien pratique pour empêcher la naissance de mouvements étudiants, cette idée rendrait plus difficile le travail en groupe des étudiants, selon les dires de mes interlocuteurs de cette mâtinée.

Pour l’instant, si le murage de chambres n’a pas eu lieu, ce n’est que partie remise : des manœuvres d’intimidation des locataires auraient déjà lieu (de la part du CROUS ?), en incitant ceux-ci à retrouver au plus vite un logement dans une autre résidence, sous peine de se retrouver sans toit à la prochaine rentrée universitaire…



Pour suivre le mouvement : http://sauvonsjeanzay.blogspot.com/

Vendredi 3 Juillet:
Libération parle également de l'affaire : http://www.liberation.fr/societe/0101577746-la-cite-u-jean-zay-entre-renovation-et-demolition
- Publié dans : Actualité générale - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009

 


                -         
Camarade, il est temps de se lever, la Bête est à nos portes !

                -         
Tiens, vous m’appelez camarade maintenant…ah oui, le terme existe encore au PS, j’oubliais.


-         
Hénin-Beaumont sera le Stalingrad de 2009, la citadelle héroïque où viendront se battre les héritiers de ceux qui, soixante-dix ans plus tôt, venaient mourir à Madrid !


-         
Et il a combien de divisions, Steeve Briois, renforts allemands et italiens inclus ?


-         
39% des suffrages exprimés au premier tour !


-         
Contre qui ?


-         
20% pour le divers gauche Duquenne, 17% pour la liste de rassemblement de la gauche ! C’est dire si l’heure est grave !


-         
Et c’est qui, la gauche-rassemblée-mais-qui-fait-moins-que-la-gauche-pas-rassemblée ?



-         
L’alliance du PS, du PCF, et du Modem !


-         
La gauche, disiez-vous, avec le Modem ?


-         
Tu aurais fait la fine bouche, en 1939 ou en 1941, pour savoir s’il fallait s’allier avec des centristes ?


-         
Des centristes de droite.


-         
Peu importe, on ne tergiverse pas face à l’extrême-droite !


-         
Et qu’est-ce qui a lancé les hostilités ? Je veux dire, même pour des fascistes, il faut un motif pour engager le combat.


-         
Ben une nouvelle municipale, suite à la destitution du maire.


-         
Ah oui, Dalongeville, le maire révoqué pour fausses factures ?


-         
Présumées, je vous rappelle.


-         
Oui, mais révoqué du PS quand même. Et pas passé tout seul devant le juge. On a un petit peu de mal à croire que toute l’équipe municipale ait été ignorante des faits. Ou alors c’est dû à une forte inertie…


-         
Ces problèmes-là seront réglés par la justice, puis entre militants républicains. Pour l’instant, l’urgence est de repousser le Front National, et vite !


-         
Sans moi.


-         
Comment ça ?


-         
Oui, je n’irai pas à Hénin-Beaumont. Déjà, je n’y vote pas.


-         
Mais juste un tour pour tracter, ou une petite manif, allez ! D’ailleurs, vous les aviez faites, les manifs anti-LePen, en 2002, non ?


-         
Pour mobiliser les abstentionnistes, et que le score de Chirac soit tellement massif qu’il en perde toute signification partisane. Enfin c’est l’excuse que je me donnais. Je serai minable, je dirai : « J’avais que 17 ans ». Je serai plus cynique, je dirai : « C’était pour louper des cours. »


-         
Vous vous rendez compte du risque que vous faîtes porter à la démocratie ?


-         
Qui risque quoi ? Honnêtement, j’ai lu le programme de Briois (http://briois.ublog.com/files/projet-2009.pdf). Je ne connais pas du tout Hénin-Beaumont, je juge juste les principes politiques. Ce qu’on y trouve, ce sont des mesures de sécurité (je dirais bien « sécuritaires », si ce mot n’avais valeur d’injure, alors que je ne vois pas ce qui est scandaleux), des engagements de réduction des dépenses, d’assainissement des comptes publics, de baisses d’impôts…Bref, un programme de droite, c’est de bonne guerre. La seule mention qui ressemble un tant soit peu à la « préférence nationale », c’est l’idée d’ « Attribuer les logements sociaux d’Hénin-Beaumont en priorité aux habitants et aux familles Héninoises et Beaumontoises. »


-         
La préférence nationale, je vous disais !


-         
En fait, pas grand-chose à voir. Une discrimination sur le critère de la résidence n’a rien de comparable avec une discrimination sur la base de la nationalité. Un étranger résidant à Hénin-Beaumont depuis plusieurs années est un héninois. Et puisqu’on en parle, ce n’est pas la préférence nationale en soi qui pose problème dans les idées du FN.


-         
Quoi ?


-         
Oui. Qu’un état restreigne l’accès à certains emplois (comme les emplois publics qui sont réservés aux français, dans le cas actuel), même si l’on peut discuter la pertinence et la justice de cette restriction, ce n’est pas scandaleux en soi si les étrangers peuvent obtenir la nationalité française sans trop d’entraves. La préférence nationale à l’emploi et au logement est plus odieuse étant donné les situations qui résultent de la perte d’un emploi ou de l’impossibilité de trouver un logement, mais ce n’est pas là que nous sommes avec les propositions de Briois.

         En fait, l’idée de préférence nationale n’est scandaleuse en général que si elle est couplée avec l’impossibilité d’acquérir la nationalité. Le racisme de la programmatique du FN, bien réel, vient justement de ce qu’un étranger, y compris s’il est né en France (car malgré le « droit du sol », des centaines de milliers de personnes sont dans ce cas), sera non seulement discriminé en raison de sa nationalité, mais en plus ne pourra en sortir car le FN voudra (en tout cas il le voulait en 2002), passer au « droit du sang », sur le principe de « la nationalité s’hérite ou se mérite ». Bref, si vous êtes étranger en France, vous êtes discriminés légalement, et en plus vous ne pouvez devenir français sauf à flatter les autorités pour qu’elles jugent que vous « méritez » d’être naturalisé. Vous n’aviez qu’à pas naître du mauvais côté de la planète, ou pas avec ces parents-là. Or, bâtir une inégalité de droit sur la base de la naissance, c’est justement la définition du racisme.

          Mais, même maire d’Hénin-Beaumont, Briois ne pourra quasiment rien faire.


-         
Et si une victoire du FN inaugurait la renaissance du parti des Le Pen ?


-         
Et bien je préfère 15-20% d’extrême-droite identifiée à une situation où la moitié de ces gens se glissent dans l’électorat « normal » de Sarkozy.


-         
Donc la préférence nationale en elle-même ne vous révolte pas ?


-         
Je n’en suis pas partisan, mais si je devais me révolter contre elle, je devrais commencer tout de suite, car je vous ai déjà dit qu’en France les emplois publics excluent les étrangers.


-         
Mais la gauche supprimera cela, si vous nous aidez à revenir en 2012 au pouvoir !


-         
Les promesses, c’est pas à un communiste qu’il faut les faire. Vous connaissez l’histoire de la femme divorcée dont le nouveau mari s’aperçoit qu’elle est vierge à sa seconde nuit de noces ?


-         
Non.


-         
Il lui demande comment elle peut être vierge alors qu’elle a déjà été mariée. Elle répond : « Mon premier mari était communiste. Que des promesses. »


-         
Amusant, c’est bien de savoir rire de soi.


-         
Mais pas de se laisser démolir. Et c’est justement ce à quoi nous mène la politique des compromissions perpétuelles du PCF. Suivre le PS pour ne pas perdre les élus, même quand il s’agit d’un maire PS qui finit au tribunal. Tout accepter pour ne pas perdre l’Huma, y compris qu’elle tapine en publiant les pubs du gouvernement contre de l’argent public. Accepter des alliances avec le Modem… Et cette politique « de survie » n’enraye pas le déclin, on négocie au mieux des stagnations, comme aux européennes. Au fait, vous voulez savoir la suite de l’histoire de la divorcée ?


-         
Il y en a une ?


-         
Oui. Elle est restée vierge. Son deuxième mari était un socialiste. Et elle l’a eu dans le cul.

 

 

Par DiadoreCronos - Publié dans : Actualité générale
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 28 juin 2009

Chose promise chose due : www.pourlecommunisme.com est à nouveau en ligne. Mais il s'agit d'une nouvelle version, l'intégralité du texte (la majeure partie en fait) n'est pas encore publiée. Au lieu d'un épais site d'une cinquantaine de pages, il s'agira désormais de deux - trois pages, dont une de FAQ sur le communisme, dont le tiers manque encore : http://www.pourlecommunisme.com/Foire%20Aux%20Questions%20sur%20le%20Communisme.htm

Je modifierai prochainement les liens aux site qui sont sur ce blog, ainsi que ceux qui sont sur les deux groupes facebook que j'ai créés.

Par DiadoreCronos - Publié dans : Sur le Net
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 juin 2009

N'étant pas journaliste de profession, je ne peux suivre les dernières nouvelles et vous en faire une prompte analyse.

Cependant, il semble que les militaires honduriens aient fait ce dont rêve la droite vénézuélienne : le renversement d'un président élu.

Lundi 29 Juin



L'histoire fait aussi largement penser à la chute d'Allende. Petite remise dans le contexte.

Le Honduras est un charmant pays de 7.5 millions d'habitants, dont la capitale a un nom très sympathique pour les bègues (Tegucigalpa), ancienne colonie espagnole (jusqu'à 1821), et qui, comme le Nicaragua, le Guatemala, le Panama et le Costa Rica, fait écharpe autour de l'isthme centro-américain (ce qui fait qu'une grève des routiers pour bloquer toute la région ne doit pas être une excellente idée, vu que tous ces pays peuvent se rendre la pareille). Ce pays est fort peu connu, sauf peut-être aux USA sous le nom de "USS Honduras" (car sa soumission aux intérêts US en faisait l'équivalent d'un porte-avion américain durant la Guerre Froide), ou, au Nicaragua (voisin du Sud), comme vecteur des contras-venus-défendre-la-liberté-contre-le-totalitarisme-communiste dans les années 80. Les amateurs de football (ou d'histoire militaire) savent aussi que ce pays et son voisin le Salvador se sont fait, en 1969, une guerre portant le nom de leur sport favori (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_football, oui, moi aussi je croyais à une plaisanterie au départ) .

Manuel Zelaya a été élu président du pays en 2005. Homme de droite, il lui vient la curieuse idée de passer à gauche (en voilà un qui n'aurait eu aucune chance au PS, et qui n'a pas dû être trotskyste dans sa jeunesse), et il fait entrer son pays dans l'ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Amériques). Manque de chance, son mandat devait durer quatre ans, et il doit donc s'arrêter en 2009.

Et il n'a pas le droit de se représenter, c'est interdit par un article de la constitution nationale.

Et dans cette Constitution, un autre article interdit de modifier le précédent article.

(Ils n'ont même pas pensé à faire un article pour interdire de supprimer l'interdiction de supprimer l'interdiction de se représenter à la présidentielle).
http://www.latinreporters.com/honduraspol26062009.html

Un article de Rue89 explique posément le pourquoi du comment : http://www.rue89.com/panamericana/2009/06/28/honduras-le-nombre-de-mandats-pretexte-du-coup-detat . Dans plusieurs pays d'Amérique latine, comme par exemple la Colombie jusqu'au premier mandat d'Uribe-le-démocrate en 2002, le mandat présidentiel unique était de rigueur. Uribe l'a fait réformer, et de ce fait a pu être réélu. Cette prévalence de constitutions imposant un seul mandat venait de la crainte, après des décennies de dictatures liées à la guerre froide dans nombre de pays latinoaméricaines (ef africains aussi), de voir réapparaître des caudillos et des démocratures dirigées par des présidents à vie.

Notons que même cette crainte ne justifie pas en soi que l'on ne permette pas deux mandats présidentiels. Car un président qui n'a pas à se soucier de sa réélection devient d'un coup moins responsabilisé de sa politique. Enfin détail.

Ayant quelques désaccords avec son parlement (un peu la situation d'Allende à la fin de sa vie), Zelaya ne pouvait obtenir la majorité des deux tiers des parlementaires pour modifier la Constitution, et ça n'aurait même pas servi à quelque chose de chercher cette majorité puisque, comme dit plus haut, la Constitution interdit de supprimer l'unicité du mandat présidentiel.

Alors, Zelaya  a lancé un scrutin "illégal" (et de fait, il l'était), pour mettre en place une Constituante. Pour faire adopter l'idée de mettre en place cette Constituante, il songe à faire mettre une "quatrième urne" lors des élections présidentielles, législatives et municipales (trois élections en un seul jour, de quoi mettre au chômage bien des Duhamel et Chabot privés de soirées électorales...), pour que les électeurs répondent "oui" ou "non" à son idée. Ceux qui ont destitué Zelaya l'ont accusé de mener ainsi un "coup d'état technique". On ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un coup d'état à coup de bulletins de vote dûment comptés est plus sympathique qu'un coup d'état mené par quelques robes d'hermine et quelques paires de rangers.

Le Parlement, la Cour Suprême, et l'armée ne le voient pas ainsi. En conséquence de quoi, Zelaya a été arrêté ("démission volontaire", comme la droite vénézuélienne nous l'a fait pour Chavez en avril 2002), et plusieurs membres de son gouvernement ont démissionné.

C'était donc anticonstitutionnel. Ah bon?
Et quel autre moyen de changer une Constitution, surtout une qui précise qu'elle est inamovible?

Bien sûr, dans toute démocratie, qu'elle soit bourgeoise ou prolétarienne, il y a des options qui doivent être interdites. Une répression raciale, même voulue par un parlement à plus de 60%, ne saurait être admise. Cependant il s'agit là d'un exemple extrême. L'interdiction du renouvellement du mandat présidentiel (idée stupide en soi) n'entre pas du tout dans la même catégorie.

Et surtout, ceux qui défendront cette "manoeuvre légale" pour "défendre la démocratie" seront encore de ceux qui s'imaginent que le droit est au-dessus des choix de société, sans parler des rapports de classe. Pas étonnant que la plupart des juristes soient de droite.

C'est la même défense du droit qui a motivé les parlementaires chiliens à demander l'intervention de l'armée en 1973, ce qu'elle fit en Septembre de la même année, avec quelques milliers de morts et de torturés au final.

Et Libération qui reprend les mêmes arguments légalistes pour mettre en doute l'idée qu'il s'agisse d'un coup d'Etat.

http://www.liberation.fr/monde/0101576738-le-president-du-honduras-expulse-son-allie-ch-vez-irrite

Il y a trente-six ans, Libération aurait donc dû applaudir Pinochet.

Que pouvons-nous faire concrètement?

Si vous êtes francilien, le cercle bolivarien appelle à se rassembler devant l'ambassade hondurienne (http://cbparis.over-blog.com/article-33221124.html).

Mais en réalité, si de nouvelles élections libres avaient lieu sous peu au Honduras, la droite serait quasiment assurée de passer (selon LatinReporters), et ce quand bien même Zelaya (qui ne fait plus partie de la droite) se représenterait. Enfin on ne saura pas justement, puisqu'il ne se représentera pas.

Ce coup d'état "légal" montre à quel point il est facile de verrouiller une démocratie.


 

Par DiadoreCronos - Publié dans : Actualité générale - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 27 juin 2009




Dans la mort, le plus dur, c'est pour ceux qui restent...

A vous de voir si ces citations sont vraies.


"Vous voulez mon avis sur Michael Jackson? Et bien moi, qui n'est pas comme lui millionnaire mais qui suis un intellectuel survivant avec ses maigres ressources, moi qui ai dû lutter pendant des décennies contre la conspiration et la censure bobo-sionistes, moi qui ai mis en lumière l'alliance de la droite financière et de la gauche paillettes-moonwalk, moi qui ai démontré dialectiquement que Marx n'aurait jamais écouté de musique pop, et bien moi j'avais prévu que Michael Jackson finirait par mourir. Franchement, avoir raison sur tout depuis 50 ans comme moi, ça force le respect, non?"
Alain Soral


« Si quelqu’un me prouve que MichaHeil JackSion a réellement existé, je l’invite sur scène. »

Dieudonné M’bala M’bala


« Michael Jackson était un des plus grands représentants de cette communauté dont le nom commence par un J, reconnaissable à ses coiffures et couvre-chefs bien particuliers, et dont la censure ambiante empêche de dire qu’ils sont richissimes, omniprésents dans les médias, et qu’ils influencent la jeunesse. »

Déclaration commune de Dieudonné M’bala M’bala, Alain Soral, Yahia Gouasmi et Robert Faurisson


« Ledit « Michael Jackson » est un de ces mythes modernes parmi les plus flagrants : un artiste censé avoir commencé la scène à 11 ans, qui aurait vendu des millions d’albums avec un titre de morts-vivants nommé « Trieur », qui aurait changé de couleur, qui peut y croire ? Ce qui est troublant, c’est qu’il avait parmi ses amis la dénommée Madonna, sioniste notoire. Ce mythe de « Michael Jackson » et sa prétendue mort ne sont qu’une invention de plus au service de la cause sioniste afin de conquérir un peu plus de la terre de Palestine, c’est évident ! »

Robert Faurisson


« Michael Jackson, ce chanteur noir qu’on n’a plus revu depuis la fin des années 80, serait mort de crise cardiaque (or aucune photo de ladite crise cardiaque n’a été produite), à un âge, 50 ans, où l’on n’a aucune raison de mourir. Qui peut donc bien croire à cette histoire répandue par l’état impérialiste américain ? Nous demandons l’ouverture par le congrès des USA d’une commission d’enquête sur la réalité du phénomène dit « Michael Jackson » et de sa supposée mort. »

Thierry Meyssan, avec le soutien de Hugo Chavez, Vladimir Poutine et Mahmoud Ahmadinejad


« De la jeunesse et de la gloire de Michael Jackson, on ne nous montre que des images de lui noir. De son vieillissement et de son déclin, on ne nous montre que des images de lui blanc. Le message est très clair : pour les noirs, tout va bien, seuls les blancs sont à plaindre et à pleurer. C’est là une preuve indiscutable du racisme blanc qui règne dans les médias français et occidentaux, et qui renforce l’urgence de rééduquer la société occidentale. »

Déclaration commune des Indigènes de la République, de Pierre Tévanian, de Sébastien Fontenelle, du NPA et du MRAP


« Nous apprenons avec tristesse la mort du grand artiste noir Michael Jackson, qui sut porter haut et fort les couleurs de la communauté afro-américaine face à la domination culturelle blanche.

Nous nous réjouissons de la mort du sinistre chanteur blanc Michael Jackson, qui fut un des pires symboles de la domination culturelle blanche à travers le monde ».

Indigènes de la République


« Ayant appris avec stupeur la mort d’un des plus grands combattants de la langue anglo-universelle, notre plus grande crainte est que les peuples opprimés de Breizh, d’Euskadi, de Corsica ou encore d’Occitania se retrouvent à écouter de la musique en langue franco-parisienne, qui fera qu’on le veuille ou non l’apologie de l’état centralisateur jacobin. »

Conférence générale des partis et mouvements régionalistes et indépendantistes bretons, basques, corses, occitans, savoyards, alsaciens, morvandiaus et liliputiens.


« Michael Jackson et Farrah Fawcett sont morts le même jour, mais le premier a eu droit à beaucoup plus de couverture médiatique. Le prétexte officiel est que l’un des deux aurait été plus populaire que l’autre. En réalité, il est évident que par sa virilité exacerbée et les discours guerriers de ses chansons, Michael Jackson était un emblème de la société patriarcale occidentale. »

Clémentine Autain et Les Chiennes de Garde


« Dans un texte de 1994, La Riposte écrivait que Michael Jackson finirait par mourir un jour. Cela s’est réalisé. C’est encore un nouveau succès pour la science marxiste, ainsi que de la ligne élaborée par Trotski et Lénine au début du XXème siècle. »

La Riposte


« Ceux qui ne pleureront pas la mort de Michael Jackson prouveront ainsi leur haine de tout ce dont le nom commence par un J, et par là leur antisémitisme. »

Philippe Val


« J’étais aux côtés de Michael Jackson lors de sa crise cardiaque, et je prends le risque de le dire : les crises cardiaques sont une infamie contre laquelle les démocraties du monde ne peuvent rester impassibles. »

Bernard-Henri Lévy


« Michael Jackson a réformé la musique comme nous réformons la France. Sans lui, jamais nous n’aurions eu la Star Academy. »

Nicolas Sarkozy


« Le plus dur de la mort de Michael Jackson est derrière nous maintenant, et sa vie reprendra en 2010. »

Christine Lagarde


« Je demande à la France de présenter ses excuses pour la mort de Michael Jackson. »

Abdelaziz Bouteflika


« Je présente les excuses de la France pour la mort de Michael Jackson. »

Ségolène Royal


« Personne n’empêchera les musulmanes de porter le voile ou de mourir comme Michael Jackson si elles en ont envie. To die ? Yes we can ! »

Barack Obama


« La vie et la mort de Michael Jackson nous rappellent évidemment le combat qu’a mené Rosa Parks. Bon d’accord, il y a peu de rapport en fait, mais je ne voyais pas trop quelle déclaration faire…N’oubliez pas de voter Front de Gauche aux régionales 2010 ! »
Marie-Georges Buffet

« Nous refusons de reconnaître l’existence de la mort de Michael Jackson. »
Le Hamas et le Hezbollah


« Nous refusons de négocier avec le terrorisme cardiaque. Nous rebombardons Gaza.»
Benyamin Netanyahou

« La mort de Michael Jackson a été relativement humaine.»
Jean-Marie Le Pen

« Michael Jackson a accédé à la gloire en étant noir, et est mort blanc. C'est une nouvelle preuve de la supériorité de la race noire.»
Kémi Séba

« Le peuple nord-coréen décrète un jeûne de 10 ans en hommage à Michael Jackson.»
Kim Jong-Il

« En mourrant, Michael Jackson a montré que lui non plus ne serait jamais plus un colonisé. Suivons son exemple !»
Robert Mugabe

« Le gouvernement américain, aux ordres du patronat, a supprimé un poste de Michael Jackson. Mettons fin à cette politique ultra-néo-archi-maxi-libérale qui nous mène au désastre ! »

Olivier Besancenot


« Les jérémiades sur la mort de Michael Jackson illustrent une fois de plus les archaïsmes idéologiques de la société socialo-marxiste française. Alors qu’il suffirait de faire confiance au marché, et de faire un appel d’offre pour un nouveau contrat de Michael Jackson. »

Déclaration commune de Laurence Parisot, Sabine Hérold, Pascal Salin et Hervé Novelli


« La mort de Michael Jackson montre que la musique pop n’a jamais fait l’objet d’une évaluation scientifique indépendante des multinationales telles que Virgin ou Monsanto. Nous demandons l’application du principe de précaution et annonçons que les faucheurs volontaires anéantiront les prochains artistes pops qui se produiraient hors d’un milieu confiné. »

Déclaration commune de José Bové, des Verts, des collectifs de faucheurs volontaires, de Greenpeace, de Corine Lepage, de Gilles-Eric Séralini, Christian Vélot, Nicolas Hulot et Yann-Arthus Bertrand


« Quand je pense qu’après des décennies de guerres et de parades militaires sur la musique de Wagner, il y a encore des gens qui refusent d’admettre que c’est grâce au fédéralisme européen que nous avons eu Michael Jackson ! »

Daniel Cohn-Bendit


« On a tout pompé sur lui. »

Déclaration cosignée par Beethoven, Bach, Haendel, Pachelbel, Vivaldi, Mozart, Lully, Verdi, Rimsky-Korsakov, Ravel, et quelques centaines d’autres


« Si j’avais eu son pognon… »

Marc Dutroux

- Publié dans : Actualité générale
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus